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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 16:47

 

On peut distinguer 3 types de propagande et de manipulation de masse, selon Wikipedia..

 

-La propagande blanche, où les auteurs sont clairement identifiés, généralement des Etats

 

-La propagande noire, émanant de sources apparemment amicale mais en réalité hostile

 

- La propagande grise, émanant de sources apparemment neutre mais en réalité hostile

 

La propagande blanche vient des partis politiques comme l'UMP, le PS ou M. Mélanchon. Elle consiste à critiquer ouvertement le programme ou la personne de Marine Le Pen par des techniques rarement argumentatives et visant le plus souvent l'intimidation et le chantage au fascisme.

 

La propagande noire, plus subtile ici, peut venir de personnes apparemment proches de certaines idées de Marine Le Pen comme par exemple la préférence pour la production française ou la nécessité de défendre la laïcité. C'est actuellement la technique largement utilisée pour essayer de siphonner les voix FN. Les meilleurs exemples en sont MM. Mélanchon ou Bayrou. On admet certaines idées de détail du programme FN pour mieux en rejeter l'ensemble.

 

La propagande grise vient des gens qui normalement sont neutres comme les journalistes, mais qui n'en distillent pas moins une sourde propagande pour mieux discréditer notre candidate. Un excellent exemple est donné par l'attitude de Pascal Perrineau qui lors de ses interventions sur France 5 prend toujours soin de présenter des arguments mesurés, nuancés, reconnaissant par exemple que Marine Le Pen n'est ni nazie ni fasciste, mais affirme, de façon répétitive mais sans argument, que son programme économique n'est pas crédible.

 

 

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:52

 

 

 

La gauche et l'extrême-gauche accusent volontiers le Front National et Marine Le Pen de fascisme, sans prendre soi de définir vraiment ce qu'on doit entendre par là. Le but est d'intimider, de faire peur, de menacer les électeurs qui se préparent à voter pour notre candidate en avril et mai prochain.

 

On retrouve ces procédés d'intimidation partout, dans les discours de gauche comme chez la plupart des journalistes.

 

-on évite d'analyser le programme de Marine Le Pen dans le détail;

 

-on assimile son refus de toute nouvelle immigration à la haine et à la xénophobie, oubliant les véritables arguments.

 

On utilise des procédés rhétoriques irrationnels au lieu de réfuter son programme point par point.

 

Les journalistes utilisent la répétition systématique d'arguments pourtant déjà réfutés par Marine Le Pen et on les assène comme des vérités. Par exemple, la hausse du prix de l'essence. Les journalistes connaissent la réponse, mais font comme si elle n'avait jamais été donnée (rappel: l'essentiel du prix du litre d'essence, ce sont des taxes et non le prix du baril brut, il suffit de les baisser pour que l'essence n'augmente pas ou peu en cas de retour au Franc). L'interview de Marine Le Pen par M. Lévy sur M6 dans Capital  est un exemple caricatural. (voir également sur fdesouche). On persiste à parler d'extrême-droite quitte à s'abriter derrière des considérations historiques douteuses.

 

Le harcèlement systématique en coupant la parole à la candidate: c'est l'attitude d'Anne-Sophie Lapix.

 

Tous ces procédés visent à persuader, au lieu de convaincre, on fait toujours appel à l'affectif du spectateur, non à sa raison, alors que le programme de Marine Le Pen est solidement argumenté et même chiffré.

 

On retrouve ces procédés de manipulation de masse dans les manifestations anti-Le Pen où les slogans simplistes renforcent le mimétisme de groupe. " Dans tous ces cas, il s'agit de l'affaiblissement du libre arbitre de l'homme."

 

Mais qui a inventé ou en tout cas particulièrement mis à l'honneur ces procédés d'intimidation où il faut systématiquement neutraliser le bon sens et le libre-arbitre du spectateur?  C'est Adolf Hitler lui-même dans Mein Kampf !

 

Par conséquent, toute la gauche, de Mélanchon à Hollande et la plupart des journalistes sont des disciples d'Adolf Hitler dans leur manière de s'adresser au public.

 

Au lieu de cela, le programme de Marine Le Pen est rationnel, cohérent et solidement argumenté.

 

Voici le texte en question, extrait d'un manuel scolaire français jamais taxé de fascisme…

 

 

"Il y a des locaux qui laissent froids, pour des causes qu'on ne perçoit que difficilement, mais qui opposent une résistance acharnée toute tentative de créer une atmosphère. Les souvenirs et les images traditionnelles qui existent dans l'homme peuvent aussi exercer une influence décisive. Une représentation du Parsifal à Bayreuth produira toujours un tout autre effet qu'en n'importe quel autre lieu du monde. Le charme mystérieux de la maison sur la colline du festival, dans la vieille ville des margraves, ne peut être remplacé, ni même atteint, nulle part ailleurs.

Dans tous ces cas, il s'agit de l'affaiblissement du libre arbitre de l'homme. C'est surtout le cas pour des réunions où viennent des hommes à préjugés contraires et qu'il s'agit de convertir. Le matin et encore pendant la journée, les forces de la volonté des hommes s'opposent avec la plus grande énergie aux tentatives de leur suggérer une volonté étrangère, une opinion étrangère. Mais le soir, ils succombent plus facilement à la force dominatrice d'une volonté plus puissante. Car, en réalité, chaque réunion de ce genre est une lutte entre deux forces opposées. Le puissant talent oratoire d'une nature dominatrice d'apôtre réussira plus facilement à insuffler un nouveau vouloir à des hommes qui ont déjà subi une diminution naturelle de leur pouvoir de résistance, plutôt que s'ils étaient encore en pleine possession de tous les ressorts de leur esprit et de leur volonté. Le même but est atteint par la pénombre artificielle et pourtant mystérieuse des églises catholiques, par les cierges allumés, l'encens, les encensoirs, etc.

Dans cette lutte de l'orateur avec les adversaires qu'il veut convertir, il acquiert peu à peu une compréhension merveilleuse des conditions psychologiques de la propagande, qui fait presque complètement défaut à l'écrivain [...1. Il faut mesurer le discours d'un homme d'État à son peuple non d'après l'impression qu'il produit sur un professeur d'université, mais par son action sur le peuple lui-même."

 

Adolf HITLER, Mein Kampf (1925) , trad. de J. Gaudefroy-Demombyneset A. Calmettes, ancien fonds Sorlot, 1934, Nouvelles éditions latines.

Cité dans le livre scolaire de Léon-Louis GRATELOUP, Nouvelle anthologie philosophique,  Hachette, 1992, p. 177.

 

Voir également cette video sur la gauche et la collaboration sous Vichy:

 


 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:28

 

 

Curieux article publié sur le site du nouvel Observateur par Nicolas Lebourg et relayé par Nation-Presse Info.

 

Voici le commentaire envoyé par Alex Carter-Munop sur le site en question:

 

-L'extrême-droite a toujours été en France favorable à un gouvernement fort et autoritaire et donc anti-parlementariste et anti-démocratique. Ce n'est pas le cas de Marine Le Pen.

-On peut très bien être opposé à l'immigration, c'est-à-dire vouloir stopper toute immigration nouvelle (mais sans jeter à la mer ceux qui sont déjà là!) sans pour autant avoir la haine des étrangers.

-l'immigraiton est une catastrophes pour les pays d'origine car elle transforme des gens dynamiques et courageur en esclaves dociles, privant ces pays d'une minorité forte qui pourrait contribuer à chasser les politiciens corrompus au pouvoir. L'Afrique est riche, mais ses richesses sont dans les banques suisses ou l'immobilier français ou autres paradis fiscaux. 

 

-Autre erreur de cet article: Marine Le Pen n'a jamais défendu une vision "organiciste" de la nation. C'est un courant qui se revendiquait d'extrême-droite autour du club de l'Horloge qui le faisait par la socio-biologie. Mais ça n'a pas tenu. Ou alors il faut classer le Général de Gaulle à l'extrême-droite, lui qui défendait une conception haute de la nation sans pour autant vouloir y dissoudre les individus.

 

Il suffit de lire lucidement et attentivement cet article pour comprendre qu'il recèle d'autres mensonges. c'est quand même très étonnant de la part de ce spécialiste par ailleurs reconnu pour sa rigueur. Alors il faut se demander à qui le mensonge profite ici...

 

Concernant les étrangers: rappel d'une citation de De Gaulle:, Marine Le Pen ne dit rien d'autre. Et Georges Marchais qui critiquait l'immigration en 1981, il était d'extrême-droite lui aussi?

«C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec turbans et djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcher de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées."

Citations du Général De Gaulle le 5 mars 1959 

 

En fait le spécialiste en question n'est peut-être pas aussi rigoureux que ne le dit fort courtoisement l'auteur ici. Il suffit de lire son entretien dans Libération pour s'en convaincre. Il stigmatise l'islamophobie qui d'après lui envahit la France. Curieux q'un tel cchercheur réduise toute critique à un ephobie, c'est-à-dire à la limite à une pathologie mentale.

 

Cela veut-il dire que toute critique de l'islam soit islamophobe? On lira avec profit cet article sur Riposte laïque. (1) Critiquer la superstition qui veut qu'on tue des bêtes dans des souffrances atroces, la lapidation des femmes, etc. est-ce être islamophobe? 

Alors, malhonnêteté de Nicolas Lebourg sur Marine Le Pen, sur la critique de l'islam... A qui le mensonge profite-t-il?

D'après Nicolas Lebourg, la critique ne relève pas d'une analyse rationnelle mais d'une pathologie. Fort bien. Mais alors de quelle phobie sa critique relève-t-elle? Francophobie? demophobie? Il suffit d'examiner les contributions de ce monsieur comme un faisceau de présomptions convergeantes.  Ce n'est peut-être pas de la phobie chez lui, mais un froid calcul dans la défense d'intérêts de caste. Pour y parvenir, on simplifie la réalité, on assène des mots-slogans comme islamoophobie, etc... Mais au fait, savez-vous qui avait naguère théorisé cette méthode de propagande politique? Un certian Adlof Hitler, dans Mein Kampf . Alors qui sont les nazis ici?

(1) On trouve d'ailleurs d'autres articles intéressants sur Riposte Laïque et sur over-blog: la vérité sur l'islam et en particulier cette page sur islam et femmes.

 


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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:13


 

On sait que contre Marine Le Pen, tous les coups sont permis. Ainsi, un bloggeur prétend-il dénoncer la fourberie de la candidate FN en montrant que sa critique du mondialisme comme totalitarisme prouve qu'elle est restée nazie. L'article cité dans Marianne2 est signalé par fdesouche.

 

L'article prétend démontrer que la participation de Marine Le Pen au bal des étudiants en Autriche prouve qu'elle a des sympathies pour le nazisme. Il est déjà curieux de constater qu'un hebdomadaire comme Marianne ignore délibérément les multiples preuves de l'absurdité d'une telle allégation. Ceci en dit déjà long sur le niveau de propagande à laquelle nous sommes soumis.

 

Or, pour débusquer les soi-disant ruses rhétoriques de Marine Le Pen, l'auteur du texte emploie lui aussi exactement les procédés qu'il lui reproche d'une manière mensongère.

 

Se défendant de toute sympathie envers le nazisme, elle ajoute:  "Je ne peux que m’en remettre à l’intelligence des Français : ils savent mon aversion pour tous les totalitarismes, qu’ils soient nazi, communiste ou mondialiste, ce dernier étant pourtant soutenu par l’ensemble du système que je combats".

 

Or, notre bloggeur demi-habile lui reproche de rapprocher nazisme, communisme et mondialisme. Cet argument serait selon lui un double mensonge rhétorique:

 

1) la comparaison entre communisme et nazisme banaliserait ce dernier

2) parler de totalitarisme à propos du mondialisme accroitrait encore la confusion et donc la banalisation du nazisme.

3) le but ultime et secret de Marine Le Pen serait ainsi de montrer que le nazisme est légitime puisqu'il est un mouvement comme les autres.

 

Il y a deux problèmes dans cet argumentaire

 

a) -le jeu sur la plasticité des notions n'a pas les conséquences que l'auteur croit y voir

 

b) -Les conclusions logiques de son raisonnement sont à l'opposé de ce qu'il prétend démontrer.

 

c) le mondialisme est bien un totalitarisme.

 

La plasticité des notions: le totalitarisme.

 

On sait que divers usages ont été faits du totalitarisme. Il en est ainsi de beaucoup de notions en philosophie politique. En particulier, l'usage du mot "démocratie" ou "démocratique" a connu une élasticité incroyable quand on songe aux fameuses "républiques démocratiques" des anciens pays de l'est ou de nos jours la Corée du Nord. Cette dernière n'a du reste pas peur de la redondance en s'intitulant "démocratique et populaire".

 

De la même manière, on joue sur la plasticité des notions en utilisant les mots nazi ou fasciste tantôt pour désigner le mouvement historique fondé par Adolf Hitler ou celui de Mussolini, tantôt au contraire pour désigner tout mouvement nationaliste ou même soupçonné d'accorder une quelconque valeur à l'idée de nation. On avait ainsi parfois qualifiée de fascistes les propos de Ségolène Royal qui voulait faire saluer le drapeau français par les enfants.

 

Cette plasticité des notions (1) joue sur le rapport entre l'extension et la compréhension des concepts. Un chien est un animal, mais il y a plus d'animaux que de chiens, donc plus d'extension du concept d'"animal", mais sa précision, sa compréhension est moins grande. Inversement, le concept de chien est plus précis, sa compréhension plus grande, mais du coup son extension est moins importante.

 

Le procédé rhétorique ici consiste donc à traiter son adversaire de fasciste en augmentant l'extension du concept au détriment de sa compréhension. Inversement, celui qui a été attaqué pourra se défendre en rappelant la compréhension du concept qui ne renvoie qu'a la réalité historique du fascisme italien du XXème siècle dont du même coup il s'exclut.

 

Mais où est la vérité dans tout cela? Devrait n'être qualifié de fasciste que celui qui veut restaurer la totalité du programme de Mussolini ou de nazi un hitlérien convaincu, avec tout ce que cela implique.

 

Qu'en est-il maintenant du concept de "totalitarisme"?

 

Dire que le nazisme et le communisme étaient des totalitarismes ne veut pas dire qu'ils sont identiques. Dire qu'un chien et un chat sont des animaux ne signifie pas que chiens et chats soient identiques C'est ce qu'on appelle depuis l'antiquité le genre commun et la différence spécifique. Le genre commun du communisme et du nazisme est d'être des totalitarismes, mais leur différence spécifique tient à leurs fondements, à leur méthode de gouvernement, leur finalité, etc.

 

Dès lors, l'argument idiot qui consiste à dire que comparer le nazisme et le communisme banalise le premier, c'est supposer qu'il y a une contamination entre eux. Oser comparer un chat à un chien reviendrait à dire que le chat est un genre de chien particulier, comme le communisme serait un genre de nazisme, ce qui évidemment n'a aucun sens, mais est présupposé par notre bloggeur.

 

Mais reprenons. Marine Le Pen banaliserait le nazisme en le comparant au communisme et on mondialisme, qualifiés de totalitarismes.

 

Il y aurait donc contamination par rapprochement des notions de nazisme, communisme et mondialisme sous la forme

 

a contamine b qui contamine c, donc a contamine c.

 

b) Autrement dit, finalement, Marine Le Pen banalise le nazisme en disant que le mondialisme est un totalitarisme !  Il fallait y penser.

 

Mais ici le ridicule de notre bloggeur saute aux yeux! Car précisément, si Marine Le Pen qualifie le mondialisme de totalitarisme pour le critiquer, elle critique du même coup le nazisme dont elle prétend justement se démarquer. Or, notre bloggeur en tire la conclusion inverse sans se rendre compte de sa propre contradiction. Si elle voulait légitimer le nazisme, Marine Le Pen ferait l'éloge du mondialisme comme totalitarisme  qu'elle pourrait ensuite rapprocher discrètement du nazisme; Or, elle dit et fait tout le contraire!

 

c). L'auteur critique également le fait que le mondialisme puisse être un totalitarisme. Si on prend par commodité la définition de Wikipedia:

 

" Le totalitarisme est le système politique des régimes à parti unique"

 

Ici effectivement, on pourrait imaginer un mondialisme admettant une pluralité de partis. Mais la pluralité ne signifie pas forcément de grandes divergences d'opinions. De plus, il y aurait d'un côté un parti au pouvoir mondial, et de l'autre une multiplicité de partis plus ou moins importants qui sans doute se feraient la guerre au nom de différences d'appréciations, rendant ainsi plus puissant et plus efficace le pouvoir central. Il n'y aurait par définition plus de "monde extérieur", plus de terre étrangère où trouver asile; comme on le voit dans les romans du genre"1984" ou "le meilleur des mondes".

 

"… n'admettant aucune opposition organisée, dans lequel l'État tend à confisquer la totalité des activités de la société."

 

Ce serait bien le cas vu les fantastiques moyens de propagande dont disposerait le parti au pouvoir mondial.

 

" (…) le totalitarisme signifie étymologiquement « système tendant à la totalité, à l'unité

 

C'est bien ce qu'on aurait en définitive, même dans l'hypothèse "Empire" de Negri et Hardt, un pouvoir central face à des "multitudes" désorganisées et donc soumises.

 

"L'expression totalitaire vient du fait qu'il ne s'agit pas seulement de contrôler l'activité des hommes, comme le ferait une dictature classique : un régime totalitaire tente de s'immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l'adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté."

 

Tous les moyens de la propagande au service de l'idéologie officielle… N'est-ce p&as déjà ce qui se passe actuellement, dont d'ailleurs l'article de Marianne est une spectaculaire illustration, érigeant la malhonnêteté en vertu éditoriale?  Marianne dont les journalistes colportent des mensonges grossiers, notamment sur l'augmentation du prix de l'essence en cas de retour au Franc puis dévaluation, alors que Marine Le Pen passe son temps à démontrer le contraire?  Plus c'est gros, plus ça passe, le mensonge répété à l'envie finit par devenir vérité. Voir aussi le mensonge grossier du journaliste dans "Capital" sur M6 qui fait semblant de ne pas comprendre que taxer les produits d'importation à 3 % n'augmenterait pratiquement pas les prix, car ce n'est pas le prix de vente qui serait taxé ainsi, mais le prix de gros, à l'achat, à la douane. Ce genre de procédé évoque bien le mensonge totalitaire. Voir aussi les procédés intellectuellement malhonnêtes d'Alain Duhamel

 

"Les caractéristiques habituellement retenues pour définir le totalitarisme sont : une idéologie imposée à tous", un parti unique contrôlant l'appareil d'État,

 

Nous y sommes déjà !

 

"… dirigé idéalement par un chef charismatique,"

 

Là, effectivement, il faut attendre, mais on en trouvera bien un. Obama serait un bon candidat…

 

"… un appareil policier recourant à la terreur, une direction centrale de l'économie, un monopole des moyens de communication de masse et un monopole de la force armée."

 

Nous y sommes presque déjà. Voir par exemple un penseur qu'on aime bien à gauche, Agamben, dans "l'état d'exception". Mais il est vrai que les gens de gauche ne connaissent même pas leurs textes fondamentaux.

 

Conclusion:

Ce texte tout comme l'article de Marianne qui le reprend est ridicule et relève de la propagande la plus grotesque.

 

 

(1) Sur la plasticité des notions et autres arguments on consultera le "Traité de l'argumentation" de Ch. Perelman et Olbrechts-Tyteca. 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:23

La bêtise anti-Le Pen

 

Nous alimenterons régulièrement cette petite chronique…

 

04/05/2013

Les exemples de bêtise anti-Le pen n'ont pas manqué depuis un an, chacun en trouvera par lui-même. Si vous en trouvez de vraiment spectaculaires, n'hésitez pas à m'écrire en m'envoyant le lien.

 

Cela dit, les attaques sont désormais moins grossières, plus subtiles mais aussi plus sournoises.

Ainsi, dans l'émission "C dans l'air" du 2 mai 2013, on trouve un bon exemple de cette tactique sournoise, en particulier de la part d'un expert comme Pascal Perrineau.

 

 

31/03/2012

Quand Jean-Michel Apathie fait dire à Marine Le Pen ce qu’elle n’a pas dit, à voir sur fdesouche. ou sur Youtube.

Marine le Pen dit que Merah se sentait musulman avant de se sentir français.

Apathie opère un glissement car il lui fait dire: "si on est musulman, on n'est plus français".

Ce glissemenet d'Apathie est volontaire et relève de la propagande. 

Car dire "on se sent A avant de se sentir B" n'a pas le même sens que "si on se sent A, on ne peut pas se sentir B".

Exemple, Je me sens plus femme que policière" n'a pas le même sens que "si on est femme, on ne peut pas être fonctionnaire".

Voir également chez nos amis de Nations Presse Info une interview de Marine Le Pen par le même Jean-Michel Apathie

 

 

Ajouts précédents:

Les admirateurs de Laurent Ruquier ne font pas dans la nuance.

http://www.youtube.com/watch?v=DT05z6PNn5Q

L'insulte d'au moins un tiers des français ne leur fait pas peur!

 

 

Ici, c'est juste un peu plus subtil mais tout aussi grossier car certaines critiques valent aussi pour M. Mélenchon:

http://www.youtube.com/watch?v=8DLrN9Ukoa4

On prétend analyser la  stratégie de communication de Marine Le Pen en reprenant plusieurs fois en boucle la fameuse réflexion de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz comme détail de la seconde guerre mondiale. Le propos sous-entend que son auteur est négationniste, ce qui est une absurdité. Certes, la formulation manque de tact ou d'esprit d'a propos. Mais il est incontestable qu'à côté des 60 à 100 millions de morts de la seconde guerre mondiale, 6 millions de morts ne constituent qu'une petite minorité, ce qui n'enlève rien à l'horreur de la politique nazie. Voir notre article F comme fasciste, N comme nazi

Mais on utilise toujours la bonne vieille ficelle, la reductio ad hitlerum .

Marine Le Pen a d'ailleurs justement raillé cette imbécilité qui finit par devenir lourde. (video également disponible sur YouTube

Passons sur l'argument des mots-clés: si tous ceux qui les emploient étaient fascistes…

Mais on apprend très vite où l'auteur veut en venir: c'est la défense de l'identité des étrangers. Mais rien sur l'identité des français, qui eux n'y ont pas droit, semble-t-il.

 

      Voir également ce commentaire sur l'émission Capital sur M6  le 5 février 2012.

 

Un article du Point et une chronique sur RMC attribuant à Marine Le Pen la volonté de noyer les migrants alors qu'elle voulait simplement les refouler dans les eaux internationales et les aider à regagner leur pays d'origine, en coopération avec les Etats concernés. 

 

Le livre de Claire Checcaglini, reçoit sans doute la palme de la bêtise en présentant une enquête comme objective mais en avouant dès le départ son parti pris.

 


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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:53

Un argument important développé au cours de la table ronde Idées-Nation concerne les rapports entre les ajustements monétaires qui se font naturellement en fonction de l'économie réelle (la production de richesse) et une politique protectionniste avec taxation des importations.

 

Marine Le Pen prône à juste titre une gestion souple des écluses aux frontières tout en espérant y récolter des taxes permettant de financer les fameux 200 euros. Cette politique volontariste et positive, stupidement brocardée par Anne-Sophie Lapix et raillée encore plus stupidement par Sophia Aram permettra réellement de renforcer l'industrie française renaissante. 

 

Mais du coup, le protectionnisme à l'importation pourra être considérablement assoupli grâce aux mécanismes monétaires qui tout naturellement s'adapteront à l'état réel des économies. Si nos produits sont moins chers ils seront tout naturellement exportés plus facilement, et inversement la demande intérieure de produits étrangers baissera, notamment à cause des taxes mais aussi parce qu'il faudra plus de francs pour acheter un vêtement ou un écran plat fabriqué en Asie.

 

On pourra à nouveau produire des écrans en France, comme naguère Jobert, sous Mitterrand, avait imposé aux japonais une production de magnétoscopes en France. Aujourd'hui, c'est le Brésil qui a obligé Apple à produire ses ipad ... au Brésil.

 

C'est exactement la politique que mènera Marine Le Pen en France. 

Du coup, le protectionnisme devrait moins faire peur, car les réajustements monétaires spontanés le rendront moins indispensable. 

Il n'y a donc plus aucune raison de crier à l'isolationnisme, voir à l'autarcie , puisqu'au contraire les choses redeviendront comme elles auraient dû toujours être, naturelles.

On se demande vraiment comment les journalistes peuvent ne pas comprendre des arguments aussi simples!

en réalité, cette mauvaise foi réitérée des journalistes résulte d'une stratégie de harcèlement dont nous démonterons prochainement les mécanismes rhétoriques.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:33

 

Ce texte a été initialement publié sur le blog de Jean Bauberot au sujet de la laïcité le 27 décembre 2009.

 

Monsieur Bauberot,

On sait depuis plus d’un siècle que les sociologues prétendent nous livrer une image distanciée des phénomènes sociaux. Cette prétention scientifique repose depuis Durkheim ou même Weber sur deux axiomes : traiter les faits sociaux comme des choses, c’est-à-dire à l’image de phénomènes de la nature et tendre le plus possible à éliminer les interactions avec les processus d’observation à l’image du physicien qui souhaite que ses instruments d’observation interfèrent le moins possible avec le phénomène observé. 

Par contre, on sait aussi depuis Platon que celui qui maîtrise un savoir ou une technique est plus apte à faire le bien ou à commettre le mal. Le médecin sait mieux soigner mais aussi mieux tuer. Or, lorsqu’on lit vos texte et ceux de nombre de vos collègues, on se demande si votre travail consiste toujours à rendre compte du réel ou au contraire à le manipuler. Je fais partie de ceux qui apprécient vos analyses lorsqu’elles prétendent rendre compte de phénomènes sociaux, notamment religieux, singulièrement du protestantisme. Mais les choses se gâtent lorsque vous passez du rôle du sociologue qui analyse à celui du crypto-philosophe qui se mêle de prescrire. Et c’est bien là tout le problème : par les positions qui sont les vôtres sur la laïcité, vous n’êtes plus sociologue, M. Bauberot, mais vous devenez prescripteur d’opinion. Et votre position à l’EHESS ainsi que le prestige de vos travaux antérieurs vous place en situation d’autorité. Or, vous savez bien qu’en toute rigueur, le mécanisme de l’argument d’autorité n’a aucune valeur rationnelle.

 

Par votre discours scientifiquement fondé, vous indiquiez de façon subliminale que de l’analyse du passé, de l’histoire de la laïcité, doit se déduire une et une seule solution, celle que vous prônez, d’une laïcité désormais plus ouverte sur la pluralité des religions présentes sur notre territoire. Or, vous savez bien que la sociologie en réalité ne peut que rendre compte de phénomènes passés ou présent, mais n’est pas capable de prévoir de nouveaux phénomènes, sinon en termes vagues, prudents et qui devraient être modestes, de probabilités. 

 

Or, en vous prévalant de vos recherches, vous semblez confisquer le débat qui normalement appartient aux citoyens qui consiste à savoir dans quelle société ils souhaiteraient vivre. Vous avez parfaitement le droit, comme citoyen, de donner votre avis. Mais votre statut de sociologue reconnu ne donne pas plus de valeur à vos choix que ceux de n’importe quel citoyen, fût-il le plus modeste.

 

Venons-en donc à l’essentiel. Vous affirmez dans votre article que ceux qui prétendent débattre de l’identité nationale « "...la traite(nt) uniquement sous le biais de l’islam, réduit à une religion d’immigrés récents, ce qui est faux. » On reconnaît bien là l’habileté rhétorique d’un universitaire chevronné. Car il y a deux lectures possibles de cette phrase qui à n’en pas douter aurait fasciné George Orwell. Soit vous dites que l’islam n’est pas seulement une religion d’immigrés. C’est vrai et c’est une évidence telle qu’il n’est pas besoin d’être sociologue des religions pour le constater. Si on vous attaque, vous pourrez toujours vous défendre par ce sophisme. Mais la seconde lecture, qui plaira à bon nombre de convertis à l’islamo-progressisme, dit très exactement ceci : « L’islam est présent depuis longtemps en France, et pas seulement par les immigrés ». Par conséquent, puisqu’il est présent depuis longtemps, pourquoi poserait-il des problèmes alors que depuis belle lurette on peut aller prendre le thé à la grande mosquée, naguère rendez-vous mondain. 

 

Bref, il est surprenant de voir à quel point un sociologue de renom est capable de masquer le réel et de manipuler les esprits. Naguère, les sociologues étaient capables d’étudier les mentalité, on connaît des ouvrages de référence à ce sujet. Or, voici quelques topics sur la manière dont de plus en plus de français perçoivent l’islam. Non pas l’islam rêvé des intellectuels, mais l’islam réel, celui qui se pratique.

 

L’axiome de base qui détermine l’ensemble de la structure idéologique des français est simple à comprendre : des progrès ont été obtenus au fil des siècles puis des décennies. Il est inacceptable de les remettre en cause. Cela concerne

-le droit des femmes

-l’individu libre et souverain

-c’est l’individu qui vaut, pas le groupe qui le définit.

-la religion doit rester privée ou discrète

-on distingue foi et superstition

-Les animaux souffrent et il faut limiter cette souffrance le plus possible.

 

Dans tous ces domaines, les nouveaux venus doivent l’accepter ou partir. Il n’est pas question de régresser vers une logique médiévale sous prétexte que l’islam, contrairement au christianisme, n’a jamais subi le choc des lumières.

 

En outre, les français savent bien que :

-Il n’y a pas un seul pays musulman démocratique

-Les chrétiens sont persécutés ou marginalisés dans la plupart des pays à dominante musulmane

 

-La France se définit par la laïcité, mais elle a été marqué par des siècles de christianisme. Vous avez-vous-même assez travaillé sur le protestantisme pour savoir à quel point la vision catholique française a été largement inspirée par le protestantisme. Mais précisément, pour les catholiques, les évangiles ne sont pas un texte étranger. Or, sauf erreur de ma part, le sociologue que vous êtes ne s’est pas demandé sérieusement pourquoi la laïcité a finalement fonctionné si vite en France. C’est tout simplement parce que, dans le fond, elle était déjà inscrite dans la doctrine chrétienne elle-même, comme on l’a déjà maintes fois remarqué en rappelant qu’il faut rendre à César et à Dieu ce qui leur est respectivement dû. On pourrait d’ailleurs en dire autant de toutes les valeurs dites « de gauche », comme la solidarité, le souci de l’homme, la méfiance à l’égard de l’argent, et jusqu’à l’universalisme, très « catholikos » comme vous savez. 

 

Or, ce que les français savent bien, mais ce que les sociologues semblent oublier, c’est que toutes ces valeurs sont radicalement étrangères à l’islam. Certes, il y a bien ici ou là quelques tentatives de conciliation entre islam et modernité, avec Meddeb, Obrou ou Biddar par exemple. Mais ces analyses sont tellement sophistiquées qu’elles n’ont aucune chance d’atteindre l’immense majorité des musulmans, du fait de leur recrutement sociologique et de la décadence du système éducatif français. La fonction idéologique de toutes ces analyses sophistiquées (et qui pourraient en effet être porteuses de progrès, notamment au Maghreb) est essentiellement d’endormir les Diafoirus de la culture qui certes ont raison de chercher la vérité dans les livres mais qui oublient d’aller voir ce qui se passe sur le terrain. Cette démarche est légitime pour un philosophe, mais surprenante pour un sociologue.

 

Pourquoi avez-vous tant de réticences à défendre la société qui vous nourrit par une loi qui lui permettrait d’affirmer clairement la fidélité à ses valeurs fondatrices ? une loi sur le voile intégral ne serait choquante que pour ceux qui veulent absolument voir la France capituler sur ce qui est à ses yeux essentiel. Elisabeth Badinter, parmi bien d’autres, a souligné avec force et intelligence le caractère profondément rétrograde d’une telle pratique. Quant à la soi-disant liberté des femmes qui se voilent ainsi, on attend avec impatience une étude sociologique avec une méthodologie de micro-sociologie rigoureuse qui permette vraiment d’étudier le phénomène en évitant l’écueil des témoignages truqués ou sous influence. Moi qui croyais que la sociologie était capable de prouesses en la matière, j’en attends toujours les résultats avec une impatience naïve.

 

Bien cordialement.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:13

Ce texte avait été envoyé à Nations-presse Info le 18 juin 2011.

 

A propos de l'éditorial d'Alain Duhamel dans le Point:

 

L'éditorial d' Alain Duhamel, publié dans Le Point du 16/06/2011 a pour titre: "Radiographie du nouveau lepénisme" et comme sous-titre: "Deux livres démythifient Marine Le Pen."

Il faut lire cet article dans le détail sur ce lien avant de poursuivre ici la lecture des analyses techniques. S'il n'était plus en ligne, merci de m'écrire afin que je le mette en ligne ici.

 

 

       Cet éditorial est un remarquable exemple de propagande déguisée avec talent en réflexion politique intelligente et informée.

       Le début, d'abord, la "captatio benevolentiæ" souligne les qualités de Marine Le Pen. Remarquons tout de même que les qualités retenues n'engagent à rien, elles concernent la personne elle-même. On lui reconnaît à la fois du talent et du culot, ce qui s'appelle aussi force d'âme dans un contexte hostile. Mais cet éloge n'en est pas un, car les seules qualités retenues sont celles de communiquante, qualités qu'admirent tant nos élites autoproclamées, incapables d'affronter courageusement le véritable contenu des problèmes politiques. Jamais dans cet éditorial comme dans tous les autres du même auteur n'est évoquée la vérité des faits. Les problèmes soulevés par Marine Le Pen sont-ils oui ou non de vrais problèmes? Sont-ils le reflet de véritables préoccupations du peuple? Jamais notre éditorialiste ne se risque sur ce terrain, car la pauvreté technique de ses arguments apparaîtrait au grand jour.

       Aussi, dès la 5ème phrase. le substantif "populisme" tombe-t-il comme un couperet, bientôt suivi par "l'extrême-droite" que pourtant la présidente du FN récuse. Comment un professeur à science-po peut-il colporter à ce point mensonge et calomnie? Il sait pourtant que l'extrême-droite, en France, désigne les mouvements qui ont fait parler d'eux dans les années 30, qui étaient tout sauf républicains et démocrates. Ils pouvaient être royalistes, partisans d'un gouvernement fort, d'une dictature militaire, par exemple. Où notre intellectuel professeur de sophistique à Science-po a-t-il trouvé le moindre texte ou acte anti-démocratique au Front National, et singulièrement dans les propos et propositions de Marine Le Pen? En fait, ces propositions ressemblent plus au décisions politiques du général de Gaulle ou au programme du RPR de 1991 qu'aux revendications des "Croix de feu" ou de "la cagoule".

       Le même procédé d'allusion subliminale est d'ailleurs employé dans tout l'article, avec des expressions comme "entreprise Le Pen", "autoritarisme" et surtout "xénophobie" qui à lui seul mériterait des poursuites pour diffamation. Car le principe même de préférence nationale favoriserait véritablement aussi les populations d'origine étrangère en banlieue. En supprimant toute nouvelle immigration, on arriverait ainsi à donner à chacun toutes ses chances et supprimerait les ghettos par une vraie politique d'assimilation.

       Dans le même passage, remarquons que le mot "nationalisme" est présenté parmi les qualificatifs péjoratifs comme si cela allait de soi. On peut imaginer dès lors que c'est surtout l'"internationalisme" et donc la "mondialisation" qui a les faveurs de notre éditorialiste. Au moins les choses sont claires.

       De fait, oubliant le souci de vérité ou du moins d'honnêteté intellectuelle, notre Prodicos de parade se contente, au détour d'un adjectif ou d'un substantif, de distiller la même idéologie pour consolider les structurations mentales pavloviennes de ses lecteurs et auditeurs.

       Ainsi la technique du conditionnement idéologique subliminal est-elle mise en oeuvre à la fin du premier paragraphe, le "presque à la mode" est là comme un ultime rempart contre le tsunami imaginaire qui menace. Car, bien entendu, les deux livres anti-FN qui viennent de sortir sont présentés comme l'antidote salvateur venant enfin nous délivrer de ce pathologique "consensus paradoxal". Pourquoi paradoxal? Parce que, mal venu, incompréhensible, inacceptable, voire incongru? Est paradoxal ce qui devrait ne pas être, ce qui bouleverse les théories dominantes, disons avec Thomas Kuhn les "paradigmes" dominants. Ici, Duhamel devient flatteur à son corps défendant, car précisément le "consensus paradoxal" a souvent été le fait de scientifiques progressistes, comme les physiciens de la fin du XIXème siècle ou certains médecins qui étaient d'accord entre eux contre la pensée dominante et ses lourdeurs mensongères. 

       En réalité, chacun le sait bien maintenant, c'est la résistance idéologique absurde et abjecte de cette classe médiatique qui est "paradoxale", à force de nier les évidences et de défendre des conceptions qui craquent de partout et prennent l'eau au fil des jours.  Il n'est pas de semaine où l'on n'ai l'occasion de réaliser que le Front National avait raison depuis longtemps sur  bien des problèmes. M. Duhamel ne se rend pas compte qu'à trop gonfler la baudruche du mensonge elle finit par lui sauter à la figure. Aussi poursuit-il benoîtement son éditorial, sans se rendre compte du ridicule de sa posture.

       On apprend que les deux livres en question ont été écrits par des femmes. Et alors? un débat femmes contre femme serait-il un gage d'authenticité? La ficelle est vraiment grosse, malgré l'allusion entre deux virgules. Le fait que ce soient deux femmes qui argumentent contre une femme serait une preuve de la véracité de leur thèse? C'est là un argument qu'il faut sans doute d'urgence ajouter à la panoplie des divers "arguments d'autorité", l'autorité par le genre!

       Le second paragraphe poursuit dans la même veine rhétorique, avec la même technique du balancier entre compliments et vacheries, les compliments étant là pour se donner une apparence d'objectivité. Mais une technique utilisée de manière aussi grossière finit par ne plus fonctionner.

       Les deux livres sont tour à tour qualifiés d'"intelligents", "mieux informés", "habile", "subtiles" et "minutieux", puis "spontané et vigoureux". Mais, bien entendu, rien n'est dit sur les inexactitudes ou approximations. Quant aux critiques économiques du programme du Front National par Nathalie Kosciusko-Morizet, elles oublient simplement qu'elles s'appuient sur une partie des économistes internationaux qui ne sont pas tous d'accord, loin de là, sur la valeur et la pertinence du monétarisme.  L'"irréalisme absolu" ainsi pointé n'est que le point de vue d'une partie des économiste contre les autres et mérite au moins un débat plus profond et technique que quelques pauvres saillies énervées.

       Quant au livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner. notre éditorialiste est incapable d'en comprendre l'absurdité. 

       Imaginons en effet Caroline Fourest écrivant un livre sur François Mitterrand dans les années 70. elle nous aurait expliqué brillement que ce monsieur constituait un danger pour la France, car il serait le jouet des communistes qui lui imposeraient de passer à une économie planifiée et des relations exclusives avec l'Union Soviétique. Elles nous aurait aussi expliqué que certains militants ont des sympathies douteuses pour le maoïsme ou pire pour un certain Pol Pot. Mais elle n'aurait pas manqué non plus de rappeler le passé trouble du personnage décoré de la francisque et par ailleurs membre du gouvernement socialiste des années 50, créateur des CRS et partisan de l'Algérie Française. Elle y aurait alors vu un grave danger pour la démocratie, un risque d'ambitions territoriales de reconquête des anciennes colonies.

       En réalité, quoi qu'on pense de la politique de François Mitterrand, il a su fédérer, pour le meilleur et pour le pire, les forces utiles des multiples courants pour arriver à un projet politique cohérent.

       On voit ainsi toute l'absurdité de l'entreprise de Caroline Fourest qui prétend finalement, à partir d'une enquête dont il faudrait par ailleurs vérifier finement toutes les affirmations, figer le Front Nationale dans une figure statique, dans une essentialisation diabolique, alors qu'il est en réalité en pleine dynamique d'évolution. 

       Peut-on croire que devenue présidente, Marine le Pen nommerait au gouvernement des révisionnistes ou des racistes avérés ou encore des antisémites fanatiques? Une assemblée à majorité FN, ne laisserait pas passer des mesures scandaleuses. Et imaginer que Marine Le Pen opte pour une dictature avec le soutien de l'armée est tout simplement du délire. 

       Enfin, avec le FN au pouvoir, les journalistes ne manqueraient pas d'être à l'affût du moindre dérapage. Ils feraient enfin véritablement leur travail de vigilance et de réflexion, de sorte que nous aurions la société la plus démocratique du monde. D'autant plus que le FN compte bien mettre en place le référendum d'initiative populaire.

       M. Duhamel a sans doute tiré profit de la lecture de la conférence de Slotterdijk, "gérer le parc humain", tant il est vrai que sa "raison cynique" le conduit en tout cas à vouloir "réformer le peuple" par tous les trucs de conditionnement possibles. Oui, décidément, cet éditorial est un bel exemple de propagande digne d'être étudié à Science-po et bel exemple, aussi à faire étudier par de futurs journalistes pour leur montrer ce qu'il ne faut surtout pas faire.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:56

 

Louis Aliot, vice-président du Front National, était l'invité de LCP le jeudi 19 janvier à propos du vote des chrétiens pour Marine Le Pen. Le débat portait sur le livre d'Etienne Pinte et Jacques Turck, Extrême droite - Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire.

 

Arguments présentés comme chrétiens:

 

Le vote FN serait incompatible avec une foi catholique authentique parce que contraire au message des Evangiles. Le FN véhiculerait une vision de l'homme à l'opposé des valeurs chrétiennes, il diviserait les hommes entre eux au lieu de les réunir. L'interdiction de l'immigration serait contraire au message chrétien qui doit permettre à chacun d'habiter là où il le souhaite, sans exclusive. Le refus du regroupement familial serait immoral car il empêcherait un homme de vivre avec sa femme et ses enfants.

 

Résumé des réfutations de ces arguments:

 

-L'immigration semble être un bien et sa condamnation un mal. Or, elle engendre un mal plus grand pour les pays d'origine comme pour les pays d'accueil.

-Un bien apparent peut engendrer un mal plus grand et le faire durer.

-Les migrants sont des hommes libres chez eux transformés en esclaves en France

-ils sont maintenus dans la soumission et la pauvreté et empêchent le progrès social en France.

-Privés de leur appartenance à un peuple souverain, les hommes sont esclaves des pouvoirs économiques mondiaux et empêchent le progrès social des travailleurs français.

-l'immigration de peuplement menace l'identité du pays d'accueil et donc sa conscience politique en tant que peuple.

L'immigration massive aboutira nécessairement à une société multiculturelle et conduira les européens à être minoritaires dans leur propre pays, ce qui créera des tensions dangereuses.

-l'immigration est un obstacle au progrès des pays d'origine en maintenant des politiciens corrompus au pouvoir.

-Le regroupement familial: il vaut mieux vivre en famille chez soi qu'en exil.

La critique soit-disant religieuse du programme de Marine Le Pen n'est en réalité qu'une critique politique déguisée.

 

 

Explications.

 

Une morale abstraite.

 

L'essentiel de ces arguments repose sur une conception abstraite de la morale. Une conception abstraite est une conception qui ne tient pas compte de tous les éléments réels, pratiques, de son exercice. Par exemple, on peut refuser la guerre au nom du principe moral selon lequel il ne faut pas tuer. Mais on oublie alors qu'il peut y avoir des guerres justes, en particulier défensives.

 

Une morale abstraite voit le bien immédiat mais refuse de voir le plus grand mal qui peut en résulter. Au contraire un mal apparent peut en réalité favoriser un plus grand bien futur. Or, permettre l'immigration semble être un bien immédiat mais contribue en réalité à maintenir les peuples d'origine dans l'oppression et la misère et appauvrit les pauvres des pays d'accueil.

Les chrétiens justifient l'immigration comme lutte contre la misère qui est un mal. Or de ce mal peut résulter un bien, la prise de conscience nécessaire à la libération d'un peuple souverain chez lui. Refuser de voir les conséquences de ses choix est aussi contraire au message du Christ.

 

De même ici, pour le chrétien, il ne faut pas interdire l'immigration car la terre est à tout le monde. On pourrait objecter au co-auteur du livre cité dans l'émission, ancien maire de Versailles, qu'il n'a sans doute pas appliqué ce principe dans une politique volontariste de logements sociaux dans sa ville.

 

La Terre est-elle à tout le monde?

 

Mais, plus sérieusement, il n'est pas certain que le fait de s'installer n'importe où soit un droit. Est-ce un droit naturel ou un droit positif? Le droit naturel prévoit seulement que les hommes sont libres et égaux en droit. L'article 17 de la déclaration universelle des droits de l'homme reconnaît bien le droit de propriété. Mais il n'est pas question d'un droit de vivre n'importe où. Il appartient aux Etats de mettre en œuvre ces droits de l'homme. Mais nulle part il n'est écrit qu'un Etat a le devoir de mettre en œuvre ces droits pour tous les habitants de la terre au détriment de ses propres ressortissants. Par contre, on peut souligner que les gouvernants des pays émergeants qui se partagent les richesses de leur pays ou les placent à l'étranger au lieu d'en faire profiter leur peuple transgressent cette déclaration universelle dont leur Etat est signataire.

 

Se sentir chez soi est un droit

 

Une immigration massive vers l'Europe empêche toute assimilation réussie. On aboutit alors à une société multiculturelle dont on sait maintenant à travers tous les exemples dans le monde qu'elle engendre nécessairement des situations conflictuelles. Cette insécurité identitaire faisans des français devenus minoritaires des étrangers dans leur propre pays et des immigrés des exilés permanents ne peut que conduire à des situations de tension grave. Du reste les partisans de la disparition des frontières, des Etats et des Nations sont les mêmes que ceux qui défendent l'Etat d'Israël ou exigent la constitution d'un Etat palestinien. Ainsi, les Israéliens, les Palestiniens ou les Algériens pourraient revendiquer le droit d'être un peuple, mais pas les français.

 

L'immigration est un mal

 

Maintenant, en condamnant toute limitation de l'immigration, la morale catholique ne prend pas en compte les conditions réelles de cette immigration, et c'est en cela qu'elle est abstraite. En effet, l'immigration consiste à permettre à des hommes et des femmes particulièrement dynamiques et volontaristes de quitter leur pays pour aller s'installer ailleurs. Ce faisant, elle prive leur pays d'origine de ses forces vives et réduit les migrants à la condition de quasi esclaves dans les pays d'accueil. Cette immigration contribue ainsi à diminuer les ressources des travailleurs français victimes d'un chantage au chômage. Si par contre les migrants restaient chez eux, ils pourraient par leur dynamisme contribuer à renverser leurs gouvernements corrompus afin de mettre en place des Etats réellement démocratiques et progressistes, en développant notamment leurs industries, le commerce, le tourisme.

 

Contradiction de la critique chrétienne: engagement politique ici, neutralité politique là-bas

 

"Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu". (Matthieu, XXII,21).

Or, les chrétiens appliquent souvent ce principe pour ne pas critiquer les politiques du tiers-monde mais par contre se permettent de critiquer le programme du FN. Faut-il en conclure que les politiciens africains auraient le droit d'être immoraux et pas les français?

 

Les chrétiens qui prônent ici l'ouverture des frontières se gardent bien d'exiger des gouvernants africains qu'ils cessent de détourner les richesses de leur pays et les mettent au service des peuples. On ne peut pas dire en France qu'une politique est immorale et en même temps prôner la neutralité politique dans d'autres pays où pourtant l'irresponsabilité, la malhonnêteté et le vol qui est aussi un péché ne font l'objet d'aucune critique de la part des autorités religieuses. Or, si les gens partent de chez eux alors que l'Afrique est riche, c'est bien à cause de leur gouvernants.

C'est parce qu'ils sont opprimés que les pauvres des pays pauvres émigrent.

 

Position chrétienne de Jean-Paul II: favoriser le développement des peuples

 

Dans l'encyclique Sollicitudo Rei Socialis de 1987  Jean-Paul II évoque bien le "développement des peuples". Or, l'immigration est bien un obstacle à l'émancipation des peuples. Elle contribue à figer la situation politique des pays d'origine et est bien de ce fait un obstacle à leur développement qui devrait passer par une émancipation politique. Elle transforme des hommes libres et dignes chez eux en esclaves sous-payés et ghettoisés et apauvrit en outre les travailleurs des pays d'accueil.

 

La doctrine sociale de l'Eglise implique des Etats pour la mettre en œuvre. Or, l'immigration systématique et massive implique à terme la disparition des Etats et donc l'impossibilité de mettre en œuvre une réelle politique sociale. La proteciton sociale serait alors assumée de manière totalement inégalitaire par des assurances privées, ce qui est contraire à la doctrine même défendue par l'Eglise.

 

 

Le regroupement familial installe durablement la misère.

 

Interdire le regroupement familial peut en effet paraître immoral. Mais ici aussi, cette exigence abstraite ne tient pas compte de ses conséquences. Le migrant serait en réalité bien mieux chez lui avec sa famille, dans un pays dont le développement économique lui permettrait de bien vivre. Il aurait ainsi droit à tout ce qui est reconnu dans la déclaration universelle des droits de l'homme, alors qu'en tant que migrant, dont la seule justification est le moindre coût du travail, il est forcément en situation précaire.

 

Le "droit au logement" est un droit de l'homme dont sont privés les français qui attendent un logement, à cause de l'immigration c'est-à-dire de l'irresponsabilité des dirigeants des pays d'origine qui ne s'occupent pas de leur peuple.

 

 

Conclusion:

 

D'un pont de vue strictement théologique, un chrétien ne peut pas trancher car il ne peut pas démontrer qu'au bout du compte l'immigration et son corollaire la mondialisation soit un bien plus grand que la souveraineté progressiste défendue pour chaque peuple. Nous avons vu au contraire qu'au bout du compte l'immigration est un mal bien plus grand que son interdiction. Le chrétien doit donc s'en tenir en la matière à une stricte neutralité politique. Du reste les chrétiens qui critiquent le programme du Front National se sont montrés bien silencieux face à d'autres massacres, sans parler des crimes nazis.

 

La critique soi-disant religieuse du programme de Marine Le Pen n'est en réalité qu'une critique politique déguisée.

 

Voir aussi Le pape et l'immigration

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:37

 

Ce texte a été initialement publié le 15 septembre 2008 sur un blog aujourd'hui disparu.  Il est repris ici avec l'autorisation de son auteur.

 

Lors de son voyage en France, le pape Benoît XVI a rappelé que le devoir de tout chrétien est la prise en compte de la souffrance humaine et donc aussi, tout naturellement, celle de l'immigré. Il est en cela dans son rôle. Encore faut-il comprendre les limites d'une telle exigence morale.

 

 Le devoir d'hospitalité et d'aide au démuni peut parfois en effet aller, chez les saints ou les apôtres, jusqu'au renoncement à ses propres richesse. Mais la morale chrétienne n'exige pas que le riche (ou simplement celui qui a accumulé un capital tout au long de sa vie, grâce à son travail) distribue sa richesse aux pauvres. Elle n'exige pas que la famille française qui a pu, au fil des années, rembourser un prêt pour l'achat d'une maison, en fasse cadeau à un collectif de sans-papiers pour se retrouver elle-même SDF dans la rue.

 

 Aussi, ceux qui voient dans le discours chrétien un appel à ouvrir les frontières à une immigration massive, sous prétexte d'hospitalité, se trompent gravement. Car il est de plus en plus clair que l'immigration au-delà d'un certain seuil de tolérance pose de graves problèmes tant que les nouveaux venus n'ont pas adopté un minimum de valeurs communes et de comportements communs avec la société d'accueil.

 

  >    On ne rend pas service au peuple français en accueillant trop d'immigrés. A vrai dire, il faudrait plutôt suspendre toute immigration nouvelle tant que les populations étrangères de deuxième ou troisième génération ne sont pas parfaitement intégrées et ne se sentent pas pleinement françaises. Comme le disait le Parti Communiste jusqu'à la fin des années 1970, l'immigration est un obstacle au progrès social, car cela permet un chantage au salaire. De fait, c'est toujours le cas, aujourd'hui, dans la violence économique que subissent les plus pauvres.

 

 >     On ne rend pas service aux immigrants eux-mêmes, car il passent du statut d'hommes libres dans des  pays souverains au statut de quasi-esclaves sous-payés et sur-exploités, alors que les candidats à l'immigration sont souvent des hommes courageux, en fait l'élite des pays d'origine dont l'énergie serait mieux employée à faire évoluer leur propre nation, quitte à organiser des bouleversements politiques pour éliminer leurs gouvernants corrompus et incapables.

 

 Le riche qui accueille le pauvre ne doit pas pour autant renoncer à sa richesse, sauf s'il vise la sainteté Or, la morale chrétienne, en particulieir catholique, n'exige pas de chaque chrétien qu'il vise la sainteté. On lui demande simplement l'humilité de reconnaître ses faiblesses humaine et de s'efforcer de les dépasser.  Le pays d'accueil des immigrants ne doit pas accueillir une population dont la présence aggraverait tous les problèmes sans pour autant apporter de solution ni pour les migrants ni pour les pays d'origine.

 

 Il ne faut pas laisser aux racistes le monopole du débat sur l'immigration. Il faut au contraire avoir le courage de dire que, politiquement, on a le choix entre deux modèles possibles.

 

 1) Premier modèle. On décide que tout homme a le droit de s'installer où bon lui semble. Tout homme ou toute femme qui le désire devrait donc pouvoir venir librement en France, s'y installer et acquérir la nationalité française. Dans ce cas, il ne serait plus possible de maintenir le modèle français de solidarité, car si la sécurité sociale ou les  retraites sont déjà au bord de la ruine avec 65 millions d'habitants, qu'en serait-il avec 120 millions, comme semblait le souhaiter l'abbé Pierre? Une telle solution politique serait néanmoins possible, mais à la condition de supprimer toutes les aides publiques et de les remplacer par des assurances privées, chacun se débrouillant comme il peut. La solution "frontières ouvertes" est en fait une solution ultra-libérale de droite, et il est ahurissant de voir que les gens de gauche ne s'en rendent pas compte.

 

 2) Second modèle. L'autre solution consiste bien entendu à suspendre toute immigration, à prendre soin de nos populations les plus fragilisées, mais en leur rappelant les bases de notre contrat social, et de continuer à travailler au progrès de tous. La France pourrait poursuivre les innovations politiques dont elles a toujours été capable, et devenir ainsi un modèle pour les autres nations. Là est, selon moi, une vraie position progressiste de gauche, pour autant que ce mot ait encore un sens aujourd'hui. Mais ne rêvons pas. La gauche n'a plus de doctrine positive à proposer, sinon la critique systématique de tout ce que font les autres.

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