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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 17:40

 

Texte publié initialement par Alex Carter-Munop sur le blog d'Ivan Rioufol le 3 septembre 2011, légèrement modifié. Il s'agissait initialement d'un commentaire du texte d'Ivan Rioufol selon lequel c'est le peuple français qui est devenu l'homme providentiel.

 

Dans une démocratie, le peuple est la source primordiale et ultime de légitimité. L'idée d'homme providentiel renvoie par exemple à ce que Hegel appelait l'esprit objectif qui s'incarne à un moment donné dans une individualité qui tout à la fois porte l'histoire et est portée par elle. On connaît la célèbre image de Napoléon à Iéna, symbole et incarnation du monde qui allait se construire. Plus près de nous, le général de Gaulle a su incarner la France dès son appel du 18 juin et l'a ensuite à nouveau incarnée dans ce que Raymond Aron a si justement appelé la "tragédie algérienne". L'indépendance de l'Algérie n'était pas une fatalité au début de l'insurrection, et rétrospectivement on peu penser que ce peuple aurait gagné à voir sa future indépendance mieux planifiée sur une cinquantaine d'années, le temps de former sérieusement des élites locales qui auraient pu maintenir une continuité démocratique et économique. De Gaulle fut à nouveau l'homme providentiel à la fin du mois de mai 68, mais a cessé de l'être en 1969, car les français gavés de culture anglo-saxonne, de liberté à bas prix et éblouis par les mille paillettes du "libéralisme avancé" n'ont pas compris qu'avec le rejet de de Gaulle ils renonçaient à une vision ambitieuse pour choisir la douillette tranquillité domestique et le clinquant sans épaisseur. Du coup, ce fut un autre homme providentiel, François Mitterrand qui en 1981 a su fédérer une bonne partie des énergies naguère dispersées à gauche, sur la base d'un malentendu incroyable, l'idée qu'on allait "changer la vie", rien que cela. Car "changer la vie", les français le voulaient vraiment, étouffant dans une atmosphère brumeuse où les intérêts cyniques des grands bourgeois les conduisaient déjà vers l'internationale du pognon, une chose bien plus sérieuse que l'internationale des prolos, comme le dit si justement un personnage du fameux film "Mort d'un pourri". D'autres films d'ailleurs laissent deviner ce climat comme "l'horloger de St-Paul" par exemple. Mitterrand, c'était d'une certaine manière le retour d'un de Gaulle modernisé et rhabillé des fantasmes du petit peuple de gauche, mais c'était quand même la France. La manière dont le personnage est du reste entré dans le costume gaullien de la cinquième république ne trompe pas à cet égard. Bien entendu, on sait ce qu'il en est advenu, le principe de réalité l'emportant finalement, d'ailleurs très partiellement, sur le principe de plaisir.

En 2007, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale incarnaient tous deux une certaine légitimité identificatoire, du fait de leur forte personnalité. L'idée d'ordre juste défendue par Ségolène Royal était à sa manière le retour à un certain esprit gaullien. Son charme, sa forte personnalité, son ancrage culturel dans la France profonde et militaire faisait d'elle véritablement l'incarnation d'une Marianne démocratique et moderne qui du reste se fichait pas mal du programme socialiste lourdement élaboré par l'appareil. Si elle avait été élue, bien entendu, les lourdeurs éléphantesques n'auraient pas tardé à plomber ses élans d'autonomie et d'audace.

Nous savons que finalement le personnage providentiel fut élu en 2007 sur la base d'un malentendu et de mensonges. Bien entendu, ce n'est pas la première fois qu'un candidat ne tient pas ses promesses. Mais chacun sait qu'avec le présent septennat, on a atteint des sommets. Pouvait-il faire autrement? Nicolas Sarkozy était le candidat d'un camp résolument mondialiste, soutenu par la grande bourgeoisie et les milieux financiers, bien plus importants désormais que ce qu'on appelait traditionnellement les milieux d'affaire. Pour tous ces gens, la France n'a plus de sens, la France n'existe plus et le coq gaulois enroué est la risée des chancelleries. Seul existe le marché, ce qui se voit déjà dans nos villes qui de plus en plus finissent par se ressembler dans le monde entier.

 

Dès lors, l'homme providentiel est bien maintenant une femme, Marine Le Pen. Depuis son arrivée à la présidence du Front National, c'est elle qui fixe l'ordre du jour du débat politique, qui en fixe le cadre et qui commande le déplacement du front sur le champ de bataille. Car le débat n'est plus entre droite et gauche, dont la gémellité apparaît de plus en plus flagrante, mais entre tenants d'une souveraineté nationale politique et économique et tenants d'un nivellement mondialisé qui implique un enrichissement des plus riches et corrélativement un appauvrissement des plus pauvres. Autrement dit, aligner le revenu des salariés français sur la moyenne mondiale, avec une prolétarisation des classes moyennes, une paupérisation des retraités, une sanctuarisation des villégiatures des élites et une libanisation des banlieues populaires élargies à tout le territoire.

Marine Le Pen incarne bien cette France qui veut résister. Elle est, physiquement et psychologiquement, l'incarnation d'une Marianne qui sait ce qu'elle veut et cette personnalité permet le processus d'identification par lequel un président de la République dont non seulement gouverner, mais aussi régner. Mais elle devra pour y parvenir achever le processus de dédiabolisation et terminer le travail de rajeunissement de son parti en créant une dynamique suffisante pour que ce parti accueille des talents nouveaux et encadre une dynamique à la fois nationale et locale.

Finalement, la vraie question est de savoir non pas si le Front National mérite de gouverner, mais si la France mérite une Marine Le Pen comme présidente. On raille parfois le peuple versatile ou parfois stupide dans ses spontanéités brouillonnes, comme le montre l'affaire DSK et l'incroyable popularité du personnage. La manière dont les français acceptent d'une religion importée ce qu'elle avait mis tant de temps à rejeter dans sa religion constitutive laisse rêveur. Le souci de la cause animale a marqué un progrès pour lequel il y a encore beaucoup à faire. Mais pourquoi accepter la torture ignoble de milliers d'animaux sacrifiés pour l'abattage rituel quand on pense au progrès introduit dans la culture par la distinction héritée des lumières entre croyance et superstition. Le retour à l'archaïque, au premier degré sacrificiel correspond à ce que dans notre culture on savait déjà appeler bigoterie, idée pourtant déjà présente chez Descartes, mais qu'on a singulièrement oublié dans cette hypnose islamolâtre. C'est pourtant Riposte Laïque, mouvement de gauche qualifié de fasciste par des irresponsables, qui s'en est avisée, plongeant de plus en plus ses détracteurs dans l'hébétude. Mais inversement, il faudrait essayer de comprendre ce qui peut pousser des gens à adhérer à une doctrine religieuse si étrangère au progrès de nos meurs. Car ces progrès nous ont aussi poussés vers le non-sens consumériste et matérialiste initié par une bourgeoisie jouisseuse et cynique, alors que des doctrines comme l'islam proposent une vision holistique et porteuse de sens qui a disparu pour nombre de nos contemporains. Alexandre Adler remarquait déjà, après le 11 septembre, que les musulmans ont du succès parce qu'ils semblent être les seuls porteurs d'un discours des fondements et des fondamentaux qui ont disparu de nos religions froides et de nos idéologies où l'acédie a remplacé l'ascétisme. Et comme le remarquait Spinoza, antidote à l'imposture musulmane et donc autre grand oublié de nos jours, rien de ce qu'une idée fausse a de positif n'est ôté par la présence du vrai en tant que vrai. Autrement dit, un système globalement faux peut contenir des vérités par quoi il séduit l'ignorant. Les musulmans posent parfois de bonnes questions, mais les réponses du Coran et de la sunna sont atroces et absurdes.

 

Cela dit, la liberté religieuse est garantie par le constitution et il n'est pas question d'y revenir. Par contre, les nouveaux venus doivent respecter les progrès accomplis dans le pays qui les accueille et doivent comprendre que la France ne saurait accepter des régressions vers l'archaïsme et la superstition dont elle a dû elle-même se débarrasser depuis quatre siècles.

 

Au-delà des minables compromissions et lâchetés de nos élites intellectuelles et journalistiques, les français sauront-ils retrouver leur âme et avoir le courage de voter pour le seul parti capable de leur redonner cette dignité perdue?

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 12:06

Le surgissement de Marine Le Pen dans la sphère médiadico-politique bouleverse totalement la donne et met singulièrement en perspective les argumentaires des autres forces politiques. Telle la sirène homérique, gardienne du royaume d'Hadès, elle paralyse la plupart de ses contradicteurs qui se réfugient alors dans la critique compassionnelle, la colère outrée , le sarcasme, quand ils ne deviennent pas carrément idiots.

 

En témoigne l'ahurissant échange entre journalistes et chroniqueurs sur RTL lors de l'émission "On refait le monde" de ce mardi 1er mars. Commentant les propos de la présidente du FN selon lesquels il faudrait repousser dans les eaux internationales les migrants qui prétendraient entrer en Europe, ils se sont pratiquement tous scandalisés, comme si Marine Le Pen avait affirmé qu'il fallait couler les bateaux et laisser se noyer leurs occupants. Or, elle avait précisé qu'il faudrait le faire "humainement". Mais personne n'a entendu cette remarque pourtant évidente. Comment en effet imaginer que Marine Le Pen puisse vouloir ordonner de couler des bateaux pleins de réfugiés? Est-elle monstrueuse au point de se montrer incapable de la moindre compassion?

En réalité, les cerveaux sont comme congelés, cristallisés, obnubilés, c'est-à-dire finalement rendus imbéciles par le prisme à travers lequel ils ont décidé une bonne fois pour toutes d'entendre ce qu'elle a à dire et dans quoi se reconnaissent déjà des millions d'électeurs potentiels. Les cerveaux sont ici en pilotage automatique: Le Pen = facho = nazi = salaud.

La situation est dramatiquement simple. L'argumentaire de Marine Le Pen est rationnel et cohérent de bout en bout. Ses propositions sont claires, son analyse des problèmes que connaît le pays font de plus en plus l'objet d'un consensus. Pourtant, même un Alain Finkielkraut se trouve comme paralysé en lui donnant raison de bout en bout tout en proclamant surtout ne pas devoir voter pour elle en 2012. Selon quelle justification? Elle n'aurait tout simplement pas liquidé le passé de son père. Mais quel passé ? Quoi précisément? Les tortures pendant la guerre d'Algérie? Les prises de position poujadistes ? les jeux de mots en effet douteux? Mais renonce-t-on à une politique parce qu'on ne supporte pas des traits d'humour d'un autre temps?

 

Car de deux choses l'une: ou bien Marine Le Pen reprend à son compte des propos racistes ou antisémites et relèverait alors de la justice. Ou bien ce qu'elle dit et fait est parfaitement légal et irréprochable. En réalité ce sont ceux qui lui reprochent de cultiver la haine qui devraient faire l'objet de poursuites pour diffamation.

 

Lui reproche-t-on de défendre le principe de préférence nationale? Mais ce serait en réalité le devoir de tout responsable politique choisi par le peuple qui l'a élu. Et d'ailleurs, on l'oublie trop souvent, ce principe de préférence nationale qui implique bien un arrêt total de toute immigration profiterait aux jeunes de banlieue qui, étant français, pourraient ainsi bénéficier de réelles chances de réussite. Au contraire, si l'immigration se poursuit, ils seront les premiers à subir une ghettoïsation de plus en plus dure, jusqu'à ressembler à ce qu'on peut voir dans le film "banlieue 13".

Simplement, il faut un débat clair avec des enjeux identifiables. Marine Le Pen souhaite restauré la souveraineté nationale par un certain nombre de mesures dont la restauration des frontières, l'arrêt de l'immigration et la maîtrise monétaire, entre autres.

 

Ce sont des thèmes parfaitement discutables, des points de vue parfaitement confrontables. Philosophiquement, on peut soutenir que le temps des nations est fini, qu'il faut accepter désormais un monde sans frontières (sauf Israël sans doute, le non-dit de Bernard Henri-Lévy), que chacun dans ce monde nouveau aurait le droit de s'installer où bon lui semble. On peut penser que la France n'a plus aucun sens, qu'elle doit désormais se dissoudre dans une unité planétaire où l'humanité ne ferait plus qu'un.

 

Même Lionel Jospin en son temps trouvait un tel programme irréaliste à terme. Car ce qui peut en effet paraître désirable sous certaines conditions ne signifie pas qu'il faille en faire un programme immédiatement réalisable. On peut imaginer après Kant ou Hegel que l'humanité trouve le chemin de son unité dans un même monde. Mais cela ne peut se faire que par la marche conjointe de nations qui soient parvenues à un niveau de développement technique, intellectuel et spirituel équivalents. On nous rabâche actuellement que le "printemps arabe" serait le surgissement d'une revendication démocratique universaliste. Nous verrons bien ce qu'il en adviendra. Mais en attendant, Ivan Rioufol a bien raison de souligner que ce sont avant tout des revendications nationales, ce qui suppose que les peuples aient parfaitement le droit de se reconnaître dans une nation. Et pour qu'il y ait nation, il faut un Etat, seul capable de protéger les pauvres, comme le soulignait naguère Blandine Barret-Kriegel dans son excellent livre "l'Etat et les esclaves".

 

Écrit par Alex Carter-Munop le dimanche 06 mars 2011 sur le blog d'Ivan Rioufol.

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 11:28

 

 

On a souvent vu et entendu ce slogan stupide qui en dit long sur la mentalité de ceux qui les proclament. Il est vrai que dans une manifestation les slogans doivent être simples, bruts, sans nuance. Il n'est cependant pas interdit fde s'interroger sur la validité de ce qu'on va crier. On croit ainsi scander une évidence.

 

Or les filiations ne sont pas toujours là où on les attend. Car la manière de manier les foules a été naguère théorisée par un homme qui s'est ensuite hélas montré d'une efficacité redoutable. Il a écrit en effet dans son livre fondateur que pour gagner des voix il ne faut pas s'adresser à des auditeurs attentifs dans une salle de conférence. Il faut les réunir le soir, dans une brasserie enfumée car, dit-il, la chaleur du groupe neutralise l'esprit critique et favorise l'enthousiasme. Chaleur du groupe? Enthousiasme? Méfiance à l'égard de toute critique? C'est bien ce qu'on retrouve chez ces manifestants qui semblent bien en effet avoir court-circuité toute lucidité. Mais qui était celui qui a si clairement théorisé la manipulation des foules? C'est Adolf Hitler, dans Mein Kampf. Alors, qui est nazi, au bout du compte?

 

Plaisanterie mise à part, ce slogan "Fascisme Nazi" est bien d'une grande stupidité. On a parfaitement le droit de ne pas être d'accord avec le Front National. Mais on n'a pas le droit (moralement parlant) de raconter n'importe quoi.

 

Fascisme, Nazisme?

 

Etre fasciste, c'est reprendre à son compte et pour l'essentiel le programme, c'est-à-dire les buts et les moyens des fascistes italiens de la première moitié su XXème siècle. Idem pour le nazisme.

 

Or, le fascisme même pris au sens large ne peut désigner qu'une conception politique basée sur la prise du pouvoir par la force, un Etat tout-puissant fonctionnant comme une dictature, le refus de la démocratie et du parlementarisme, l'anticapitalisme, le militarisme et le fanatisme nationaliste. Il repose sur une organisation paramilitaire et se présente finalement comme un totalitarisme.

 

Le nazisme qui s'est d'ailleurs inspiré du fascisme ajoute à tout cela la nécessité de l'expansion territoriale par la guerre, une conception racialiste et un antisémitisme clairement revendiqué par Hitler lui-même dès 1925 dans Mein Kampf.

 

Or, le programme de Marine Le Pen n'a rien à voir avec tout cela. Son nationalisme clairement revendiqué n'a rien de fanatique, il s'agit simplement de permettre aux français d'être contents et même pourquoi pas fiers d'être français, quelle que soit leur origine. C'est le cas de la plupart des gens à travers le monde, notamment des Américains, des Sénégalais, des Algériens. Il ne viendrait à l'idée de personne de traiter ces gens de fascistes ou de nazis.

 

La doctrine mariniste de l'Etat est également très clair. Elle veut instaurer (rétablir en fait) un Etat fort et stratège, mais dans le cadre démocratique et dans une économie libérale simplement régulée par un Etat qui limite les effets pervers du capitalisme et qui par ailleurs prenne des initiatives pour construire le futur.

 

Maintenant, peut-on sérieusement accuser un parti qui veut rétablir l'élection proportionnelle des députés et favoriser le référendum d'être anti-démocratique? On sait bien que le ridicule ne tue pas et heureusement, mais il y a des limites! Certes, l'objection classique à cet argument, repris mécaniquement, consiste à dire que les nazis sont parvenus au pouvoir en 1933. Oui, certes. Mais le contexte idéologique et politique n'est pas du tout le même. Et l'on ressort souvent le même refrain soulignant que c'est la nation la plus cultivée d'Europe, celle de Goethe et de Beethoven qui a conduit à la barbarie. On oublie simplement que la culture n'était partagée que par une toute petite minorité, comme partout ailleurs du reste, y compris en France.

 

Dès lors, que veut-on dire en rappelant cela? Tout simplement que le peuple est bête, qu'il pourrait voter pour des monstres qui ensuite vont jeter tous les noirs et tous les arabes à la mer ou dans des campos d'extermination! Du reste, la bêtise a déjà atteint des sommets lorsque Marine Le Pen, parlant des migrants venus du Maghreb a dit qu'il fallait les renvoyer vers les eaux internationales. Nombreux sont ceux à avoir cru qu'elle voulait tout simplement les jeter à l'eau et les noyer! Imaginer une seule seconde que cette femme puisse avoir de telles intentions en dit long sur le degré d'ahurissement de nombre de nos concitoyens.

 

Venons-en à cet autre argument maintes fois répété entre autres par Caroline Fourest. On affirme que sous des dehors séduisants, le Front National n'a pas changé, c'est-à-dire qu'il reste un parti fasciste et xénophobe. Sitôt élue, Marine Le Pen mettrait ainsi en place un pouvoir autoritaire voire dictatorial. On répète ad nauseam que Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir pour ensuite le confisquer. Or, les français tiennent à la démocratie pluraliste alors que les Allemands n'y étaient pas tellement attachées. Malgré tous les témoignages de corruption et de népotisme qui ternissent la réputation des députés, nous ne sommes pas dans une atmosphère antiparlementariste des années 1930. Et rappelons en l'espèce qu'Hitler n'a pas pu faire tout ce qu'il voulait. Pour mettre en place une politique totalitaire, il faut que le peuple soit largement complice et que de nombreux intermédiaires soient d'accord pour y participer. C'est par exemple ce que remarque Stanley Milgram dans l'introduction de son fameux livre "soumission à l'autorité".

Lorsqu'il a mis en place sa politique d'extermination des malades mentaux et des handicapés dès le début, il s'est heurté à une violente résistance et a dû finalement abandonner cette politique. En revanche, la "solution finale" a été mise en œuvre dans un contexte largement antisémite. Les nazis voulaient d'abord expulser les Juifs d'Allemagne. Mais l'Angleterre et les USA ont refusé de les accueillir.

 

Nous sommes loins, mais alors très loin de ce contexte aujourd'hui en France.

 

On peut donc conclure qu'accuser Marine Le Pen de nazisme ou de fascisme relève de la propagande simpliste dont sont coutumiers certains mouvements d'extrême-gauche et même souvent de Gauche. Pourtant, Lionel Jospin lui-même l'a reconnu: le Front National n'est pas un parti fasciste".

 

 

 

 

 

 

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