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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 12:22

Lu sur le blog d'Ivan Rioufol:

 

Parigoth  2 mars 2012 17h58 

le retour à la bipolarisation UMP-PS est forcément fragile.

Indépendamment des péripéties actuelles, nous devrions nous demander si cette bipolarisation ne s'inscrirait pas aussi dans la tendance à la « normalisation » de l'environnement de toutes les formes d'activités humaine sous la pression de la mouvance « mondialiste ».

Cette bipolarisation se retrouve dans d'autres pays comme les pays anglo-saxons mais pas exclusivement, elle permet aux divers milieux dirigeant le monde de réduire les incertitudes liées aux contingences politiques, incertitudes nuisibles à la planification de projets économiques, financiers ou géopolitiques.

Bien entendu, les choses seront encore plus simples si la doctrine de chaque parti a également été formatée au préalable, le reste n'étant qu'une affaire de « Barnum éléctoral ».

Dans cette optique, les personnalités susceptibles d'émerger du lot et de jouer un rôle dans le futur font l'objet d'une veille stratégique.

Voir par exemple :

http://www.french-american.org/leadership/young-leaders/index.html

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/09/11/2587401_nicolas-dupont-aignan-un-young-leader-de-la-faf-qui-imite-tres-mal-francois-asselineau.html

Dans le cas des Young Leaders français, nous trouvons de nombreux journalistes comme Christine Ockrent, Jean-Marie Colombani (Le Monde), Emmanuel Chain, Jérôme Clément (président d’ARTE) ; mais aussi de nombreux députés socialistes, François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg ; et de l’UMP, Alain Juppé, Yves Censi, Valérie Pécresse, Philippe Auberger, Jacques Toubon, Eric Raoult ou encore Nicolas Dupont-Aignan [2]...

(…)

Le cas de Nicolas Dupont-Aignan est intéressant. Officiellement, ce monsieur défend avec passion la souveraineté française mâtinée de gaullisme. En fait, c’est un leurre. Son appartenance à la FAF, depuis 2001, le prouve. Je rappelle que si NDA a été accepté au sein de la French-American Foundation, cela signifie qu’il a dû présenter obligatoirement des gages prouvant sa bonne foi. On ne trompe pas facilement les élites mondialistes de la FAF. Ce politicien est utile au système parce qu’il est un dérivatif.

En effet, il doit donner l’illusion qu’il défend un idéal classique de défense de la souveraineté nationale donnant l’espoir qu’une chance existe, qu’une échappatoire est possible. Ainsi, il pourra canaliser un courant de Français mécontents du système politique classique en leur faisant miroiter des possibilités d’un meilleur lendemain à condition de se battre, d’y croire, de s’engager avec passion, blablablablabla ... Comme le disait Racine,« J’embrasse mon adversaire pour mieux l’étouffer. » Dans le cas de NDA, il s’agit de contrôler un mouvement du peuple en faveur de la cause nationale pour ensuite arrondir les angles, empêcher que les vrais patriotes puissent diffuser de véritables informations sur les origines de l’européisme et du mondialisme.

Hollande, Montebourg, Juppé, Moscovici, comme c'est bizarre...

Dans ce cadre, il est évident que l'irruption d'un troisième larron modifie la donne, surtout s'il échappe à tout contrôle.

Donc on tolérera à la rigueur le « bon larron » qu'est Nicolas Dupont-Aignan, mais on rejettera le « mauvais larron » qu'est le F.N, quitte à recourir une fois de plus au procédé (un peu usé) de la diabolisation pour le pousser dans le fossé.

Cette bipolarisation ne servira que d'alibi pour permettre à la « démocratie » de se démarquer des régimes à parti unique, ce qui ferait désordre, mais au final pour le citoyen lambda son destin lui échappera à peu près autant.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:38

C'est un devoir civique

C'est un devoir politique

C'est un devoir moral

 

Devoir civique, parce qu'il est scandaleux qu'une candidate qui représente un potentiel électoral non négligeable ne soit pas en mesure de participer normalement aux élections

 

C'est un devoir politique parce que les problèmes que soulève Marine Le Pen sont de vrais problèmes et que les solutions qu'elle propose sont de vraies solutions dont le choix ne serait pas plus honteux que l'esprit défaitiste qui présente lâchement la mondialisation comme la seule solution possible, comme si les lois de l'économie étaient des lois de la nature.

 

Devoir moral, enfin, parce qu'une femme courageuse et pleine d'énergie défend des idées éminemment respectables et légitimes dans une atmosphère de haine et d'opprobre rarement atteints depuis la seconde guerre mondiale. Le déchaînement médiatique multiforme, d'une bande dessinée insultante jusqu'à un pseudo-témoignage à charge crée volontairement une atmosphère malsaine et en aurait de toute manière découragé plus d'un. On ne pardonne pas les blagues d'un responsable sur Caroline Fourest mais on est prêt dans le même temps à excuser les frasques d'un homme politique socialiste ou l'abus sexuel d'une jeune fille par un grand cinéaste.

 

On pardonne tout au gens de la caste, et bien pire, on ne pardonne rien au Front National.

 

Alors oui, maintenant, le courage exigerait que chacun à son niveau passe à l'action. Je dois moi-même rester dans l'ombre pour des raisons que je n'ai pas à exposer ici. Mais j'ai pris ma carte au Front National depuis un an et je considère que désormais chacun devrait en faire autant, ne serait-ce que pour protester contre cette haine qui suinte partout contre nos idées.

 

Après tout, si par malheur Marine Le Pen finalement se décourageait devant tant de hargne et aussi il faut bien le dire devant la lâcheté de ceux d'entre nous qui n'osons pas la soutenir en quelque manière, alors sa défaite serait aussi la nôtre et nous n'aurions plus aucun droit moral ni aucune légitimité de protester contre un système que dans le fond nous ferions semblant de critiquer mais qu'en réalité, par notre lâche passivité, finalement nous soutenons.

 

Nous devons l'aider en adhérant en masse au FN  afin de lui faire  sentir que nous sommes de plus en plus nombreux derrière elle au lieu de nous planquer lâchement en comptant les points. C'est la seule  manière de lui donner le courage et l'énergie nécessaire pour affronter une caste politico-médiatique qui ne reculera devaont rien pour la dissuader de poursuivre.

 

Gilbert Collard a souligné qu'il ressentait un sentiment de libération intérieure depuis son engagement. Nous sommes déjà nombreux à partager cette expérience d'un grand soulagement en soutenant cette candidate de vérité, même si nous ne pouvons pas tous nous révéler au grand jour.

 

voir aussi le comentaire de Francedenbas sur le blog de Rioufol


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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:46

 

 

Claire Checcaglini a passé presque un an au Front National où elle s'est présentée sous une fausse identité comme sympathisante. On lui a confié des responsabilités et elle a à cette occasion rencontré un certain nombre de militants et de responsables. De cette enquête, elle tire la conclusion que le FN n'a pas changé et que la dédiabolisation n'est qu'une façade.

Cette analyse est une escroquerie intellectuelle car de ces constatations elle laisse entendre que le programme présidentiel de Marine Le Pen est mensonger. Autrement dit, si elle est élue, notre candidate mettra en œuvre un authentique programme d'extrême-droite raciste, islamophobe et fasciste.

 

L'héritage historique.

 

Quand on parle du FN ou le réduit souvent à certaines de ses racines d'extrême-droite en oubliant que le premier à avoir habilement détourné son parti de ces courants extrémistes est Jean-Marie Le Pen lui-même qui a entamé il y a bien longtemps une dédiabolisation il est vrai bien modeste du groupe Ordre Nouveau.  Si on tient absolument à rattacher un parti présent et des projets d'avenir à ses racines historiques, alors on ferait bien de se rappeler que la gauche a fourni le gros des collaborateurs de Vichy tandis  que c'est la droite nationaliste qui a au départ fourni le gros des troupes gaullistes réfugiées à Londres. On devrait rappeler que l'extrême-gauche tiers-mondiste a longtemps admiré Sartre dont la célèbre préface au livre de Franz Fanon, "les damnés de la Terre" proclamait cette terrible sentence: "Abattre un Européen, c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre". Aujourd'hui, même les plus acharnés des défenseurs des sans-papiers qui pourtant paupérisent le prolétariat français et font régner l'insécurité tout en ruinant leur pays d'origine n'irait jusqu'à prôner cette violence criminelle.

 

De nos jours, des racistes, des révisionnistes, des islamophobes, des anti-IVG, on doit bien en trouver quelques-uns au FN comme on trouve de vrais antisémites au PC ou même au PS ainsi d'ailleurs que des nostalgiques de la révolution culturelle maoïste ou de la rigueur soviétique au Front de Gauche du tribun Mélenchon. Ce même Mélenchon avoue ses sympathies pour Fidel Castro malgré ses crimes contre les droits de l'homme. Si on suit le mode de raisonnement de Claire Checcaglini, il faudrait craindre que si Mélenchon parvenait au pouvoir, il mettrait en place des commissaires du peuple et ferait exécuter ses opposants après des jours de torture. Mais bien entendu, notre  journaliste se gardera bien d'un tel raisonnement absurde qu'elle n'hésite pourtant pas à appliquer au Front National et à Marine Le Pen.

 

Mais qu'on se rassure, au deuxième tour, ce dernier ne manquera pas d'effacer cette politique brouillonne pour se ranger du côté de François Hollande, socialiste mondialiste et ami de la finance internationale qu'il a tenu à rassurer.

 

D'où cette journaliste tient-elle que la politique d'un parti accédant au pouvoir sera celle prônée par les plus radicaux de ses militants de base ? C'est une bien curieuse conception de sociologie politique infirmée par toutes les expériences du siècle passé. C'est le contraire qui est vrai: l'accession au pouvoir se traduit par une succession de dé-radicalisation des thèses et des programmes et par une marginalisation des militants les plus radicaux, au profit du réalisme nécessaire à l'exercice du pouvoir.

 

Ce fut le cas des socialistes qui comptaient dans leurs rangs d'authentiques anticléricaux ou des ennemis acharnés de l'enseignement privé par exemple. Au point que la politique des socialistes parvenus au pouvoir a consisté, après les premiers tâtonnements malheureux,  à faire exactement le contraire de ce que les adhérents de base avaient en tête comme en témoignent les multiples privatisations et l'apologie de l'entreprise qui a explosé dans les années 80. Les militants PS pour qui les patrons étaient essentiellement des salauds d'exploiteurs qu'il fallait mettre au pilori ont dû déchanter. Il y a eu des affairistes au PS et eux, d'ailleurs, ont été au pouvoir. On se gardera bien de se demander si tel obsédé sexuel misogyne est représentatif de tous les militants. C'est pourtant la base du raisonnement de Claire Checcaglini.

 

Le racisme et l'antisémitisme?

On n'a pas fait grief à Mitterrand d'avoir évoqué à la fin de son dernier mandat l'action du lobby juif. On n'en a pas conclu que le Parti Socialiste était antisémite. Et quand Georges Frêche traite des harkis de sous-hommes, on n'en conclut pas que tous les socialistes sont racistes! C'est pourtant la base du raisonnement de Claire Checcaglini. S'agissant du Front National, il suffit de trouver quelques militants plus ou moins fascisants pour pouvoir en conclure que toute la politique future de la présidente sera à l'image de ces quelques comportements.

 

Le FN a été ostracisé pendant des années et n'a que peu d'élus du fait de cette diabolisation médiatique. Il s'agit donc pour lui d'utiliser au mieux les quelques militants qui ont eu le courage, contre vents et marées, de rester en place et de supporter ainsi les railleries et les sarcasmes de tous pour leur appartenance à un parti diabolisé. Or, le travail militant de terrain étant indispensable, il faut bien faire avec les moyens du bord.

 

Tous les partis en sont plus ou moins là, comme en témoigne d'ailleurs Claire Checcaglini elle-même en rapportant les propos d'un maire UMP qui avoue sa politique discriminatoire à l'égard des arabes. Ce sont peut-être ses affinités avec Neuilly ou son tropisme pour les beaux quartiers  qui lui interdisent de traiter l'UMP de raciste comme elle traite le FN. De là à penser qu'elle roule en réalité pour Nicolas Sarkozy ou à défaut pour François Hollande dont on sait désormais que la finance internationale n'a rien à craindre, il n'y a qu'un pas.

 

L'islamophobie et les français "laïcards"

 

Un autre argument de cette journaliste consiste à dire que la posture laïque de Marine Le Pen n'est qu'une façade. En réalité, elle aurait tout simplement des sympathies catholiques intégristes. Quand bien même ce serait vrai, elle se garde bien de le montrer, étant ainsi bien plus respectueuse de la laïcité que bien des responsables socialistes qui n'hésitent pas à faire l'apologie d'une fête barbare où l'on massacre des moutons à vif et avec de terribles souffrances, tout en interdisant de modestes processions ou pardons catholiques. Mais de quoi soupçonne-ton notre candidate au juste? De vouloir imposer à tous les français le baptême et le poisson le vendredi? De vouloir interdire le divorce, elle qui est divorcée? De vouloir interdire l'IVG alors qu'elle a affirmé le contraire? Tout ça n'est pas très sérieux.

 

En outre, les attaque les plus vives contre l'islam ne viennent pas du Front National mais en France de Riposte Laïque qui d'ailleurs le fait sans haine, mais avec des arguments solides qui soulignent fort légitimement qu'il y a là un choix de civilisation qui risque fort de nous entraîner vers une régression  déjà largement entamée avec la barbarie du tout hallal. Il ne s'agit pas pour Marine Le Pen d'interdire l'islam. Cette critique est soutenue par certains intellectuels musulmans eux-mêmes. Il s'agit de rappeler que les nouveaux venus doivent prendre le train du progrès en marche et s'adapter aux légitimes conquêtes de la modernité qui toutes vont dans le sens d'une émancipation du sujet libre alors que l'islam comme idéologie théologico-politique exige ici des remise en question fondamentales contraires au droits de l'homme comme d'ailleurs l'a proclamée la Cour Européenne de Justice elle-même à propos de la charia déjà mise en œuvre en Angleterre par exemple. Mais tout cela, bien sûr, notre journaliste bobo semble allègrement l'ignorer…. ou dit comme son patron virtuel que ce n'est pas un problème.

 

On voit donc bien que ce voyage d'une journaliste naïve ou faussement ingénue au sein du FN aboutit à une thèse absurde et grossière selon laquelle puisque le FN n'a pas changé, Marine Le Pen ment et veut mettre en place en France un authentique régime fasciste.

 

Or, quant bien même cette thèse imbécile serait vraie, elle est de toute manière irréaliste. Car comme l'a démontré Stanley Milgram dans l'introduction de son célèbre livre "soumission à l'autorité", un régime totalitaire pour fonctionner doit reposer sur de multiples complicités pour appliquer un programme fasciste ou nazi. Or, les français ne sont pas racistes et sont attachés à leurs habitudes de liberté et d'autonomie. Très peu de personnes seraient d'accord pour condamner les migrants à la noyade en les jetant à la mer comme l'on cru de manière hallucinée certains commentateurs.

 

Une critique malhonnête au service de la caste

 

Ce livre repose donc entièrement sur un banal argument de direction selon lequel si tu fais A tu feras nécessairement B. Si tu as quelques rares racistes dans tes rangs, tu feras nécessairement une politique raciste.

 

Cette journaliste naïve ou malveillante nous refait le coup de 1981 où certains craignaient l'arrivée des chars soviétiques  à Paris et l'instauration du Goulag si Mitterrand gagnait les élections.

 

Il est vrai sans doute que pour certains militants historiques, l'élection de Marine Le Pen ne sera qu'un moindre mal. Il y a aussi des militants d'extrême-droite qui souhaitent son échec parce qu'ils espèrent un pourrissement de la situation aboutissant à une guerre civile à laquelle ils se préparent déjà. Mais ceux-là ne font pas partie du Front National.

 

Voir aussi cet excellent article sur Riposte Laïque: pour se faire du fric, il vaut mieux taper sur le Front National plutôt que dénoncer l'islamisation de la France.

 

Commentaire de Jeanbarre sur le blog d'Ivan Rioufol:

 

"Ajoutons donc ceci

Une journaliste de 35 ans, Claire Checcaglini, a utilisé le nom et le prénom de sa grand mère, a changé de coiffure, s’est teint les cheveux, pour infiltrer le Front National. 

Première remarque : dans son témoignage, Claire Checcaglini affiche, en guise de panoplie intellectuelle, des clichés bien usés : les arabes, minoritaires, forcément les victimes. Les blancs, majoritaires, forcément oppresseurs et racistes. L’islamophobie forcément une obsession. Le monde, forcément composé de bisounours, et signaler le danger de l’islamisation, forcément une paranoïa. L’islamisme radical et conquérant forcément un fantasme. 

Et je termine avec cette question, qui restera sans réponse : qui ira infiltrer les mouvements antiracistes, les MRAP et autres LDH pour écouter leurs propos racistes anti blancs ? Je sais, les médias n'en parleraient pas. Qui ira écouter les incitations à la haine des valeurs occidentales dispensées dans des mosquées bien sous presque tous rapports ? Qui osera écouter et rapporter les propos judéophobes de ces nuées d’associations antisionistes ? 
Certainement pas cette journaliste, aveugle comme une taupe.  "


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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 09:38

 

 

Chacun sait que la crainte de perdre son emploi, de se retrouver à la rue engendre de l'angoisse. Chacun sait que travailler avec sur la tête l'épée de Damoclès du licenciement engendre un stress qui vient s'ajouter à celui, plus normal et souvent positif, de l'attention nécessaire au travail.

 

Mais à celui qui craint ainsi pour sa vie, la revue Psychologies répond: pas de panique ! Si on a peur du chômage, il suffit de faire de la relaxation, d'apprendre à respirer, de prendre conscience du fait que la banque, naguère symbole de la sécurité maternelle, devient aujourd'hui une menace qu'un adulte conscient de lui-même et de ses faiblesses doit savoir affronter !

 

Edgar Morin souligne que les crises sont à la fois un risque et une chance. Oui, certes. Et alors ?

 

Tous ces articles par ailleurs utiles, reposent sur un postulat implicite (1): la crise est une fatalité, les seuls moyens pour s'en sortir relève de la stratégie individuelle d'adaptation.

 

Or, ici, naturellement, on psychologise la situation, comme si finalement ceux qui souffrent de cette situation scandaleuse étaient responsables, voire coupables de ne pas trouver le moyen de s'y adapter.

 

Mais il existe une autre solution: refaire de la politique, mettre en place une politique qui protège de la mondialisation totalitaire, qui recrée une situation sociétale plus normale où l'économie de chaque pays serait à l'abri de la concurrence déloyale mais ouverte aux partenaires loyaux et avec une monnaie qui soit le reflet réel des moyens réels de production de richesses.

 

Le programme de Marine Le Pen constitue une solution bien plus intéressante que le recours à des psys qui ne savent pas vous expliquer que c'est une situation scandaleuse qui cause votre mal-être.

 

Finalement, on s'aperçoit que la bourgeoisie culturelle et intellectuelle (2) tire profit de la crise en se rendant politiquement complice du malheur du peuple, ce qui lui permet d'augmenter ses ressources par le nombre de consultation. Un peu comme les professeurs peuvent tirer profit de l'effondrement de l'Education Nationale en donnant des cours particuliers et en protégeant leurs propres enfants d'une concurrence trop importante.

 

Les travailleurs esclaves et les chômeurs dépressifs à cause de la crise tout comme les immigrés et les prolos français, armée de réserve de la bourgeoisie…

 

Notes.

(1) On trouve sur cette idée de postulat implicite des réflexions approfondies dans l'excellent livre de Raymond Boudon, "l'art de se persuader", en particulier les chapitres sur le système de Simmel. Les références aux problématiques classiques en rhétorique et argumentation sont ici précieuses.


(2) On trouve une réflexion intéressante sur la  bourgeoisie culturelle (1) et intellectuelle. Mais bien entendu, ce qui y est dit sur le FN est largement faux concernant Marine Le Pen et son programme bien plus gaullien et humaniste que d'extrême-droite. Ces imbéciles qui continuent à railler notre candidate oublient simplement qu'ils disaient exactement la même chose comme en témoigne le célèbre article de la revue Valeurs actuelles. Egalement cité par Novopress.

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 09:14

 

 

Le Président-candidat annonce un référendum sur la pénalisation du refus de travailler. En clair, c'est le retour des corvées médiévales, car il sera toujours possible de déclarer raisonnable un travail qui évite la misère et la rue.

 

Pendant ce temps, la France s'engage sur des financements innovants pour les pays émergeants. Mais certains comme Ph. Douste-Blazy devenu centriste veulent aller encore plus loin et privilégier une solidarité mondiale et non plus nationale.

 

"L'UMP d'aujourd'hui s'est abîmée dans sa course permanente à l'urgence, à la surenchère, dans la poursuite du fait divers. Elle a laissé dans sa poche sa boussole principale : la personne humaine.

C'est tout l'inverse de l'action que je mène depuis 2007 en tant que secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des financements innovants pour les pays en développement et président d'Unitaid, l'agence dédiée à la collecte des contributions de solidarité sur les billets d'avion pour lutter contre les risques sanitaires dans les pays en développement, tout particulièrement en Afrique. Avec des dirigeants mondiaux, tels Bill Clinton, Bill Gates, Lula ou Michèle Bachelet, nous sommes en charge au quotidien de la mondialisation de la solidarité. Pour autant, je ne me suis jamais désintéressé de l'avenir de mon pays."

 

François Hollande a lui aussi insisté sur le nécessaire projet mondialiste en soulignant qu'il ne saurait être au service exclusif des citoyens français (voir article et vidéo).

 

Mais l'Afrique, l'Inde sont-elles vraiment si pauvres? Les riches des pays pauvres détournent les richesses de leur pays pour les placer en Suisse ou dans l'immobiliser en France; Les richissimes indiens spéculent eux aussi sur les marchés financiers depuis leurs magnifiques palais des mille et une nuits. Les réserves monétaires de l'Algérie sont importantes, mais son peuple n'en profite pas.

 

Alors c'est aux travailleurs français qu'on va demander de se sacrifier. Les travailleurs et les classes moyennes deviendront corvéables à merci pour que les riches du monde entier puissent devenir encore plus riches. Les français obligés d'accepter n'importe quel travail payé à vil prix deviendront ainsi les esclaves de leurs exploiteurs.

 

Et comble d'ironie, on risque de leur demander d'approuver cela par référendum !

 

L'humour politique atteint ici des sommets.

 

Références:

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/08/philippe-douste-blazy-pourquoi-je-rejoins-aujourd-hui-francois-bayrou_1627165_1471069.html

http://www.franceonu.org/spip.php?article4355

http://www.delegfrance-onu-geneve.org/spip.php?article1007

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 08:01

 

François Bayrou critique la posture droitière électoraliste du Président de la République, soulignant que désormais la confrontation des programmes se fera valeurs contre valeurs. Il est entendu que pour lui, les valeurs défendues par le FN sont encore pires, à savoir antihumanistes.

 

Le fondement de toute doctrine humanisme est de privilégier le développement de l'être humain. A cet égard, les nations ont souvent broyé l'individu, notamment lors du premier conflit mondial. Mais aujourd'hui, ce sont les cyniques puissances financières qui broient l'individu, ni nient l'humanité, qui oublient de "toujours considérer l'être humain aussi comme une fin, jamais seulement comme un moyen", comme disait Kant. Certains pays sacrifient la santé de leurs travailleurs, parfois des enfants parce que leur civilisation ne repose pas sur ce principe fondamental dont la France et plus largement l'Europe est héritière.

 

Mais pour que l'être humain puisse se développer harmonieusement, encore faut-il que les conditions économiques et politiques lui soient favorables. Est-ce en transférant la gestion du pays à des technocrates anonymes au service des seuls marchés financiers qu'on y arrivera? 

 

C'est au contraire en permettant à la France de retrouver la voie d'une économie plus saine qu'on pourrai permettre à chacun de mener une vie vraiment humaine avec des revenus, un toit, un travail, des loisirs. Le protectionnisme économique et monétaire proposé par la seule Marine Le Pen est donc le moyen indispensable à cette fin.

 

Mais on lui reproche encore sa politique restrictive d'immigration. Or, l'immigration, c'est transformer un homme libre chez lui en esclave chez nous. Une politique vraiment humaniste ne consiste pas à accueillir des étrangers condamnés à vivoter ici, mais à les aider à construire la liberté et la prospérité chez eux, ce qui suppose le plus souvent de les aider à remplacer leurs dirigeants corrompus par des politiciens responsables, comme l'ont bien compris les congolais en France.

 

L'humanisme, ce n'est pas le chantage à la baisse des salaires par l'immigration que dénonçait naguère Georges Marchais, (1) c'est permettre à nos travailleurs de recevoir un salaire digne de ce nom, ce qui n'est possible que dans une économie rendue plus forte par la réindustrialisation. 

 

Oui, seul le programme de Marine Le Pen est vraiment humaniste.

 

(1) Il semble que M. Mélanchon soit incapable de comprendre cet argument, lui qui n'hésite pas, dans sa propagande anti-Le Pen,  à entretenir les pires mensonges politiques jusqu'au ridicule.

 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 07:43

 

 

Texte de Jean-François Revel:

 

QU'EST-CE QUE NOTRE CIVILISATION ?

Il peut paraître futile de parler de « notre » civilisation, puisque l'humanité actuelle ne peut se considérer comme étant une seule et même civilisation ni sous le rapport des institutions politiques, ni sous celui de la richesse et du niveau technique, ni par ses lois civiles et pénales, ni par ses coutumes, moins encore par ses croyances, ses mentalités, ses religions, ses morales, ses arts. Bien plus, la tendance à revendiquer la diversité, la particularité, l'« identité » culturelles, comme on a pris l'habitude significative de dire, a prévalu, depuis le milieu du xxe siècle, sur l'acceptation de critères universels de civilisation, fussent-ils vagues. La décolonisation a encore accentué la récusation de ce qu'en simplifiant on nomme le « modèle occidental », entendu à la fois comme recette de développement économique et comme prépondérance supposée d'un rationalisme qui remonte, dit-on, au siècle des Lumières, et que l'Occident même conteste. N'est-il pas allé jusqu'à souscrire humblement à cette condamnation de l'ethnocentrisme, à cette relativisation des cultures, à cette proclamation de l'équivalence de toutes les morales ? Les Occidentaux sont même paradoxalement presque les seuls à l'avoir fait, car les porte-parole des cultures non occidentales, du moins dans leurs proclamations les plus aiguës, paraissent avoir repris à leur compte et remis à l'honneur l'intolérance ethnocentrique, qui avait été la règle dans les communautés humaines du passé, condamnant comme sottes, impures, voire impies les façons de vivre des autres, et par-dessus tout le « modèle occidental ». C'est le fait, en particulier, de l'Islam, dans les manifestations les plus virulentes de sa renaissance moderne, mais pas seulement de l'Islam.


Le moment semble donc mal choisi pour parler d'une civilisation commune, alors que l'humanité se rue à nouveau et de propos délibéré vers la fragmentation, glorifie l'incompréhension réciproque et volontaire des cultures. Avons-nous jamais été plus éloignés d'un système de valeurs universellement partagé ? Pourtant, la contradiction n'est flagrante qu'en apparence. Si diverses soient-elles, toutes les civilisations vivent de nos jours dans une perpétuelle interaction, dont la résultante commune pèse à terme plus lourd sur chacune d'entre elles que ses particularités séparatrices. On admet désormais comme une évidence l'existence de cette interaction dans les domaines économique, géopolitique et géostratégique. En revanche on mesure moins, en dépit de tous les bavardages, à quel point l'instrument principal en est devenu l'information, agent permanent de l'omniprésence de la planète à elle-même. Non l'information vraie, certes, justement toute la question est là, mais le torrent continuel des messages, qui commence à inonder les esprits dès l'école : car l'enseignement n'est pas autre chose que l'une des branches de l'information. A chaque minute, l'homme contemporain a une image du monde et de sa société dans le monde. Il agit et réagit en fonction de cette image. Il ne cesse de la transformer ou de la confirmer. Plus elle est fausse, plus ses actions et ses réactions sont dangereuses, pour lui-même comme pour les autres. Mais il ne peut plus ne pas en avoir l'image, ou ne l'avoir que bornée aux seules réalités qui l'environnent. Du moins ce cas est-il maintenant rarissime, et en voie d'extinction.

La revendication de l'« identité culturelle » sert d'ailleurs aux minorités dirigeantes du tiers monde à justifier la censure de l'information et l'exercice de la dictature. Sous prétexte de protéger la pureté culturelle de leur peuple, ces dirigeants le tiennent le plus possible dans l'ignorance de ce qui se passe dans le monde et de ce que le monde pense d'eux. Ils laissent filtrer ou ils inventent, au besoin, les informations qui leur permettent de masquer leurs échecs et de perpétuer leurs impostures. Mais l'acharnement même qu'ils déploient à intercepter, à falsifier, voire à confectionner de toutes pièces l'information montre à quel point ils ont conscience d'en dépendre, plus même, s'il se peut, que de l'économie ou de l'armée. Combien de chefs d'État de notre temps ont dû leur gloire non à ce qu'ils faisaient, mais à ce qu'ils faisaient dire !

 

"La connaissance inutile", 1988, p. 17.

 

C'est nous qui soulignons et surlignons.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:36

Dans son excellent "journal des résistants", Christine Tazin s'insurge contre les subventions à l'abattage rituel et l'absence de traçabilité. Voir aussi le site Riposte laïque.

 

L'abattage rituel paraît "tolérable" dès lors qu'il paraît justifié par des motifs religieux. Pourtant, le progrès d'une civilisation de mesure aussi à la manière dont elle traite les animaux et la capacité de compassion pour nos frères vivants peut être aussi une manifestation de spiritualité comme on le voit dans maintes religions, notamment le bouddhisme. Echapper à l'animalité, c'est aussi  s'émanciper de la logique naturelle qui est loi de la jungle où règne la loi du plus fort et où tous s'entre-dévorent. Qui n'est pas sensible à la douleur animale a encore du chemin à parcourir vers la sagesse.

 

Or, dans l'abattage rituel, la souffrance animale est bien réelle et mérite notre compassion

 

Depuis le XVIIIème siècle on a appris à faire la différence entre croyance et superstition. Quand la foi mène à la spiritualité, elle nous rapproche de Dieu, selon les théologiens.  Mais on n'hésitait pas à appeler bigots ceux qui se contentent de respecter un rituel purement extérieur, sans réelle implication spirituelle intérieure. C'est le sens de l'acte du Christ chassant les marchands du temple. C'est ce que critique Descartes dans l'article 190 des passions de l'âme :

 

"La satisfaction, qu’ont toujours ceux qui suivent constamment la vertu, est une habitude en leur âme qui se nomme tranquillité et repos de conscience. Mais celle qu’on acquiert de nouveau, lorsqu’on a fraîchement fait quelque action qu’on pense bonne, est une passion, à savoir une espèce de joie, laquelle je crois être la plus douce de toutes, parce que sa cause ne dépend que de nous-mêmes. Toutefois lorsque cette cause n’est pas juste, c’est-à-dire lorsque les actions dont on tire beaucoup de satisfaction ne sont pas de grande importance, ou même qu’elles sont vicieuses, elle est ridicule, et ne sert qu’à produire un orgueil et une arrogance impertinente. Ce qu’on peut particulièrement remarquer en ceux qui, croyant être dévots, sont seulement bigots et superstitieux, c’est-à-dire qui sous ombre qu’ils vont souvent à l’église, qu’ils récitent force prières, qu’ils portent les cheveux courts, qu’ils jeûnent, qu’ils donnent l’aumône, pensent être entièrement parfaits, et s’imaginent qu’ils sont si grands amis de Dieu, qu’ils ne sauraient rien faire qui lui déplaise, et que tout ce que leur dicte leur passion est un bon zèle ; bien qu’elle leur dicte quelquefois les plus grands crimes qui puissent être commis par des hommes, comme de trahir des villes, de tuer des princes, d’exterminer des peuples entiers, pour cela seul qu’ils ne suivent pas leurs opinions"

 

Bigoterie et superstition

 

La bigoterie, c'est-à-dire le respect purement extérieur des normes religieuses, confère une fausse tranquillité de conscience. On sait depuis Spinoza, Locke et Hume que Dieu ne peut pas exiger des hommes des actes insensés ou injustes. Et les justifications sophistiques de certains religieux n'y changent rien. Dieu ne peut qu'attendre des hommes des actes justes, c'est-à-dire, entre autres, accomplis après réflexion et délibération, puisque Dieu a conféré à l'homme la faculté de penser et lui a ainsi donné la liberté et la responsabilité.

 

La superstition consiste à croire au premier degré, sans reconnaître le caractère purement symbolique d'une pratique. A cet égard, aucune activité humaine n'est en soi irrationnelle. Il y a une justification théologique du Hallal, c'est l'idée entre autres, que l'âme de la bête doit s'échapper avec son sang. Cette conception pouvait se justifier il y a 3000 ans ou VIIème siècle, mais maintenant elle est devenue une pratique périmée car plus aucun théologien ne peut soutenir sérieusement que le sang est le siège de l'âme. De même, le sacrifice avait un sens car effectivement pour des tribus nomades pauvres, l'immolation d'un mouton était un véritable sacrifice. Avec le formidable progrès du niveau de vie, ceci n'a plus aucun sens aujourd'hui. Les pauvres dans nos pays vivent dans un confort incroyablement supérieur à ce que pouvaient connaître les plus riches il y a un ou deux millénaires, comme le prouve l'allongement de l'espérance de vie. Dès lors, les religions qui pratiquent encore le sacrifice rituel, qu'il soit hallal ou

 

Une régression de trois siècles

 

Par conséquent, refuser de prendre en compte ici la souffrance animale lors de l'abattage rituel relève de la mauvaise foi, puisque sous prétexte de respecter des pratiques censées refléter une certaine fragilité d'une certaine population, on renonce à défendre des valeurs pourtant devenues essentielles depuis trois siècles.

 

Toutes les religions sont les bienvenues en France, à la condition de respecter les lois, de ne pas réclamer des retours en arrière sous des prétextes dont la culture philosophique a démontré depuis longtemps la vanité. Une religion peut parfois éclairer la réflexion politique mais ne saurait s'y imposer.

 

La question soulevée à l'occasion de l'abattage rituel est plus complexe qu'il n'y paraît, car selon certains observateurs, l'animal souffrirait plus avec l'abattage par étourdissement qu'avec l'abattage rituel où le cortex privé d'oxygène deviendrait inactif après quelques secondes.

 

Cette question renvoie à un nécessaire progrès des techniques d'abattage, prenant en compte éventuellement tous les avis de ceux qui ont étudié la question. Mais il reste que par principe l'idée qu'une religion impose un mode opératoire quelconque dans un pays laïc est par nature une absurdité. Car si vraiment l'abattage rituel comporte un aspect qui épargne peu ou prou l'animal, il suffirait sans doute de le combiner avec un étourdissement préalable qui diminuerait encore plus la souffrance de l'animal, ce qui ne conviendrait pas aux religieux qui ici encore interdisent tout progrès en nous figeant des siècles en arrière.

 

Voir également le dossier complet de l'OABA.

 

 

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:28

Le mensonge politique est une pratique vieille comme le monde. Il comporte plusieurs degrés, plusieurs variantes. En politique son usage systématique relève de la manipulation et donc de la propagande largement utilisée par les nazis.. On peut croire, par cynisme que l'usage du mensonge en politique est inévitable. Mais il y a des degrés et lorsque des politiciens ont systématiquement recours au "mensonge pernicieux", on peut en conclure qu'en réalité ils n'ont rien à proposer.

Par contre le mensonge médiatique est un crime car il transgresse le principe fondamental de la déontologie journalistique qui est d'aider les citoyens à comprendre le monde et à être réellement informés.

Il y a une méthode simple pour mesurer la manière dont les media traitent l'actualité:

 

-Etudier et évaluer ce qu'ils disent à propos d'un domaine que vous connaissez particulièrement bien;

-comparer ce que disent la presse, la radio et la télévision à d'autres sources comme Internet.

-se demander d'où provient ce décalage, à quoi il sert et surtout qui il sert.

Les journalistes mentent, parfois jusqu'à la bêtise.il faut en tirer les conséquences et comparer les propositions des différents candidats aux élections présidentielles pour s'en faire une idée. Voir ce qu'ils proposent vraiment et ce qu'ils critiquent chez les autres.

Les journalistes mentent sur le programme économique de Marine Le Pen

Mais il est un mensonge vraiment énorme, tellement énorme que personne ne semble s'en rendre compte. Tous les candidats présentent des programmes plus ou moins précis, rarement chiffrés. Mais personne n'ose dire que s'il est élu il ne gouvernera pas puisque pour l'essentiel, c'est l'Europe qui commande et ce sera pire à partir de 2015. Bien sûr, l'Europe c'est la volonté conjointe des Etats. Mais ces décisions européennes sont toujours un compromis entre des exigences parfois contradictoires. Les décisions européennes ne peuvent donc être que le plus petit dénominateur commun entre les Etats. Pour cela, la politique doit être la moins contraignante possible. Or, quelle est la doctrine qui permet ces compromis minimalistes? C'est le libéralisme bien sûr! La seule politique défendable au niveau européen est l'ultralibéralisme car avec ce système les décisions politiques ont de toute manière peu de portée.

Les exemples de mensonges politiques ne manquent pas. Le dernier en date: promettre aux français qu'ils seront interrogés sur l'immigration par un référendum. Or, la politique migratoire est désormais décidée par l'Europe et un Etat n'a pas le droit de rétablir ses frontières sauf s'il exige de renégocier les traités pour ce qui le concerne. Une telle promesse est donc un mensonge grossier.

L'Europe ne peut être qu'ultralibérale, avec des gouvernants qui ne gouvernent pas! Le président Mitterrand l'avait du reste souligné en disant à la fin de sa vie qu'il aura été le dernier vrai Président de la République, ses successeurs n'étant que des exécutants.

Parfois aussi certains politiques mettent en évidence certaines rumeurs exagérées ou calomnieuses les concernant pour mieux discréditer certaines critiques les concernant. Cf par exemple l'article sur Riposte Laïque à propos de Martine Aubry.

Enfin il faut souligner qu'aujourd'hui nous n'en sommes plus seulement au mensonge politique mais à l'intimidation policière et judiciaire dont sont victimes des animateurs de Riposte Laïque ou fdesouche.


On attendra en vain à ce sujet des prises de position courageuses de la gauche qui prétend être toujours en première ligne pour défendre la liberté d'expression.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:20

 

New: écouter aussi cette émission sur le livre "BHL une imposture française" 

 

Trouvé sur le site fdesouche:

 

BHL le négrier

 

Bernard-”Henri” Lévy, le “Fric” et “l’Afrique”

Publié le 14/06/2011

C’est fou ce que l’on trouve dès que l’on essaye de s’intéresser un peu à un personnage… Des articles, des extraits de livre tout à fait sérieux dont pourtant nous n’avons jamais entendu parler, ou presque pas… Disons que nos chers médias ne leur ont pas donné grande importance… Sans doute par “déontologie”, un peu à la mode DSK… Ainsi cherchant des informations biographiques sur la vie de Bernard-Henri Lévy, je me rends compte que la fiche Wikipedia ne comporte aucune information sur son enfance, sur ses parents… Or, moi, ça m’intéresse toujours de savoir d’où viennent les gens pour les comprendre… Du moins essayer dans ce cas précis.

 

Donc, quand je ne trouve pas, je cherche je cherche… Et la magie du web fait le reste : je trouve !

 

Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir un extrait d’un livre “(BHL) Une imposture française” et un article de “l’Express” où l’on apprend le passé affairiste de la famille Lévy, l’exploitation des bois africains et, si l’on en croit ces sources, des africains eux-mêmes, les interventions de Bernard auprès de ses amis politiques pour sauver la société de papa alors près de la faillite (et son héritage, il est désormais à la tête d’une petite fortune grâce à cela et peu donc mépriser les valeurs de l’argent en toute sérénité), son rôle actif au sein de cette même entreprise, ses accommodements avec M. Pinault malgré son passé Le Péniste…

 

Bref, une belle leçon de morale que je vous fais partager en reproduisant les deux extraits dont vous pourrez trouver les originaux en références !

 

(BHL) Une imposture française, Deuxième partie, Chapitre 3, extraits:

 

« L’homme qui exploitait la forêt africaine, mais qui ne voulait pas que cela se sache. »

 

L’activité d’homme d’affaires de Bernard-Henri Lévy est un terrain d’investigation qui jusqu’ici n’avait pas droit de cité dans les journaux.

 

En mars 1998, Entrevue décide d’envoyer une équipe enquêter sur la Becob, une entreprise spécialisée dans le commerce du bois, fondée par André Lévy, père de l’écrivain, et dirigée deux années durant par Bernard-Henri Lévy, seul aux commandes avec sa mère. A la date de l’enquête d’Entrevue, l’écrivain vient juste de revendre l’entreprise familiale à François Pinault.

 

Pour savoir comment cette entreprise d’exploitation de bois de trois milliards de francs de chiffre d’affaires a bien pu être gérée par l’icône de Saint Germain des Prés, une équipe de reporters est envoyée en Côte d’Ivoire pour enquêter sur Sivobois, une filiale locale des Lévy.

 

Les journalistes d’Entrevue arrivent en plein conflit social ! A Sivobois, les travailleurs se plaignent des retards de salaires et leurs banderoles dénoncent des conditions de travail « esclavagistes ». Reste à recueillir les explications de l’écrivain-manager.

 

Pourquoi les ouvriers ivoiriens ne sont-ils payés qu’irrégulièrement ? Combien rapportait cette filiale ? L’écrivain improvisé forestier s’est-il déjà rendu sur place ? Au téléphone, Bernard-Henri Lévy écoute. L’écrivain tente des réponses convenues. « Et puis soudain, il me dit qu’il arrête tout et, très en colère, me raccroche au nez », se souvient Zemouri.

 

L’article sur l’écrivain-forestier ne paraîtra jamais. Le lendemain, Hervé Hauss, le rédacteur en chef du magazine, vient trouver les reporters : « Désolé, les gars, mais on ne peut pas publier cette enquête. BHL s’est plaint auprès d’Arnaud Lagardère. Et Arnaud a mis son veto. Oubliez tout. »

 

Que cachent de si gênant les affaires de la Becob pour conduire l’écrivain à se mobiliser ainsi pour interdire toute enquête à ce sujet ?

 

Bernard, l‘Africain

 

Fondée en 1956, l’entreprise de la famille Lévy est progressivement devenue l’un des principaux importateurs de bois précieux. Elle réalise 40% de son chiffre d’affaires en Afrique. Bon fils, Bernard-Henri est très impliqué dans la Becob depuis le début des années 1980. Il s’occupe d’abord de communication interne, puis siège très officiellement comme vice-président du conseil de surveillance, quelques années plus tard. Pour cette raison Bernard-Henri Lévy ne peut botter en touche et attribuer la responsabilité de la gestion de l’entreprise à son seul père. Des années durant, il a participé au plus près à la gestion de l’affaire.

 

Rien des secrets de l’achat et la vente de bois n’échappe au philosophe, pas même les montages fiscaux via la Suisse, qui caractérisent l’entreprise à cette époque. Entre deux livres, Bernard-Henri Lévy fit office de conseiller de son patron de père. Les deux hommes se parlent tous les matins au téléphone et ils participent tous les mercredis à la réunion du comité stratégique du groupe. Lorsque la Becob commence à battre de l’aile au milieu des années 1980, l’écrivain fait intervenir pour une mission de conseil au sein de l’entreprise paternelle un de ses amis, Aldo Cardoso, futur patron en France du prestigieux cabinet de consultants Arthur Andersen.

 

Lorsque l’entreprise familiale frôle le dépôt de bilan en 1985-1986, ses relations auprès de Pierre Bérégovoy, puis d’Edouard Balladur, lui permettent d’obtenir de l’Etat un prêt public providentiel de plusieurs dizaines de millions de francs à un taux très avantageux.

 

[Pour se justifier, Bernard-Henri Lévy écrira dans L’Express du 10 janvier 2005 :

 

« J’ai mis à contribution, à l’époque, le pouvoir non seulement mitterrandien mais chiraquien ! Et en plus je l’assume ! Votre père est victime de quelque chose qui ressemble à une injustice ou à une cabale. Vous avez le moyen de plaider sa cause et de l’épauler. Est-ce qu’il y a une raison au monde qui peut vous l’interdire ? »

 

Comme chaque fois qu’il est en difficulté, le philosophe se place sur le terrain moral. Tout en face n’est qu’injustice, complot, cabale. Lui, bien sûr, est du côté du droit et de la vertu. (cf. remarque 2, page 61)]

 

Tout naturellement, au décès de son père, l’héritier reprend donc les rênes de la Becob, l’affaire familiale qu’il codirigeait de fait depuis plusieurs années. Pendant deux ans, de 1995 à 1997, Bernard-Henri Lévy s’efforce de se comporter en chef d’entreprise responsable. « Je prenais toutes les décisions importantes », reconnaît-il lui-même. L’intervention de Bernard-Henri Lévy auprès d’Arnaud Lagardère pour censurer l’enquête sur la Becob est donc celle d’un homme parfaitement au parfum des pratiques de la société familiale. Et ces pratiques, justement, ne sont pas glorieuses.

 

« Des niches mal-aérées »

 

Ce dont le magazine français n’a pu témoigner en Côte d’Ivoire, une petite organisation non-gouvernementale de protection de l’environnement va pouvoir le faire au Gabon.

 

En juin 2000, le Comité-Inter-Association Jeunesse et Environnement (CIAJE) est mandaté par Forest-Monitor – une grande ONG britannique spécialisée dans la lutte contre la déforestation – pour enquêter sur l’impact des activités des entreprises forestières européennes sur la population et l’environnement local.

 

L’étude se concentre sur trois sites d’exploitation représentatifs du pays d’Omar Bongo. L’un d’entre eux est le chantier MBoumi, où opère la Société de la Haute Mondah (SHM). Pendant quatorze ans, de 1983 à 1997, la Becob, le groupe de la famille Lévy, via sa filiale Interwood, a exploité cette concession de 170.000 hectares. Quelque 200 employés, essentiellement gabonais, y travaillaient.

 

Pendant plusieurs semaines, les volontaires de cette ONG observent les conditions de travail et discutent avec les travailleurs de cette exploitation forestière. Leur rapport intégré dans une étude englobant toute l’Afrique centrale est accablant. Il décrit les conditions sanitaires déplorables ayant cours dans cette concession.

 

« Les travailleurs (…) se contentent des ruisseaux et rivières pour s’alimenter en eau. Nous avons fait ce constat à la SHM où les cadres possèdent de l’eau potable par le biais d’un château d’eau aménagé pour la circonstance tandis que les travailleurs doivent parcourir plus d’un kilomètre pour s’alimenter dans une rivière. Ces travailleurs sont exposés aux maladies car cette rivière est polluée par des poussières et d’autres substances. »

Il existe bien des dispensaires à la SHM mais, selon les enquêteurs, « ils sont dépourvus de médicaments et, pour certains, le personnel employé est incompétent ». Fin novembre 1996, au moment où l’unique patron du groupe s’appelle Bernard-Henri Lévy, une épidémie d’Ebola va même se déclencher à la SHM, faisant quatre morts sur les cinq cas déclarés.

 

La journée de travail achevée, les employés gabonais de l‘écrivain regagnent leur logement sur la concession. « Les travailleurs sont logés dans des niches mal aérées », note le rapport. C’est un euphémisme. « Les travailleurs étant considérés comme des semi-esclaves, rien n’a été organisé dans le sens de leur épanouissement (…) A SHM, seuls les cadres ont la télévision alors que les travailleurs n’ont ni télé ni radio. Le mot “salle d’écoute” n’est jamais parvenu à leurs oreilles. »

 

L’éducation des enfants paraît, elle aussi, bien médiocre. « A la SHM, c’est la catastrophe », s’alarme même l’organisation humanitaire gabonaise. Il y a certes une école sur la concession. « Mais les classes sont petites et le personnel incompétent. Pour l’année 1998-1999, le pourcentage de réussite n’a pas dépassé 10%. Cette situation a conduit les travailleurs à envoyer leurs enfants à Ndjolé, qui est à 37kilomètres. »

 

Bref, voilà un rapport sévère pour Bernard-Henri Lévy, champion des droits de l’homme et ami autoproclamé de l’Afrique noire en déshérence. D’autant qu’il le dit lui-même, « (en Afrique), il existe des enjeux mégastratégiques ou plutôt métastratégiques (sic), en cela qu’ils engagent notre conception de l’homme et fixent l’idée que nous nous faisons de l’espèce humaine » Cf. Le Figaro, 12 août 2003]

 

La conception que l’écrivain se fait de l’espèce humaine se trouve donc décrite de façon peu amène dans l’enquête de cette ONG. Laquelle enquête n’a jamais l’objet du moindre article en France. Un manque de curiosité de la presse pour l’Afrique et les Africains, sans doute. Et puis, tout cela est de l’histoire ancienne : la SHM a été cédée en 1997 par Bernard-Henri Lévy à son ami milliardaire François Pinault, autre industriel du bois, qui n’a pas laissé, lui non plus que de bons souvenirs au Gabon.

 

“L’Express” du 10/01/2005

 

Quand BHL sauve l’entreprise paternelle et devient l’ami de François Pinault

 

En 1986, la Becob, société d’importation de bois africains d’André Lévy, est dans une situation financière désespérée. Bernard se mobilise à fond pour son père. Est-il déjà intervenu auprès de conseillers de l’Elysée afin que, grâce aux contacts africains de la présidence, la créance de la Côte d’Ivoire envers la Becob soit remise sur le «haut de la pile»? BHL dément cette intervention. Il reconnaît en revanche avoir contacté Pierre Bérégovoy (1) pour qu’il aide son père. Celui-ci a déjà frappé à toutes les portes pour obtenir des concours financiers. Le ministre des Finances de Laurent Fabius s’engage à lui décrocher un prêt participatif. Reste l’entrée dans le capital d’un investisseur, ce à quoi le patron de la Becob a déclaré s’employer auprès de la banque.

Mais, entre-temps, la droite a remporté les législatives. Il faut donc obtenir de Jacques Chirac, nouveau Premier ministre, qu’il tienne les engagements souscrits par le gouvernement de Laurent Fabius. Pas facile. Bernard se démène auprès de la Chiraquie. Lui-même et son père déjeunent avec le maire de Paris. Un prêt participatif de 40 millions de francs est octroyé à la Becob par le Crédit national, banque gérée par le Trésor, que Jean-Claude Trichet (2) dirige alors. Pour la Becob, le prêt est avantageux à de nombreux titres. D’abord, il bénéficie d’une franchise de remboursement de deux années. Ensuite, le taux d’intérêt consenti – 5,5%, contre 9,25% sur le marché de l’argent à l’époque – lui confère un caractère dérogatoire. Enfin, l’octroi de ce type de prêt est tout à fait exceptionnel dans le secteur privé. En effet, créé en 1983, le prêt participatif sert en principe à renforcer les capitaux propres des entreprises publiques, ce que n’est évidemment pas la Becob.

A l’évidence, ce dispositif de sauvetage n’a pu se mettre en place sans une intervention de l’Etat au plus haut niveau. Jean-Claude Trichet lui-même, directeur du Trésor, a reçu plusieurs membres de l’équipe dirigeante de la société, comme Michel Pic et Marie-Françoise Brevent. De Venise même, où il participait à un sommet du G 7, François Mitterrand a téléphoné pour vérifier si la réunion s’était bien passée et si la Becob allait obtenir son prêt. Il est un volet du plan de sauvetage de la firme qui paraît plus étonnant: en même temps que l’entreprise se voit accorder son prêt participatif, le groupe Pinault entre à son capital et devient ainsi l’investisseur qu’André Lévy recherchait depuis des années.

Quand les cadres de la Becob apprennent que François Pinault est devenu leur actionnaire, c’est la stupeur et la consternation générales. André Lévy les rassure: il n’y avait pas d’autre solution, c’était ça ou le dépôt de bilan. Mais pourquoi Pinault a-t-il choisi de sauver l’un de ses principaux concurrents? Pourquoi ne pas laisser l’entreprise aller dans le mur pour la racheter «à la barre», comme Pinault a coutume de le faire depuis longtemps?

Une version plus ou moins officielle, en tout cas diffusée par Bernard-Henri Lévy lui-même, voudrait que son père, tout en combattant Pinault, lui ait voué un certain respect. Respect qu’il lui aurait manifesté en intervenant en sa faveur auprès des instances professionnelles du bois. Cependant, ni Lévy ni Pinault ne sont hommes à fonder leurs stratégies sur les bons sentiments: si Pinault rachète la Becob, c’est qu’il y a trouvé son intérêt.

Au sein de l’establishment parisien, Pinault jouit alors d’une réputation exécrable. Il souffre d’emblée du préjugé défavorable à tous les hommes dénués de diplômes et de lignage. Il aggrave son cas par la brutalité de ses méthodes. Il peut craindre, par-dessus le marché, que soient évoquées les relations qu’il a nouées jadis avec des hommes d’extrême droite, comme Jean-Marie Le Chevallier ou même Jean-Marie Le Pen. Or Pinault prépare déjà l’étape suivante. Il ignore sans doute qu’il va réorienter son groupe vers la distribution et le luxe, mais il ambitionne de devenir un grand capitaine d’industrie. Il a déjà été intronisé par Ambroise Roux dans la très conservatrice Association française des entreprises privées. Mais il lui faut conforter aussi ses relations à gauche. Il a réussi à mettre Pierre Bérégovoy dans sa poche, en janvier 1986, en acceptant de reprendre la société Isoroy, peu avant les législatives du 16 mars. Au printemps 1986, il rachète Chapelle Darblay, en Seine-Maritime, pour s’attirer les bonnes grâces de Laurent Fabius. Il lui faut maintenant développer ces amorces de relations. Rendre service à Bernard-Henri Lévy, figure de la gauche intellectuelle et animateur d’un réseau déjà réputé dans l’édition et les médias, n’est peut-être pas un calcul si idiot.

 

Bien entendu, Pinault ignore encore qu’à quelques années de là il deviendra l’heureux propriétaire de la Fnac et du Point, journal dont BHL est l’un des chroniqueurs réguliers. Mais il compte entrer en Bourse l’année suivante, en 1988. Une bonne introduction dans les médias et le monde politique ne peut être inutile.

En outre, le «cadeau» fait à André Lévy ne lui coûte pas cher. La situation de la Becob réduit grandement le coût de l’opération, soit 10 millions de francs pour une société dont l’actif net n’est évalué qu’à 80 millions, alors qu’elle vaut sûrement davantage! Enfin, au sein même du secteur du bois, racheter la Becob permet d’empêcher qu’elle ne soit reprise par Point P, n° 1 du secteur, qui n’aurait certainement pas tardé à se manifester.

L’hypothèse d’un geste de Pinault destiné à se rapprocher de BHL «colle» bien, en tout cas, avec la suite de l’histoire: le virage du groupe vers les industries culturelles et la naissance d’une «grande amitié» avec Bernard. Elle ne manque pas non plus de sel quand on se rappelle avec quelle obstination BHL a pourchassé et dénoncé, depuis 1983 et durant ces vingt dernières années, toute relation – même ténue, même fortuite – avec le lepénisme; avec quelle obsession, même, il a traqué le moindre signe d’inscription dans un territoire, y voyant l’une des multiples réincarnations possibles de l’ «idéologie française» et du pétainisme. Comment ce Pinault, si attaché au terroir, en l’espèce à sa Bretagne natale, peut-il, en retour, trouver quelque charme à un intellectuel médiatique qui fait presque ontologiquement profession d’inappartenance? Bernard-Henri Lévy affirme de son côté qu’il ignorait tout des informations relatives aux amitiés d’extrême droite de Pinault, dont il n’aurait eu connaissance que bien des années plus tard, à la parution du livre de Guy Konopnicki sur les «filières noires (3)».

Dix ans plus tard, le groupe Pinault rachète la Becob sur la base d’une valorisation d’environ 800 millions de francs.

La fortune de BHL est donc appréciable. Son montant se situerait entre 150 et 180 millions d’euros. Elle a joué un rôle clef dans son histoire. Le Rastignac pouvait se permettre de mépriser l’argent. Ce qui n’est pas rien.

 

(1) Bernard-Henri Lévy le connaissait depuis sa participation au «groupe des experts» de François Mitterrand. Il l’avait revu lors de l’accession au pouvoir de la gauche unie en mai 1981.

(2) Actuel patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet est à ce moment-là directement placé sous l’autorité du gouvernement.

(3) Les Filières noires, Denoël, 1996.

 


 

 

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