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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 18:14

 

 

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus de la bouillie mentale qui habite certains pauvres esprits de gauche, voir le bloge d'un certain alain bousquet dans le texte suivant:

http://www.letang-moderne.com/article-puisque-le-pen-a-des-os-il-faut-lui-briser-117922311.html

 

On peut y voir la haine qui suinte entre chaque ligne. Toutefois, avant que ce pauvre type ne retire son article de peur de poursuite pénale (ne parlons pas de honte d'avoir distillé la haine contre quelqu'un qu'il accuse de dist(iller la haine...), voici le texte tel qu'il apparaît sur son blog. Cela permet de voir à quel point de dégénérescence morale ces pauvres gens sont tombés.

Alain Bousquet écrit:
La le Pen a mal à la cinquième colonne, tant mieux ! Voilà tout est dit ou presque.

 Que la châtelaine de Montretout se vautre dans une piscine vide et se brise le sacrum nous fait rire, nous fait plaisir, nous réjouit !

Pire, il y a là une espèce de dégustation jubilatoire qui pourrait presque nous distraire de l’essentiel, la le Pen est la clé de voute du système des oligarques  qui parient sur son agitation néfaste pour ramener les électeurs au vote raisonnable et sérieux qu’incarneraient les Cahuzac et ses amis !

Je suis de ceux qui pensent à l’enfant qui a vu son père, jeté d’un hélicoptère, s’écraser sur le sol de Buenos Aires . Quand Videla  rend son dernier souffle  fétide dans  sa chambre d’hôpital, c’est à l’infirmière que je pense ! Pas à l’immonde qui s’en va !

Quand  Thatcher se meurt, c’est aux traces du fer sur les plaies des mineurs  que je songe, je n’ai aucune tendresse pour la vielle débile que l’enfer ne mérite même pas.

Alors quand les amis et les camarades s’enflamment au sujet de l’élégance supposée ou non d’un twitt  concernant la truie qui chante,  je veux  d’abord leur dire ceci : Dans la lutte contre les le Pen tout est bon, c’est comme dans le cochon !

Celle qui amalgame, qui fusionne, incorpore mélange, celle qui détourne, vole, fourvoie nos mots,  nos affiches, nos slogans, nos mots d’ordres, celle qui pousse  les populations dans un gloubi-boulga idéologique tel que les plus benêts d’entre nous, se perdent les pinceaux au point de lui apporter leur vote, ne mérite pas que nous soyons soyeux dans notre riposte !

Qu’il n’y ait qu’un seul de ces pauvres bougres qui trouva le twitt drôle, et l’opération est un triomphe !

La dédiabolisation de le Pen  atteint une telle ampleur que nous ne pourrions plus rire  de son postérieur meurtri !

 La sauce insipide et confuse gagne tous les esprits, mêmes les nôtres, nous n’avons que faire de savoir si telle ou telle phrase est élégante ou non, si elle convient ou non  à l’idée que l’on se fait  du grand chef.

Ceux à qui l’on s’adresse, ceux-là, Ceux dont le cerveau  a été totalement grignoté par le gloubi-boulga. Ceux-là se sont laissé entrainer, ils ont glissé peu à peu, mangé des mots sans les comprendre. Ce sont ceux qui ont tellement envie de trouver une issue au monde qui leur fait si peur, qu’ils ne savent plus juger de la dangerosité d’une idée. Qu’ils n’ont même plus conscience du pouvoir des mots.

Alors, la révélation de la chute improbable de la fille du lieutenant gégène dans une piscine vide, les contusions qui en suivirent et la douleur qui envahit sa croupe ne montrent qu’une seule chose : L’extrême droite est construite autour d’une colonne vertébrale !

Face au ronron politique de la caste dominante, notre devoir est d'être en position de rupture. C'est pourquoi  si nous ne  nous réjouissons pas comme dans une parabole du sacrum fêlé de la truie qui chante, nous n’avons rien compris à la reconquête des cœurs et des esprits qui doit guider chacune de  nos sorties !

La truie  a des os, qui s’ordonnent autour de la finance et de la loi du plus fort, la truie a un squelette qui charpente une masse informe qui répand la haine et la confusion !

Qu’elle se casse le croupion dans une piscine vide ne doit pas que nous réjouir, c’est bien évidemment le bon moment pour lui botter le cul !"
 
Fin de citation! On dirait les pires textes de la propagande nazie (ou bolchévique) des années 30! On dirait le texte délirant d'un exhorciste médiéval devenu fou !! Ce pitoyable bestiaire serait comique s'il n'était pas une insulte contre une candidate ou son père qui ne se sont jamais rendus coupables de ce dont il les accuse. Voilà, tout est dit, c'est ça, une certaine gauche, vous savez ceux qui nous rappellent sans cesse "les heures les plus sombres de notre histoire" !

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 13:27

Une discussion sur le site d'Ivan Rioufol:
Voir aussi cet article.

 

Happy Culteur. | 10 mai 2013 12h03

 

8 Milliards..... tous les ans, tous les ans, tous les ans !

On peut me rétorquer comme l'a fait mon Député UMP que c'est leur pognon et qu'ils en font ce qu'ils veulent !
 Admettons, quoique ! Mais cet argent ferait à mon avis mieux de se recycler dans l'économie du pays qui les a accueilli, soigné, nourri, logé depuis 50 ans !

Ou alors admettons là-aussi que Gérard Depardieu et d'autres ont le droit de faire ce qu'ils veulent de leur argent qui provient certainement plus d'eux-mêmes que de leurs aides sociales !

 

 

Alex Carter-Munop en réponse au commentaire de Happy Culteur. | 11 mai 2013 9h04


à Happy Culter:
 Si ce chiffre est exact, il correspond exactement aux 8 milliards d'euros que coûterait la disparition de la barrière d'âge à 60 ans pour l'allocation de la PCH (prestation de compensation du handicap). En France, si vous devenez handicapé à 59 ans, vous avez droit à des aides humaines et technique. Mais si vous le devenez à partir de 60 ans, vous n'avez plus droit à rien, sinon à l'allocation dépendance. Le cinquième risque envisagé naguère a été abandonné par Sarkozy en février 2012. Or, des milliers de personnes sont actuellement en France dans la plus grande détresse car ils ne bénéficient pratiquement d'aucune aide, si ce n'est le minimum pour survivre.

M. Rioufol, je suis un fidèle lecteur de vos billets ici. Mais par ce titre même, l'Etat-mamma, le présent article évoque comme de la condescendance voire du mépris à l'égard de ceux qui bénéficient de la solidarité nationale. Vous mettez tout le monde dans le même sac alors qu'il y a me semble-t-il une différence entre ceux qui tout en crachant sur la France bénéficient de ses largesses et ceux qui, contre toute attente et après avoir travaillé toute leur vie, se trouvent brutalement confrontés à des problèmes qu'ils n'imaginaient pas.

Certains ici veulent purement et simplement brocarder "l'Etat providence" au profit d'assurances privées qui, rappelons-le, n'ont d'autre but que de rapporter de l'argent à leurs actionnaires. L'expérience internationale montre que dans des pays à économie comparable, ce modèle libéral n'est pas défendable. La souscription à des assurances privées par engagement volontaire a des effets pervers sur les politiques publiques de santé, car ceux qui ne sont pas assurés renoncent à se soigner jusqu'au moment où leur état s'étant délabrés, ils doivent être pris en charge par la collectivité, avec des coûts souvent supérieurs à ce qu'aurait coûté une saine prévention. Il suffit de consulter des experts en économie de la santé pour s'en convaincre. Alors ne confondons pas une inutile politique de la ville engloutissant des milliards d'euros en pure perte avec une juste solidarité nationale fondée sur un humanisme raisonnable. La finalité de la politique républicaine n'est pas de soumettre les individus à l'économie jusqu'à les broyer ni bien entendu de les materner dans une éternelle enfance.

Il est raisonnable en effet d'attendre des citoyens plus de responsabilité dans leurs choix. Mais certains ici seraient bien inspirer de tremper sept fois leur plume dans leur encrier avant de proférer leur mépris pour la solidarité, jusqu'au jour où, qu'à Dieu ne plaise, ils soient cloués dans un fauteuil roulant ou plongés dans le noir et se réfugient dans un silence penaud.

 


Alex Carter-Munop en réponse au commentaire de Geneviève de France | 12 mai 2013 9h01 | Répondre


Ma réponse d'hier n'est pas passée. Je vais donc à l'essentiel. j'ai écrit: "le présent article évoque comme de la condescendance voire du mépris", je n'ai donc jamais dit qu'ivan Rioufol était méprisant, j'y ai mis toute la distance et la secondarisation nécessaires, je crois. Sur le fond, je suis évidemment d'accord avec certaines de vos remarques. Je maintiens que certains défenseurs de l'ultra-libéralisme (pas du libéralisme) sont irresponsables car ils postulent que l'individu est d'emblée libre et responsable, ce qui est faux tout comme est fausse l'idée communiste selon laquelle l'homme est totalement conditionné par son environnement économique et par l'histoire. L'Etat a donc bien un rôle d'éducation du citoyen, certes dans certaines limites qu'il ne faut jamais franchir. La sécurité routière en est un bon exemple. Faut-il revenir à une France avec 16 millions de morts sur les routes, sous prétexte qu'il faut garantir avant tout la liberté individuelle? Je considère pour ma part que l'Etat a le devoir de me protéger des imbéciles. Les Etats-Unis qui sont plus "libéraux" que nous, connaissent une société littéralement sauvage avec des populations à la limite de l'humanisation, dans certains quartiers. Est-ce là le modèle que nous voulons pour la France? Bien entendu, il faut limiter les abus, les condamner. Mais qui sinon l'Etat peut le faire? Et regardez un peu ce que bouffent ces pauvres américains dans cette belle société libérale que certains irresponsables appellent de leurs voeux? La solution est à trouver dans un juste équilibre entre liberté individuelle et intérêt général. On voit ce que donnent les pays où l'Etat est inexistant, en particulier en amérique du sud.

 

Geneviève de France en réponse au commentaire de Alex Carter-Munop | 12 mai 2013 17h29 | Répondre


Vous ne l'avez pas écrit mais vous l'avez suggéré très fortement.

Désolée de vous contredire mais l'État n'a pas le devoir d'éduquer les citoyens. Un enfant doit être d'abord éduqué par sa mère, son père ou sa famille. C'est eux qui doivent donner les bases de l'éducation. Ensuite l'école donnera l'instruction, même si des parents peuvent donner jusqu'à un certain niveau, cette instruction. Le rôle de l'école doit se borner à consolider cette éducation, comme la politesse et le respect l'autrui, car les parents ne peuvent penser à tout. Sauf que peu à peu, l'éducation a été enlevée aux parents, hélas la plupart en sont satisfaits, pour la confier à l'Education Nationale.

Ce n'est que lorsque l'enfant n'a pas de famille que l'État doit prendre en charge son éducation.

Quel rapport entre l'ultra-libéralisme et la sécurité routière ? Mais puisque vous prenez ce cas, je vous réponds.

La sécurité routière est à la fois un bon et un mauvais exemple. 16 millions de morts ? Bigre. En combien d'années ? J'espère qu'il s'agit d'une faute d'étourderie. Je me sens plus en sécurité avec quelqu'un qui a l'expérience de la conduite parce qu'il parcourt, par tous les temps, chaque année des milliers de km et qui roule à 160 sur l'autoroute lorsque celle-ci est suffisamment dégagée, qu'avec un conducteur « du dimanche » qui ne dépasse pas le 120 et qui aura peur de changer de file. Le rôle de l'État c'est de faire des campagnes de prévention pour rappeler que l'alcool, la drogue, le manque de sommeil ou le non-respect des distances de sécurité peuvent provoquer des accidents. Je ne cite pas la vitesse, aujourd'hui avec tous les radars et l'augmentation de l'essence, les conducteurs ont une nette tendance à lever le pied. L'homme étant loin d'être parfait, nous n'arriverons probablement jamais à zéro mort sur les routes pour plusieurs raisons dont des imbéciles qui téléphonent tout en conduisant puisque c'est une nouvelle cause d'accident.

Vous citez les Etats-Unis mais connaissez-vous ce pays ou vous appuyez-vous sur ce que vous voyez à la télévision ou lisez dans les journaux ? L'Amérique du Sud, quel rapport entre le Brésil, l'Argentine, le Vénézuela, la Bolivie, le Pérou, etc. ? C'est comme si j'écrivais l'Europe alors que les différents pays qui ont font partie n'ont pas la même langue, les mêmes coutumes, la même nourriture. Puisque j'écris Europe, en Allemagne, sur certaines portions d'autoroute la vitesse n'est pas limitée et il n'y a pas plus d'accidents.

Vous n'avez pas répondu sur ces handicapés qui ont travaillé toute leur vie et qui n'ont pas de retraite.


Alex Carter-Munop en réponse au commentaire de Geneviève de France | 14 mai 2013 11h21 | Répondre


Sur l'éducation, je suis à peu près d'accord, j'aurais dû écrire instruction. Mais encore faut-il s'aviser qu'il est d'autant plus facile d'édiquer un enfant qui par ailleurs est progressivement instruit, c'est-à-dire humanisé. Voir par exemple "Signes" de Merleau-Ponty.

sur le libéralisme, d'autrdes vous ont répondu ici, c'est donc maintenant affaire d'opinion, d'incliations, voire de tempérament. mais il n'existe aucun argument rationnel pour déterminer ce qui est en la matière préférable.

Sur l'amérique du sud, vous faites ebmblant de ne pas comprendre, je n'insiste donc pas.

Sur les retraités handicapés, effectivement, j'évoquais le surcoût lié au handicap et qui n'est plus pris en charge à partir de 60 ans, sauf pour les gens qui étaient déjà reconnus comme handicapés avant. En clair, si vous devenez paralysée à partir de 60 ans, vous pouvez toujours courir pour vous faire financer un fauteuil roulant qui est hors de prix. Cela dit, il y a des prises en charges intermédiaires quand même, mais on part du principe qu'être diminué après 60 ans c'est normal, donc le moins d'aide possible;
 Une retraite de 900 euros par mois n'y suffit de toute manière pas.

Fin de la discussion en ce qui me concerne

 

Geneviève de France en réponse au commentaire de Alex Carter-Munop | 14 mai 2013 15h38 | Répondre


J'adore, je jubile lorsque des intervenants finissent par écrire, faute d'arguments à opposer, « Fin de la discussion » ou «  restons-en là ». Heureusement que vous avez ajouté en ce qui me concerne , parce que moi je n'en ai pas fini.

Humanisé un enfant ? Le terme humaniste et ses dérivés sont à la mode et ne veulent rien dire. C'est ma conclusion et j'admets que l'on ne soit pas d'accord mais avec de bons arguments parce que je n'ai rien compris aux vôtres.

Le libéralisme, personne ne m'a répondu pour la bonne raison, que c'est le genre de sujet que je m'abstiens d'aborder car trop complexe. Il s'écrit beaucoup de bêtises et de vérités sur ce blog et il faudrait des pages pour bien en expliquer le mécanisme. Vous auriez pu comprendre que je ne suis pas pour le libéralisme à outrance. La France est ouverte à tous, si on peut appeler cela du libéralisme, et là je suis franchement, totalement, entièrement contre. Si nous n'avions pas ces assistés de toute sorte, il serait possible de prendre en charge des handicaps et même de soigner les nombreux français qui n'en n'ont même plus les moyens. Il y a des handicapés qui ont beaucoup rapporté financièrement sans qu'ils puissent se révolter. Aujourd'hui, ce ne sont plus les handicapés mais les travailleurs de la Chine ou du Bangladesh. Combien de morts dans l'effondrement de cet immeuble dont tout le monde a vu les images ? Tant que l'on peut remplir son armoire de vêtements bon marché, qui va s'en soucier ?

Vous n'avez pas donné de réponse, vous ne connaissez pas les Etats-Unis, que je connais parce que j'ai de la famille qui y vit. Là aussi, le nombre de stupidités qui peut s'écrire sur ce pays, comme celle de la bouffe de ces pauvres Américains. Je connais les supermarchés, lorsque j'y suis, je fais les courses et je cuisine. C'est comme en France si vous êtes écolo et/ou si vous avez les moyens vous manger frais, sain et bio.

Les limites de l'humanisation, encore de l'humanisme, ce n'est pas mieux en France. C'était encore visible hier soir à Paris. Sur ce sujet, les Américains ont moins de complexes à gérer les fauteurs de troubles.

L'Amérique du Sud, qu'y a-t-il à comprendre ? Au Brésil, on parle le portugais, dans les autres pays, l'espagnol. Il y a des petits et des grands pays et la Guyane est française. On ne peut pas mettre tous ces pays dans le même sac.

Fin de la discussion comme vous dites.


Alex Carter-Munop en réponse au commentaire de Geneviève de France | 17 mai 2013 18h53 | Répondre


@ Geneviève de France


 Vous écrivez:
 "Humanis(er) un enfant ? Le terme humaniste et ses dérivés sont à la mode et ne veulent rien dire. C'est ma conclusion et j'admets que l'on ne soit pas d'accord mais avec de bons arguments parce que je n'ai rien compris aux vôtres.

J'écrivais:
 "Les Etats-Unis qui sont plus "libéraux" que nous, connaissent une société littéralement sauvage avec des populations à la limite de l'humanisation, dans certains quartiers. Est-ce là le modèle que nous voulons pour la France?"

Complément: une société peut être dite "sauvage" quand "l'espace public" c'est-à-dire tout ce qui est hors l'espace privé, peut être occupé par des gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs fondamentales comme le respect d'autrui, une forme minimale de politesse etc. En ce sens, je maintiens que les Etats-Unis ont fourni de longue date un modèle d'espace sauvage (le Bronx naguère, certains quartiers en Californie ou à Chicago, etc.) La chose était rarissime en France où les adultes pouvaient punir les "incivilités" des gosse du quartier par une bonne paire de baffes sans que les parents n'y trouvent rien à redire. Il suffit de relire le tout début de Bergson, "les deux sources de la morale et de la religion" pour mesurer l'abîme qui nous sépare du bon sens de nos ancêtres. Or, tout comme vous, je considère que nous connaissons un ensauvagement de la France que Laurent Obertone a bien décrit dans son livre, "la France orange mécanique".

L'humanisme peut se définir comme une conception ou une doctrine qui place l'homme au centre de toute problématique morale ou axiologique. Il devient idéologique (et donne lieu à des écarts qui frisent la propagande) quand il sert d'alibi pour excuser n'importe quoi et pour dédouaner les délinquants sous prétexte qu'ils auraient subi une pression sociale du fait de la précarité supposée de leur existence. Or, il est facile de constater qu'une telle attitude est en réalité anti-humaniste dans la mesure où elle nie ce qui précisément constitue l'humanité de l'homme, à savoir sa capacité à assumer la responsabilité de ses actes non seulement au regard du code civil, mais également sur le plan moral, ce qui est parfois plus délicat.

Par humanisation, songeant entre autres à Merleau-Ponty, je ne faisais nullement allusion à l'humanisme, mais simplement au processus selon lequel on ne devient véritablement humain qu'après un processus d'éducation (qui englobe lui-même bien entendu l'instruction, comme vous l'avez si délicatement fait remarquer). En ce sens, les "sauvageons" de nos ban-lieues (le mot n'était pas si mal trouvé) sont bien le résultat d'un processus millénaire d'hominisation mais ne bénéficient pas encore d'un processus d'humanisation achevé du fait de la défaite de la pensée que dénonçait Finkielkraut de la part de nos "pédagogues".

 


Alex Carter-Munop en réponse au commentaire de Geneviève de France | 17 mai 2013 18h54 | Répondre

 

 Vous écrivez:
 (...) Vous auriez pu comprendre que je ne suis pas pour le libéralisme à outrance. La France est ouverte à tous, si on peut appeler cela du libéralisme, et là je suis franchement, totalement, entièrement contre.

A C-M: Soit. Mais vous semblez oublier que le "libéralisme" au sens économique, est une doctrine parfaitement défendable en soi et qui a le mérite d'une certaine cohérence. l'expression "à outrance" ne veut pas dire grand chose ici, comme si on pouvait aimer "à outrance" ou encore trouver un plat délicieux "à outrance". Le libéralisme dont vous trouverez facilement les racines philosophiques et économiques, pose qu'il y a une sorte de régulation naturelle de l'économie. Revoyez la théorie de la "main invisible". Il y a là-dessus de bonnes choses dans le livre de René Passet, "l'économique et le vivant".

Le seul problème -et qui d'ailleurs rend certains passage de Laurent Obertone un peu désagréables - c'est qu'il est facile d'y voir une sorte de biologisme implicite car après tout ce n'est rien d'autre tout compte fait que la transposition à la sphère humaine de ce qu'est la sélection naturelle dans le monde vivant, d'où l'intérêt du livre de Passet. Or, à partir du moment où vous posez ne serait-ce que l'idée qu'il y a du "désirable" et que ce désirable ne peut être atteint par le libre jeu des spontanéités, alors vous êtes obligée d'admettre la nécessité d'une action authentiquement "politique" au sens grec du terme, c'est-à-dire qui ne soit pas immédiatement le résultat du libre jeu de l'intérêt personnel bien compris. En ce sens, et je vous rejoins sur certaines de vos allusions, la politique ne saurait être compatible avec la poursuite de l'intérêt personnel, en particulier carriériste.

Vous glissez ensuite du libéralisme économique à ce qu'on pourrait appeler une position libérale en matière sociale quand vous écrivez que "la France est ouverte à tous", etc. Ce n'est plus du libéralisme, même "à outrance", (liberté de circuler) mais seulement une sorte de libertarisme au rabais qui peut d'ailleurs aussi se comprendre comme un effet secondaire d'une doctrine ultralibérale qui a besoin cyniquement de la libre circulation des hommes pour peser à la baisse sur les salaires. Or, le libéralisme, le vrai, n'implique pas forcément la dissolution de l'Etat. Il ne faut pas confondre l'hypothèse d'une saine régulation économique spontanée (effectivement critiquable comme certains l'ont bien montré ici) avec le "laisser-aller" d'une société qui part en déconfiture. Je ne suis pas du tout un libéral, mais je ne me sens pas autorisé pour autant à caricature une doctrine cohérente avec laquelle néanmoins je ne suis pas d'accord, car j'estime qu'une conception plus équilibrée avec un Etat stratège a à son actif de formidables réussites durant les trente glorieuses.

Ce que vous dites ensuite sur le handicap me paraît plein de bon sens, et je ne vois pas pourquoi vous m'opposez des arguments que je défends moi-même.
 Aussi, quand j'ai le sentiment de ne pas être compris, je préfère quitter la place. Une bon ne pratique diplomatique exige avant tout que l'on permette à chacun de ne pas perdre la face, quitte à éviter de poursuivre une conversation mal partie, ou, mieux, d'en changer. La technique dans ce cas consiste à revenir sur ce sur quoi nous sommes d'accord avec l'autre, de faire l'effort de se mettre à sa place pour ensuite mieux analyser les vraies raisons d'un désaccord. C'est plus facile dans les relations diplomatique où chacun sait qu'il n'est pas là en personne mais représente l'Etat qui le missionne. Dans les conversations privées au contraire, les ego se croient investis d'une souveraineté absolu qui ne saurait tolérer la moindre critique alors qu'en réalité nous sommes toujours les représentants de courants d'idées dont la plupart du temps nous ne sommes pas les auteurs. Vous comprendrez dès lors que mettre fin à une conversation qui tourne en rond est encore ce qu'il y a de mieux quand l'essentiel a été dit. En ce sens, les conversations de coktail ont ceci d'agréable qu'on peut y aborder en surface des sujets profonds sans pour autant s'y engloutir. Au plaisir.

 

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 07:56

...ou la bonne conscience inefficace


le CCFD (Comité contre la faim dans le monde) a créé une pétition pour protester contre les paradis fiscaux dans le monda qui affament les pays du sud.

Cela me fait penser aux fameuses "marches blanches" qui suivent rituellement certains assassinats médiatisés. C'est la révolte de la bonne conscience qui veut protester mais qui ne se donne pas réellement les moyens de lutter contre ce qu'elle critique.

La solution pour lutter contre l'évasion fiscale est de faire en sorte que dans chaque nation souveraine, l'Etat joue son rôle, en particulier en matière de contrôle des changes, ce qui suppose des frontières. Mais cela suppose aussi que chaque pays et donc les dirigeants remplisse ses devoirs envers son peuple.

Avant de culpabiliser une fois de plus les occidentaux, on serait bien inspirer d'exiger des pays du sud de mieux contrôler l'utilisation de leurs richesses. Ce sont les élites des pays du sud, en particulier en Afrique, qui entretiennent la faim et la misère. Au lieu d'acheter des hôtels particuliers et des voitures de luxe en Europe, les responsables africains seraient bien inspirés d'oeuvrer réellement au développement de leur pays. Leur irresponsabilité crée de la misère chez eux et chez nous et de la souffrance.

Alors, que peut-on faire en France? Tout simplement revenir à la maîtrise de nos frontières et de notre législation. Les français doivent être maîtres chez eux, les africains doivent être maître chez eux. Les peuples, pas les élites.

C'est la mondialisation forcée imposée par l'Europe qui permet l'évasion fiscale. Les auteurs de la pétition, s'ils étaient cohérents, devraient en tirer les conclusions politiques qui s'imposent en soutenant le programme économique de Marine Le Pen.

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 09:51

(rappel, vous pouvez cliquer sur les passages soulignés en bleu qui renvoient à d'autres articles)

 

 


Les attaques contre Marine Le Pen et le Front National sont désormais un peu moins grossières, parfois plus subtiles mais aussi et surtout plus sournoises.

 

Les mensonges journalistiques procèdent désormais le plus souvent par omission. Certains comme Emmanuel Todd continuent de prétendre critiquer le système tout en refusant de choisir la seule capable de mettre leurs idées en application.

 

Ainsi, dans l'émission "C dans l'air" du 2 mai 2013, on trouve un bon exemple de cette tactique sournoise, en particulier de la part d'un expert comme Pascal Perrineau.

 A 6 ' 35 ", il revient sur l'échec du FN aux municipales alors que Marine Le Pen a maintes fois expliqué que les échecs ou malversations étaient le fait de personnes ayant été exclues du Front ou l'ayant quitté.

  

Autre mauvaise foi, bien plus étonnante de la part d'un politologue comme Perrineau.
A la 27ème minute, il assimile les critiques de la classe politique à l'antiparlementarisme traditionnel de l'extrême-droite des années 30. Comment ce politologue peut-il se livrer à de tels raccourcis? Toute critique de l'attitude des responsables politiques est-elle de l'antiparlementarisme qui consiste, rappelons-le, à nier toute valeur au principe même de la représentation du peuple dans un parlement. Or, Marine le Pen pas plus que son père n'a jamais remis en question le principe de la représentation parlementaire.

Voici l'argument à l'état brut:
"les antiparlementaristes critiquent les parlementaires et les hommes politiques.
Or, Marine Le Pen critique les parlementaires et les hommes politiques.
Donc, Marine Le Pen est antiparlementariste"

L'argument ne serait recevable que sous la forme:
"SEULS les antiparlementaristes critiquent les parlementaires et les hommes politiques. ceux qui sont en faveur du parlementarisme ne critiquent jamais les politiques"
Or, Marine Le Pen critique les parlementaires et les hommes politiques.
Donc, Marine Le Pen est antiparlementariste"

Bien entendu, Perrineau n'est pas idiot, il ne va pas jusque là, mais c'est bien le message subliminal qu'il essaie de faire passer.


A 30 mn 20  secondes, Perrineau explique que partout où l'extrême-droite a été au pouvoir en Europe, les électeurs s'en sont ensuite écartés car ils n'ont pu tenir leurs promesses. Perrineau souligne bien que, par exemple en Autriche, l'extrême-droite a participé à un gouvernement de coalition. Il en conclue que Marine le Pen n'a aucune chance en France car partout les électeurs ont été déçus. Or, ce politologue de renom passe délibérément sous silence l'argument pourtant essentiel de Marine Le Pen qui refuse toute alliance avec l'UMP dont les thèses sont à l'opposé de ce qu'elle veut faire. La seule alliance avec des politiciens venus de l'UMP ne serait possible que si ces derniers se ralliaient aux thèses du FN et pas l'inverse: arrêt de l'immigration, retour à la maîtrise monétaire, retour à des frontières sélectives, par exemple.

Cette stratégie subtile et sournoise de Perrineau explique qu'il continue toujours à désigner le Front National comme étant d'extrême-droite alors que Jean-Yves Camus lui-même rappelle que le FN n'a rien à voir avec les ligues et autres mouvements vraiment d'extrême-droite des années 30.

Sous le masque d'expert, Pascal Perrineau cache en réalité son engagement politique qui refuse par avance toute légitimité à Marine Le Pen.

Amalgames, glissements sémantiques, raccourcis, argument d'autorité, argument de direction (si tu fais A tu feras nécessairement B), voilà la base de l'argumentation de Pascal Perrineau.

 

Etrange ....   mais bel exemple de propagande grise!

 

On a une fois de plus entendu dans cette émission que le Front National est uniquement portestataire et n'a rien à proposer. Il suffit de relire le programme de 2012 pour se convaincre que seul le programme de Marine Le Pen était cohérent, avec en plus les moyens de ses ambitions.

 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:54

Au cours de l'émission télévisée "Mots croisés" du lundi 28 janvier 2013, Emmanuel Todd a déclaré que, selon lui, les propositions économiques de Marine le Pen sont les seules à répondre vraiment aux problèmes économiques actuels. Toutefois, il a regretté cela en soulignant que selon lui, le fait que ce soit le Front National qui soutient ces thèses "souille" durablement l'idée de protectionnisme ou de retour à la souveraineté monétaire, les rendant ainsi inopérantes auprès de la classe politique classique qui devrait au contraire s'en inspirer.

Sommé de s'expliquer, il a affirmé que par ses idées le Front National "divise les français" en stigmatisant les immigrés, ce qu'évidemment il ne peut soutenir. Emmanuel Todd ajoute que Marine Le Pen fait en réalité partie du système qu'elle critique en cristallisant autour d'elle les mécontents.

Bien entendu, techniquement, cet argument ne tient pas. Car s'il est vrai qu'il décrit un phénomène idéologique bien réel, du fait de l'ostracisme systématique que subit le FN, il est fondé sur une contre-vérité. 

1° Marine Le Pen a toujours dit qu'elle critique l'immigration, pas les immigrés. 

2° Elle constate, après Georges Marchais et tant d'autres, y compris les syndicats allemands qu'elle a cité, que l'immigration est un des éléments du dumping social en faisant pression à la baisse sur les salaires.

3° Mais cela ne signifie pas que, parvenue au pouvoir, elle éliminerait le problème en éliminant les immigrés! Marine Le Pen veut stopper l'immigration mais elle n'a jamais dit qu'il fallait renvoyer les immigrés chez eux, lorsqu'ils sont de nationalité française. Il ne faut pas confondre immigration du passé, dont les conséquences démographiques sont sans doute irréversibles, avec  l'immigration future ou présente qu'on peut très légitimement décider de stopper net.

4° Voici l'argument décisif, insuffisamment mobilisé: le principe de préférence nationale (ou de priorité nationale) bénéficierait également aux enfants d'immigrés, nés français, et qui subissent eux aussi la concurrence étrangère tant pour le logement que pour l'emploi. L'arrivée de flots d'immigrés nouveaux est un obstacle à leur intégration et à leur assimilation en les enfermant dans une communauté dont ils voudraient souvent sortir, en particulier les jeunes filles.

L'argument selon lequel Marine Le Pen divise les français est donc absurde.

En utilisant cet argument malhonnête, entretenant ainsi la bêtise anti-Le Pen, Emmanuel Todd se trompe d'adversaire et renforce encore davantage le rejet des idées qu'il défend en légitimant l'ostracisme injuste dont le Front National est victime. C'est donc bien Emmanuel Todd qui fait partie du système et pas Marine Le Pen.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 09:12

L'expression "Français de souche" est simplement une manière commode de désigner ni une ra e ni une culture mais un petit peu des deux combinés dans une idée vivante. 

 

D'un point de vue strictement génétique, cela ne veut pas dire grand chose, pas plus d'ailleurs que sur le plan purement culturel.

 

Mais en conclure que la notion est vide de" sens est une absurdité car on confond alors la désignation objectivante et mécanique d'une réalité individuelle dans son extériorité avec la manière dont cet individu se vit lui-même dans son intentionalité. Etre français de souche, c'est assumer en conscience son héritage ou le faire sien lorsqu'on a une origine étrangère sur plusieurs génération. Certains immigrés ou fils d'immigrés ne prétendent pas se qualifier de "français de souche" car ils respectent trop le pays qui les a accueillis. Cela ne leur confère aucun statut d'infériorité et n'empêche pas pour eux une parfaite intégration qui reste par ailleurs riche de sa singularité. Alain Finkielkraut revendique justement son identité multiple mais affirme en même temps son amour de la France.

 

Un regard purement objectiviste dans l'unilatéralité du concept abstrait comme dirait Hegel ne verra en lui qu'un étranger. Mais ce qui compte en fait c'est la manière dont lui vit et affirme sa francité. C'est tout ce qui compte et c'est l'essentiel.

 

C'est ce que ne voient pas les adversaires de la France, ceux qui sont prêts à accepter une identité africaine, arabe ou autre, pourvu qu'elle ne soit pas françaixse et qui cultivent le mensonge de la diversité.

 

Les arguties demi-habiles de l'article critique cité& au lien suivant sont un bel exemple de scientisme condescendant voire méprisant qui prétend dénoncer la paille réductrice des adversaires sans voir la poutre grossièrement idéologique de sa propre démarche.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/quad_0987-1381_1998_num_36_1_1365#

 

Le Français n'est pas forcément "de souche" mais il a le droit de "faire souche" s'il le décide, c'est-à-dire s'enrichir du sol qui l'accueille en lui étant reconnaissant. L'expression est une métaphore, un concept vivant qui vaut pour une conscience vivante et pas seulement bêtement technicienne. 

 


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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 08:37

Nous sommes nombreux à avoir été de gauche et à nous apercevoir au fil des ans que la gauche nous a menti, nous a trahis et finalement a trahi jusqu'aux fondements mêmes de ce qu'elle fut, la défense des pauvres, des exploités contre les abus d'un capitalisme sauvage et arrogant.

 

La vraie gauche, c'était essentiellement les communistes dont le principe même était de libérer les hommes de la misère pour les conduire vers un monde meilleur fondé entre autres sur un meilleur partage des richesses créées par un travail mieux organisé et plus humain.  Comment être opposé à une telle idée? L'effervescence enthousiaste qui a suivi les toutes premières années la révolution russe témoigne du fait que cette idée était somme toute dans l'ordre des choses.

 

Marx lui-même reconnaissait que c'est bien le capitalisme qui a sorti l'humanité de la misère en suscitant le développement technique et industriel qui était pourtant à la portée des Grecs anciens et des Romains qui n'en avaient pas besoin. Mais à ce système devait en succéder un autre plus juste et plus égalitaire, le communisme.

 

Malheureusement, le communisme réel a partout été tout naturellement transformé en la domination d'une classe sur une autre, la bureaucratie et la dictature. Mais Cette classe nouvelle n'avait pas le dynamisme et l'inventivité de la bourgeoisie, d'où la glaciation communiste inévitable. La Chine actuelle aurait pu réinventer quelque chose comme un modèle communiste humaniste libéré des lourdeurs passée et redonnant de l'oxygène à la consommation et au bonheur commun. Malheureusement, les Chinois aujourd'hui connaissent le pire cumulé du capitalisme et du communisme. IL n'y a donc rien à attendre de cet idéal communiste que certains voudraient bien réhabiliter à coup de sophismes. La caricature comique qui nous en a été donnée il y a quelques mois en est l'ultime et triste avatar.

 

Reste la social-démocratie du modèle français. Mais hélas, après les premières années du pouvoir socialiste au début des années 80 et leur enthousiasme un peu naïf voire enfantin, il a fallu revenir aux réalités. Des socialistes d'abord arrogants sont bien vite devenus cyniques. Pendant ces années fric, les socialistes ont laissé se désagréger progressivement ce qui pourtant était un des moteurs nécessaires au progrès, l'éducation. Les signaux d'alerte n'ont pourtant pas manqué dès 1985 avec de nombreux livres donc ceux de Jacqueline de Romilly, Alain Finkielkraut, Maurice Maschino. La déliquescence de l'école renonçait à l'élitisme pour tous naguère vanté par Antoine Vitez pour laisser s'installer la démagogie du slogan imbécile de l'enfant au centre du système scolaire comme s'il ne l'était pas déjà depuis toujours!

 

Cet exemple du novlangue dont les socialistes sont les champions montre à quel point les socialistes ont trahi leurs idéaux et ne sont plus désormais que l'ombre d'eux-mêmes. Naguère champions de la laïcité, ils sont devenus les complices d'une religion archaïque et mensongère qui se répand sous le regard béat des élites complaisantes. 

 

Certes il y a eu quelques bonnes idées de la gauche, notamment le RMI que Rocard avait pensé à l'origine comme une aide à la reprise du travail mais qui est très vite devenu une rente incitative à la paresse. La droite le transformant en RSA n'a bien entendu pas fait mieux dans la mesure où elle est bien décidée à ne rien faire comme l'ont prouvé les années Chirac et Sarkozy.

 

Maintenant, gauche et droite sont d'accord pour jouer les guignols d'un monde où d'autres tirent les ficelles. Le mensonge d'Etat systématique par quoi on fait croire au peuple qu'on gouverne encore alors que ce sont essentiellement les puissances financières mondiales qui commande avec l'aide de leurs laquais technocratiques européens.

 

Que la droite mente, c'est somme toute naturel. On classait généralement à droite les partisans du libre capitalisme avec le moins d'Etat possible. On comprend d'ailleurs pourquoi il est impossible de classer à droite le Général de Gaulle qui était aussi méfiant à l'égard de la bourse qu'à l'égard des partis.

 

Mais que la gauche se fasse la championne du mensonge, c'est là la pire des trahisons, un mensonge puissance 10 car c'est maintenant son existence même à travers ses actes qui constitue la trahison ultime. La trahison du peuple par les socialistes de Terra Nova en est un autre symptôme.

 

En optant pour un gouvernement mondial, Attali choisit clairement la trahison du camp dont il fut un porte-drapeau symbolique. Car la mondialisation heureuse ne pourrait s'envisager que par la marche conjointe de nations et de peuples parvenus à un niveau de développement matériel et culturel à peu près équivalent. C'est du reste ce qui était en marche dans les années 50-60 avec l'ONU et l'UNESCO. Mais le surgissement de cultures régressives et archaïques et la trahison simultanée des idéaux d'émancipation en occident a mis fin à ce processus.

 

Le seul espace où il soit encore possible de faire de la politique au sens noble du terme est l'espace national avec des frontières comme l'a clairement expliqué Régis Debray. C'est donc bien pour nous la France telle que la pensait le général de Gaulle dont tout le monde parle en ce moment mais dont personne, au fond, ne semble pour l'instant vouloir s'inspirer sérieusement. Personne? Disons plutôt… presque personne. Cherchez bien…

 

 

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 10:06

 

 

Il est des mots qui permettent de penser, il en est d'autres qui brouillent la réflexion. Le mot instrument libère, le mot-obstacle enferme dans l'incapacité de comprendre.

Ainsi le mot "diversité", nouveau slogan qui permet à chacun de choisir son camp et de jauger ses pairs. Pour les uns, la France s'enrichirait de l'apport de nouvelles populations, ce qu'elle a du reste toujours fait, de sorte que plus sa population est "diverse", plus sa richesse et sa force seraient grandes. Pour les autres au contraire, cette diversité est un appauvrissement, le renoncement à la pureté nationale, l'abdication devant l'étranger. 

 

A force de caricaturer ainsi, on finit par ne plus savoir de quoi on parle.

Le mieux est alors, comme toujours, de revenir vers son dictionnaire favori. Ainsi, le Robert et le Littré sont d'accord pour définir la diversité comme caractéristique de réalités que l'on qualifie de diverses, c'est-à-dire "qui présentent des différences intrinsèques et qualitatives," 

 

 

La diversité n'est pas nouvelle. 

 

Dans ce cas, on ne comprend pas trop bien. Car le débat actuel sous-entende qu'auparavant, il n'y avait pas de diversité en France, alors que maintenant, il devrait y en avoir plus ou, au contraire, il y en a trop. On remarque tout de suite l'absurdité de cette conception. Car supposer que la France ait jusqu'ici été composée d'hommes et de femmes pouvant échapper à cette description, c'est croire qu'ils étaient totalement dépourvus de "différences qualitatives", c'est-à-dire, en somme, absolument tous identiques. Bref, avant la diversité, il n'y avait en France que des clones de Robert Bidochon.. 

 

En réalité, bien entendu, la diversité, nous l'avons déjà. La France, comme tous les autres pays, est composés d'individus tous uniques, tous différents. On a même ici, en quelque sorte, une diversité infinie, puisqu'il n'y a pas deux hommes qui soient absolument semblables, même chez les jumeaux où l'on remarque déjà une diversité de caractères, de goût, de sensibilité. 

 

Chacun aura compris que ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Mais alors, veut-on parler de diversité d'individus qui se caractériseraient néanmoins par des traits communs, à savoir des comportements, des choix, des valeurs? Là aussi, rien de nouveau, cette diversité-là, nous l'avons aussi, et depuis toujours. Les agriculteurs, les ouvriers, les cadres, les administratifs, les sportifs, les artistes, les militaires, les commerçants, les rentiers constituent des groupes sociaux qui partagent des valeurs communes, des pratiques, des habitus. Les musiciens de jazz, les amateurs de fromage, les informaticiens, les sportifs, etc.. ont incontestablement des repères culturels et des habitus communs. Il y a bien une "culture sportive" comme il y a une culture musicale, même si celle des jazzmen n'est pas la même que celle des organistes par exemple. Notons au passage que tous les musiciens se réfèrent aux mêmes règles de base de l'harmonie.

On a là effectivement une réelle diversité qui est une richesse pour la nation parce que, au-delà de ces différences, on trouve aussi des références communes. 

 

Mais ce n'est pas nouveau. Pourquoi, alors, parle-t-on aujourd'hui de la "diversité" comme un problème? Ce n'est pas l'ensemble des caractéristiques qui permet de situer un groupe social qui pose problème, mais certaines caractéristiques. Lesquelles? Veut-on parler, par exemple, de l'appartenance religieuse? 

 

 

Racines chrétiennes et apports multiples. 

 

Mais on sait depuis longtemps que les racines de la France sont chrétiennes, ce qui n'a pas empêché d'abord des variantes importantes dans ce christianisme fondamental, jusqu'au protestantisme. En outre, les juifs ont eu un apport tout-à-fait fondamental dans cette identité française. Même si les choses sont loin d'avoir été toujours faciles, l'affaire Dreyfus a été un événement fondateur de la modernité française, lorsque la justice a finalement triomphé, par où la France se réconciliait avec son génie propre. La philosophie des lumières et un certain athéisme militant ont eux aussi joué un rôle important en aidant l'homme occidental à retrouver confiance en lui-même au lieu de se sentir misérable devant une divinité qui l'accable et l'écrase. C'est même probablement la pensée des lumières qui a aidé les chrétiens à retrouver leurs propres racines spirituelles plus proches du messages évangélique que de la glaciation institutionnelle médiévale. 

 

Bref, toutes ces familles de pensée constituent bien l'identité nationale sans qu'on n'ait jamais éprouvé le besoin de parler de diversité. 

 

Ce n'est donc pas une diversité nouvelle qui pose problème, mais le fait qu'il s'agit d'une diversité radicale, une diversité qui veut rester diversité, une diversité qui ne veut surtout pas renoncer à ce qui fait qu'elle reste irréductible à toute unité. Naguère, on insistait sur l'intégration, sur l'unité, sur ce qui est fédérateur. Aujourd'hui, au contraire, on prétend insister sur ce qui distingue. Jusqu'à maintenant, les divers groupes sociaux qui constituaient la société française n'avaient pas besoin de plaider pour la diversité pour se défendre contre le risque de dissoudre dans un universalisme national abstrait. Ainsi, par exemple, les immigrés portugais ou les italiens, sans parler des polonais, ont le plus souvent conservé sur plusieurs générations des pratiques et des valeurs communes, qui les ont aidés à supporter la vie en terre étrangère mais qui ne les ont pas empêché, au bout du compte, d'intégrer la communauté nationale sans problèmes sur deux générations, à peine. 

 

 

La nouvelle diversité problématique. 

 

Au contraire, c'est à propos des nouvelles populations arabes et africaines que la question se pose. Il faudrait maintenant que les français acceptent la diversité pour la diversité, c'est-à-dire, finalement, que l'on renonce à demander à ces populations de devenir françaises. C'est d'autant plus paradoxal que ces populations sont nées en France et sont donc françaises de plein droit. Les jeunes des banlieues ont grandi en France, ont été plus ou moins bien éduqués dans les écoles françaises. 

 

En quoi, ici, la "diversité" devrait-elle être considérée comme nouvelle au point de devoir être acceptée comme telle? Ce qui est nouveau, c'est d'abord la couleur de la peau. La diversité ce serait celle qui se voit le plus, celle de ce qu'on appelait naguère la "race", concept purement phénoménologique ici, sans intention discriminatoire. 

 

Dès lors, serait-ce pour désigner le pluralisme des races qu'on ferait l'éloge de la "diversité"? Ce serait contradictoire avec l'idée selon laquelle toute distinction raciale serait au bout du compte discriminatoire, puisque, officiellement, il n'existe pas de races.

Quoique…. Le CRAN réclame des mesures en faveur... des noirs ! Certains, aux Antilles, parlent de génocide par substitution pour désigner l'installation de blancs, et voudraient bien mettre en place une politique des quotas! Bref, quand les noirs français réclament des mesures spécifiques, ce n'est que justice; quand les antillais refusent l'installation de blancs en Guadeloupe ou en Martinique, c'est la juste défense d'une identité menacée. Mais quand les français réclament une immigration limitée, c'est du racisme

 

 

Incohérence des antiracistes qui prônent la diversité. 

 

On aboutit alors à une étrange équation entre race et culture.

-Justifier le pluralisme culturel au nom du pluralisme des races est raciste.

- Justifier le pluralisme des races en soulignant les différences de pratiques culturelles est raciste.

Mais:

-nier les différences culturelles est intolérant;

-ne pas reconnaître aux hommes le droit de se reconnaître dans des cultures différentes selon leur race est intolérant. 

 

Autrement dit, traiter un noir comme un noir, c'est raciste, mais ne pas accepter qu'un noir se définisse lui-même comme noir avant de se définir comme français est intolérant, une sorte de racisme à l'envers. 

 

Ici, on voit bien que le mot "diversité" permet de surtout ne pas poser les questions qui fâchent. Car de deux choses l'une:

Ou bien on admet l'existence de races qui devraient déterminer la culture. Les noirs ou les arabes devant naturellement choisir un certain mode de vie parce qu'il est adapté à leur nature raciale. Dans ce cas, il n'y a aucune raison pour que ces gens vivent en France, car leurs valeurs sont incompatibles avec les nôtres.

Au contraire, plaider pour la diversité culturelle obligerait à admettre un substrat non-culturel, c'est-à-dire finalement racial.

La question n'est donc pas la diversité des "cultures" puisque nous l'avons déjà. Notre société est déjà composée d'une multitude de groupes qui peuvent se caractériser par une pratique  culturelle spécifique. 

 

 

Diversité et juxtaposition 

 

La diversité qu'on veut nous faire admettre, c'est la présence d'autres groupes humains aux coutumes, pratiques et valeurs radicalement différentes. La diversité est un joli mot pour enrober la brutale juxtaposition de cultures qui s'ignorent ou se combattent. 

 

Si aujourd'hui on nous pose la question de cette "diversité", c'est pour aller plus loin. Est-ce la question d'une diversité raciale? Non, car de deux choses l'une: ou bien on pense qu'il y a un lien de dépendance entre culture et race. Dans ce cas, la réponse serait évidente: à chaque race sa culture, et il faut alors éviter les mélanges qui fâchent. Ou bien on admet que la culture ne dépend pas de la race (qu'elle existe ou non), et dans ce cas, on retombe dans le pluralisme ouvert évoqué au début.

Mais alors pourquoi le problème se pose-t-il? Parce que la situation actuelle pose des problèmes nouveaux qu'on n'ose pas aborder clairement: la présence sur notre territoire de cultures "closes", c'est-à-dire qui n'admettent pas volontiers ce pluralisme culturel que l'on voudrait bien nous imposer. En clair: les français dits "de souche" devraient accepter des cultures étrangères qui, elles, ne seraient pas obligées à la même ouverture.  Les "blancs", les "gaulois" comme disent les banlieusards, devraient faire preuve d'ouverture d'esprit, de tolérance. Mais on ne devrait pas exiger la même chose des africains ou des arabes sous prétexte qu'il faut apprendre à accepter la différence.

Il faut bien comprendre que cette dernière attitude est fondamentalement raciste. Car elle suppose finalement que les étrangers sont moins hommes que les blancs, puisqu'on n'ose pas attendre d'eux ce qu'on exige des blancs. 

 

Mais quel est le statut de ces prétendues "cultures diverses" qu'il nous faudrait admettre?

Il est évident aujourd'hui qu'il faut affirmer l'unité de l'être humain, au-delà de ses variantes raciales.  On ne croit plus, comme Hésiode et les anciens, que des races d'hommes diverses se sont succédé à la surface de la terre. Mais alors il faut en tirer les conclusions implacables: la diversité culturelle est une contradiction, car le propre d'une invention humaine c'est de pouvoir se transmettre. Un cuisinier français peut très bien cuisiner chinois, et inversement. La culture humaine doit pouvoir se partager. Un apport culturel est un apport à l'universel, il n'appartient à personne. Ceux qui refusent cette universalité au nom d'une prétendue identité se défendent artificiellement parce qu'ils sentent bien, au fond, que leur culture est archaïque, rétrograde, moyenâgeuse. Comment peut-on défendre, sans rire, aujourd'hui, l'interdiction du permis de conduire aux femmes? Sans parler de l'accoutrement fantomatique qu'on voit poindre ça et là dans nos rues? Les cultures simplistes croient que le regard de l'homme sur les femmes est toujours porteur de désir et attentatoire à la pudeur féminine. Les cultures modernes, évoluées, qui ont intégré les apports de l'anthropologie et de la psychanalyse, sans parler de la phénoménologie, savent bien qu'il est possible de construire une complicité ludique entre les sexes, et que par ailleurs toutes les relations humaines ne sont pas systématiquement érotisées. En occident, on peut très bien discuter avec une femme sans immédiatement penser au sexe. Pour les cultures qui ont peur de la sexualité et qui en sont de ce fait obsédées, surtout pour les hommes, la seule solution est de cacher les corps. Pour une culture de la liberté, moderne, cacher les corps devient inutile, parce que la sexualité n'est plus obsessionnelle. 

 

 

Toutes les cultures sauf la culture française? 

 

Les français dit "de souche" sont, on le sait, issus d'apports migratoires multiples. Qu'ils soient d'origine bretonne, juive, polonaise, portugaise, italienne, africaine ou arabe..On n'a jamais éprouvé le besoin de parler de diversité ou de métissage, car les choses allaient de soi, au bout d'une ou deux générations . 

 

Exiger que l'on accepte la diversité, c'est demander l'acceptation de la simple juxtaposition de cultures qui par nature seraient incapables d'échanger. C'est donc renoncer à l'universel au profit du communautarisme

 

Certes, vouloir détruire la diversité des cultures au nom d'une conception abstraite de l'universel pourrait bien être un appauvrissement. La "civilisation" dont parle Lévi-Strauss est en ce sens composée de multiples apports culturels:

"la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité, et consiste en cette coexistence. La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l'échelle mondiale. des cultures préservant chacune son originalité" (Anthropologie structurale 2, p. 417, cité, in Patrice Maniglier, Le vocabulaire de Lévi-Strauss, Collection Le Vocabulaire de..., Editions Ellipse, 2002).

La diversité ainsi comprise est déjà difficilement défendable au niveau mondial, On ne peut que se réjouir de la disparition de certaines cultures comme on le voit dans le beau film de Mel Gibson, Apocalypto.  En réalité, la civilisation, c'est-à-dire en fait l'occident, est la seule culture à s'être réellement intéressée aux autres cultures. Le souci obsessionnel de l'autre est une vertu exclusivement occidentale. La soi-disant tolérance de l'Andalousie mauresque à l'égard des juifs les cantonnait dans un statut inférieur. De ce point de vue, on voit se dessiner deux modèles d'intégration de cultures étrangères. Aux Etats-Unis, nation immigrée par nature, les étrangers sont acceptés avec leurs coutumes, mais on exige d'eux fortement et fermement qu'ils adhèrent aux valeurs américaines fondamentales. Au contraire, la Grande-Bretagne offre l'exemple peu enviable d'une nation qui intègre des cultures étrangères en renonçant à ses propres valeurs. 

 

 

La diversité est un appauvrissement. 

 

Au niveau d'une nation, sur un territoire déterminé, on ne peut accepter la coexistence juxtaposée de "cultures" qui s'ignoreraient délibérément, qui seraient closes, repliées sur elles-mêmes, à moins de souhaiter la disparition pure et simple de cette nation, ce qui après tout pourrait se défendre. Il faut juste être lucide sur ce que l'on veut réellement. Mais si la nation disparaît, il y a fort à parier que les cultures les plus intolérantes qui la composaient ne prennent le dessus. Mel Gibson a donc raison d'ouvrir son film avec une citation de Will Durant : "Une grande civilisation n’est conquise de l’extérieur que si elle est détruite de l’intérieur." 

 

 

Les échanges entre cultures différentes peuvent être un enrichissement réciproque. En ce sens, c'est le commerce mondial qui, comme le souligne Jacques Attali, a largement contribué au progrès des peuples. Mais cela ne signifie pas que tout échange soit forcément un enrichissement. Par exemple, le fameux "Mozart égyptien" montre bien que, finalement, la juxtaposition de modes culturels différents aboutit finalement à un appauvrissement réciproque: on n'y retrouve rien de Mozart, toute la finesse disparaît, et les experts en musique orientale ne s'y retrouvent pas non plus, car on n'y entend que quelques accords ou mélodies plaquée sur une structure étrangère. 

 

Cette diversité dont on nous rebat les oreilles n'est qu'un slogan démagogique pour désigner toute une série de renoncements qu'on voudrait bien nous voir accepter. Accepter la présence de groupes nouveaux qui ne partageraient pas les mêmes valeurs que celles admises en France ou en tout cas présentées depuis longtemps comme désirables. La France défend la laïcité, mais on voudrait bien des exceptions pour ceux qui ne l'acceptent pas. La France prône l'égalité des sexes, mais on voudrait que tous ne soient pas obligés d'y adhérer. Beaucoup de français sont sensibles à la douleur animale, mais on accepte que dans les abattoirs on préfère faire souffrir les bêtes qu'on abat pour ne pas heurter des croyances archaïques. 

 

Enfin, au nom de cette diversité, on prétend promouvoir des mesures correctives qui aboutissent à une discrimination négative en défaveur des français de souche, surtout chez les jeunes d'origine modeste qui n'ont pas eu la chance de vivre dans une banlieue peuplée d'immigrés. 

 

Le véritable enrichissement, c'est quand une valeur culturelle devient le bien de tous. La cuisine indienne ou les percussions africaines appartiennent désormais à l'humanité toute entière, il n'y a donc plus lieu ici de parler de diversité.

Alors, que reste-t-il finalement 

 

 

La diversité, c'est l'archaïsme. 

 

On ne peut parler de diversité que pour les mœurs et les valeurs qui ne peuvent pas s'intégrer dans l'universel, tout simplement parce que non compatible avec les progrès de l'humanité, c'est-à-dire les acquis jugés désirables par la majorité des humains éclairés. Ne reste donc repérable comme diversité que ce qui est irrécupérable pour le bien de l'humanité. Comment une mère pourrait-elle souhaiter l'excision ou la burka pour sa fille? Le mariage forcé? Le vitriol? La laideur vestimentaire? C'est ça, la diversité! Tout le reste est déjà peu ou prou assimilé par la culture universelle, c'est-à-dire par l'occident: cuisine, musique, vêtements et même philosophie. 

 

La vraie richesse, c'est le progrès de valeurs communes, pas le renoncement régressif. 

 

Ce qui ne peut se partager ou à tout le moins se comprendre est archaïque.

Accepter la diversité, c'est-à-dire accepter ceux qui ne l'acceptent pas, c'est renoncer à soi pour se plier aux valeur des autres, quitte à reculer de plusieurs siècles. 

 

La seule véritable diversité est celle que dit bien le mot français "divers" dans son usage ancien, selon le Robert: "Qui présente plusieurs aspects, plusieurs caractères différents, simultanément ou successivement." La seule vraie diversité est donc la diversité infinie des individus, tous différents en effet, à la condition qu'ils n'abdique pas cette richesse intérieure pour se fondre dans l'identitaire informe du communautarisme. Au contraire, la vraie diversité suppose non pas l'éclatement, mais l'unité du tout comme le rappelle cette remarque de Vauban citée par Littré: " La diversité du terroir dont toutes les provinces du royaume sont composées,"

 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 07:14

fdesouche a eu la bonne idée de remettre en ligne l'excellente émission de la BBC sur Enoch Powell.

 

Il faut la regarder en entier, surtout maintenant que Terra Nova est au pouvoir!

Voici les liens directs:

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=7wGtcloE0i8

http://www.youtube.com/watch?v=1mp36BEGRqc&feature=channel&list=UL

http://www.youtube.com/watch?v=o2RvjcycPUw&feature=channel&list=UL

http://www.youtube.com/watch?v=eHipbJl-81o&feature=channel&list=UL

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 19:27

 

Excellent commentaire d'ex-patriée chez Rioufol:

 

ex-patriée  7 avril 2012 0h41 

« « « Le sentiment des électeurs d'être pris pour des imbéciles n'est pas étranger à leur démobilisation. » » »

Le sentiment d’être pris pour des imbéciles, dites-vous… Franchement quand j’en vois 15% qui sont prêts à voter Mélenchon et une autre trentaine de pourcents en faveur de Hollande, candidats dont les deux piteux programmes réunis constituent un parfait défi au bon sens, je me demande si cette épithète n’est pas amplement méritée.

Ce programme qui redistribue largement l’argent que nous n’avons pas et que les marchés vont nous mesurer faute de mesures adéquates, ce programme donc, est inapplicable compte tenu de la crise – et même sans ! - et en plus il est dangereux.

Dangereux parce qu’il va bien sûr continuer à nous ruiner. Mais cela n’est encore qu’un moindre mal dans la mesure où la cessation de paiement sera vite au rendez-vous et le FMI, l’UE et les détachés de Goldman Sachs vont venir rapidos mettre le gouvernement socialiste entre parenthèses et tailler dans le gras de tous nos mammouths. Comme en Grèce ou en Italie.

Mais aussi et surtout, c’est dangereux sociétalement car il joue avec le feu. Et divise ! On n’exacerbe pas impunément la rancœur de foules frustrées et inquiètes en leur promettant une lune qu’elles semblent toutes prêtes à gober.

Ce Mélenchon qui prend des accents de tribun pour haranguer les foules, ce vrai bourgeois, sénateur et député européen à 30 000 €/mois et faux révolutionnaire de pacotille, donne à son discours de dangereux accents de grand soir. Et quand on songe qu’outre les cocos, il s’adresse aux banlieues et qu’il ajoute ses propres accents de haine surfaite à la haine pleine de ressentiment et de mépris qui s’y développe à l’abri de l’islam et de la décolonisation, on voit qu’il génère une situation dangereuse qui risque de nous exploser au nez.

Ceci dit, même des mesures anti-gaspillage drastiques à la grecque ne parviendront pas à réduire notre dette puisque les caisses sont vides et qu’il faut emprunter pour la rembourser – donc la creuser d’avantage - et que seule une croissance forte pourrait réellement l’amortir. Rappelons que c’est toute la croissance de la zone euro qui se trouve être la plus faible du monde, malgré l’Allemagne. Ce n’est tout de même pas un hasard mais l’indication que quelque chose ne tourne pas rond avec l’Europe et plus particulièrement avec la zone euro.

Le seul vrai remède est la solution proposées par MLP et Dupont-Aignan à savoir : réduire les dépenses et gérer chaque sou au plus juste, stopper l’immigration-boulet, restaurer les frontières, en finir avec l’euro surévalué et avec la loi interdisant à l’Etat de se financer directement et à taux zéro auprès de sa propre banque centrale et ceci, afin de cesser d’emprunter avec intérêts auprès de banques qui peuvent, elles, se faire financer à bas taux par la banque centrale ; et enfin, favoriser par des réformes et des lois bien ciblées la réindustrialisation du pays. Un pays qui ne produit rien ne peut créer de véritables richesses.

Et qu’on ne me dise pas que faire tourner la planche à billets, c’est créer de la monnaie de singe. Ce n’est vrai que si on le fait inconsidérément. C’est bien beau de vouloir forcer l’état à se montrer sage et vertueux. Malheureusement ça n’a pas fonctionné et l’état n’a été ni sage ni vertueux car créer de la dette est apparemment encore plus facile que de faire tourner les rotatives. Encore plus indolore, dans l’immédiat. Du moins tant que tout va bien. Les banques, gardiennes de la vertu se sont montrées moins vertueuses que les états en faisant de ces dettes des produits financiers qui créaient de la richesse par la seule spéculation. Comment croire que des organismes dont la finalité est de s’enrichir, seront plus vertueux que des états qui incarnent tout de même une certaine morale ? Ayant trouvé un bon filon, les banques l’ont exploité sans vergogne tandis que les états ayant trouvé une vache à lait fort coopérative la tétaient abondement. Jusqu’à ce que le système se grippe et s’effondre. Alors non ! La loi de 1973 n’a pas protégé les états contre eux-mêmes. Et elle a couté cher. Que les états reprennent donc leur responsabilité et leur privilège monétaire. Les dévaluations qui auraient résulté des excès de création monétaire n’auraient pas été pires que les ajustements et les restrictions à la mode grecque.

Ceci dit, je constate l’impasse qui est faite actuellement par les médias sur le programme de Marine Le Pen. On ne le critique même plus. On l’ignore. On ne le mentionne même pas. Ferait-il peur ? Manquerait-on d’arguments valables contre lui 


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