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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 09:36

Bonjour.

Les grands media distillent une information tronquée, malhonnête. Quelles que soient vos options politique, vous devez vous réinformer pour compléter la propagande officielle des media qui, tout le monde le sait maintenant, soutiennent Macron alors que personne ne comprend vraiment son programme. A l'inverse, le programme de Marine Le Pen est systématiquement présenté de façon caricaturale. Ceux qui ont un souci d'objectivité sont déjà allés voir le site internet de Marine Le Pen ou du Front National.

Mais il existe un media totalemeent indépendant de tout parti politique, orienté à droite mais sans exclusive: TV-LIBERTES.

http://www.tvlibertes.com/

Nous vous recommandons tout particulièrement l'émissions "politique et éco" dont le dernier numéro est consacré à la politique économique de Marine Le Pen:

http://www.tvlibertes.com/2017/04/17/16641/politique-eco-n129-jean-luc-scaffhauser

Attention, c'est un peu technique mais les passionnés d'économie s'y retrouveront.

Outre le journal quotidien, toujours intéressant avec notamment "cap sur l'Elysée", il y a l'excellente émissions "i-media" qui décrit par le menu la propagande officielle radio-télévision-presse:

http://www.tvlibertes.com/2017/04/14/16665/i-media-147-rafle-vel-d-hiv-point-godwin

Vous pouvez également regarder les numéros précédents, vous passerez un bon moment !

Attention aussi aux contradictions du programme Fillon qui préconise des mesures que l'Union Européenne dont il ne veut pas sortir lui interdira ! Ne sortant pas de Schengen, il ne pourra rien faire pour réguler l'immigration! Et puis, faire des économies massives sans compenser par des investissements conduit nécessairement à la récession, annulant l'effet escompté ....

Voyez:

https://www.tvlibertes.com/2017/03/06/15523/pierre-jovanovic-mars-2017-poleco-tvl

Voilà. La France risque de disparaître au profit d'une jungle mondialiste avec des ilots de bien-être protégés pour l'yper-classe mondiale. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

Alex Carter-Munop

http://argonautemariniste.over-blog.com/article-mensonges-politiques-mensonges-mediatiques-99003880.html

 

 

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 09:41
Cet article est la suite de « identité nationale 1 »

Cet article est la suite de « identité nationale 1 ».

(Les liens cliquables renvoient à d’autres articles.)

 

Qu'est-ce qui fait l'identité d'un pays, d'un peuple, d'une nation? La réponse à cette question est variable selon les époques et selon les peuples. L’identité n’est pas un concept figé mais une notion vivante, avec des nuances. Mais elle n'est pas non plus un fourre-tout, faute de quoi elle n'aurait plus aucun sens. Car pour qu’il y ait identité commune, il faut que soit présentes un minimum de composantes communes. Un même individu peut être porteur de plusieurs strates identitaires superposées. (auvergnat et français, juif et français, etc...)

 

 

I.       Parmi ces éléments, on trouve:

-un même territoire (un espace commun)

 -une langue commune.

-une même ethnie

 -des ennemis communs

 -le partage de mythes communs ou une religion commune.

 -une histoire commune.

 -des valeurs communes

 -une culture commune

 -des buts communs

-une même conception de l'identité (totalitaire ou libre)

 -un mode d'ouverture vers les autres cultures

-le rapport à la culture mondiale et à l'universel

 

 

 

II.   Un individu ou un groupe qui n'adhère plus à ces divers éléments est dit en état de sécession.

 

 

 

A l'évidence, - et heureusement - tous ces critères ne doivent pas être réunis. Par contre, je pense qu'il faut qu'au moins quatre de ces critères soient réunis pour qu'il y ait véritablement identité. Autrement, l'identité n'est qu'un fantasme ou un alibi.

 

Les français pourraient très bien décider que la France n'a plus d'identité particulière, qu'elle n'est plus qu'une simple entité administrative abstraite composée d'une juxtaposition d'individus (ou de communautés) n'ayant rien en commun sinon le hasard de l'existence. Philosophiquement, je ne vois pas d'objection majeure contre une telle conception. Par contre, je pense qu'il faudrait alors en tirer les conséquences logiques, s'il n'y a plus d'identité, on ne voit pas pourquoi on maintiendrait une nation. Il vaudrait mieux alors accepter purement et simplement la mondialisation avec toutes ses conséquences, une harmonisation des modes de vie avec le reste du monde, mettre fin au modèle français qui n'aurait plus de signification et donc de raison d'être.

 

En revanche, si on veut maintenir l'idée même d'identité, et en faire autre chose qu'un slogan vide de sens, alors il me semble que les conditions suivantes doivent être réalisées.

 

 Qu'en est-il de l'identité française?

 

 

III.-Le territoire.

 

 C'est une évidence. Pourtant, il y a des exceptions, comme les juifs ou les Tziganes, les Touaregs, etc.. Cela dit, les juifs eux-mêmes se réfèrent à un territoire commun, Israël, ce qui ne les empêche pas, pour l'essentiel, de s'identifier à une communauté nationale. Durant l'occupation allemande, les alsaciens dans leur grande majorité se sentaient alsaciens ET français parce qu'ils se sentaient héritiers d'une histoire. La question du territoire ne se pose plus guère en France métropolitaine, sauf peut-être en Corse. Si les corses réclamaient majoritairement leur indépendance, il faudrait peut-être l'accepter. Dans ce cas, il faudrait se demander quel a pu être l'apport de la Corse à l'âme de la France, à l'identité française et inversement passer sous silence la manière profonde dont la Corse est marquée par l’identité française.

 

 Cet exemple permet de penser la question de l'Algérie. Dans son Anthropologie du point de vue pragmatique,  Kant souligne que dans une nation, ce sont souvent les élites qui incarnent l'âme d'un peuple, en excluant la plèbe. C'est ce qui lui permet, par exemple, de définir l'esprit français par son goût de la conversation. Il est clair qu'on ne peut plus être d'accord avec une telle conception aujourd'hui. Par contre, le comportement des colons en Algérie a souvent été tel qu'il n'ont permis que tardivement (et trop tard) aux arabes de s'intégrer pleinement dans la communauté française. Il faut relire La tragédie algérienne de Raymond Aron. Dès lors, l'Algérie n'était pas en réalité un territoire français à part entière et son accès à l'indépendance était naturel et inéluctable. Il y avait bien une identité algérienne qui résistait à l'identité française. Ceci prouve d'ailleurs que l'idée même d'identité doit avoir un sens, puisque des groupes humains prétendent devenir des peuples.

 

 Les DOM-TOM font-ils partie du territoire français et de son identité? Les occupants de ces territoires sont-ils d'accord avec Aimé Césaire qui parle de génocide par substitution? Si oui, alors ils ne font déjà plus partie du territoire national et leur accès à l'indépendance, pour le meilleur et pour le pire n'est qu'une question de temps.

 

 Pour que ces peuples puissent répondre à cette question, il faut bien que l'idée même d'identité française ait un sens. Car si elle doit avoir un sens pour eux, il faut qu'elle en ait un pour nous. A moins qu'ils n'affirment que le seul intérêt de rester français serait de profiter d'un système social favorable, ce qui serait grotesque et qui conduirait dès lors à nier toute valeur à la notion même d'identité française. Dans une telle situation, la présence française ne serait rien de plus qu'une occupation militaire et administrative.

 

 On voit donc par ces exemples que ce n'est pas un territoire qui définit une nation et son identité, mais un certain rapport du peuple à ce territoire et aux gens qui l'occupent.

 

 

IV.           -La langue.

 

 La langue est un moyen de communication. A ce titre, il est évident que les membres d'une même communauté doivent se comprendre. Mais cette conception est insuffisante et réductrice. Car une langue est aussi un vecteur affectif et culturel, elle véhicule des affects, des idées, une sensibilité particulière, ce qu'on appelait naguère l'âme d'un peuple. Il est clair que la parfaite maîtrise d'une langue - et pas seulement son balbutiement - est essentielle à l'appartenance, en particulier si on partage l'idée et la valeur d'individu libre et souverain dont on parlera plus loin. Car bien entendu, dans les sociétés traditionnelles, toutes les strates de la hiérarchie sociale ne sont pas tenues de comprendre toute les subtilités d'une langue commune, les domestiques et les esclaves, les cerfs et les manœuvres pouvant se contenter d'une langue approximative et grossières. Mais ceci est contradictoire avec l'idée républicaine qui fondait jusqu'il y a peu l'identité française.

 Une langue est d'abord un héritage, les jeunes, les "nouveaux" (les neos comme disait Hanna Arendt) doivent d'abord hériter d'une langue avant de prétendre la modifier. A cet égard, du fait des abandons successifs de l'éducation, beaucoup de jeunes en France ne sont plus véritablement français, ils ne savent pas eux-mêmes au fond ce qu'ils sont vraiment, ce qui est parfois pour eux cause de souffrance, surtout quand ils sont confrontés à d'autres identités qui s'affirment fortement. C'est un des causes de la violence urbaine.

 

 

V.  -Les bases ethniques.

 

-En France, comme le rappelle Chevènement, l'identité n'est plus ethnique mais républicaine depuis 1789.

 Dès lors, toute personne ou tout groupe qui revient à des bases ethniques, en rupture avec l'identité républicaine, est en état de sécession. De ce point de vue, l'idée même de diversité est une hérésie, car tout le monde comprend bien qu'on parle alors de couleur de peau, c'est-à-dire de race, ce qui est absurde.

 Pour autant, de nos jours, la notion d'ethnie ne recouvre pas seulement la couleur de peau, mais aussi des pratiques et des valeurs. S'il s'avérait que la France soit à l'avenir habitée sur des bases ethniques nouvelles, il est certain que son identité s'en trouverait supprimée en tant que telle. On ne fait ici que reprendre le raisonnement d'Aimé Césaire. une organisation comme le CRAN est contraire à toutes les traditions françaises.

 

 

VI.           -Des ennemis communs.

 

 C'était le cas en 1914, mais aussi dans les années 30. Pour autant, plus personne ne souhaite, en France, avoir d'ennemis autres que ceux qui se proclameraient eux-mêmes nos ennemis.

 

 

VII.        -Les mythes communs.

 

L'identité républicaine française n'exige pas l'adhésion à des croyances communes. Elle implique par contre que ces croyances soient mises au second plan, dans la sphère privée ou très localisée, mais sans visibilité excessive, tant que ces croyances ne sont pas en contradiction avec ses principes fondamentaux républicains. C'est le concept de laïcité.

 

 

VIII.     -Une histoire commune.

 

-L'histoire forge la mémoire collective et fonde un certain nombre de valeurs communes. Il ne suffit donc pas de quelques décennies, il y faut plusieurs siècles. Par exemple, la réconciliation entre la France et l'Allemagne n'a pris que quelques petites années, car l'histoire commune était bien plus importante au fil des siècles que les conflits meurtriers du XXème siècle, qui ont pourtant laissé des traces douloureuses dans bien des familles. La France et l'Allemagne étaient en outre héritière d'un même mouvement culturel de critique interne, la philosophie des lumières au XVIIIème siècle.

 

Inversement, la réconciliation entre l'Algérie et la France a pris des décennies et n'est du reste toujours pas vraiment consommée alors que ceux-là même qui ont connu la colonisation européenne sont désormais quantitativement minoritaires. C'est qu'un siècle ne suffit pas pour forger une identité commune. C'est sans doute pourquoi les Algériens ont conquis leur indépendance par la violence alors même que les solutions politiques pacifiques étaient bien entamées. Ils ont en outre chassé les "étrangers" sur des bases ethniques, ce qui est contraire à l'idée républicaine qui donc n'avait pas pris là-bas, y compris chez les élites intellectuelles formées dans nos lycées et université. Enfin, ils ont massacré ceux des leurs qui avaient collaboré avec la France (qui les a lâchement abandonnés). Tout ceci prouve que les bases humanistes, même fragiles et superficielles chez nous, n'avaient pas pris là-bas après plus d'un siècle de présence occidentale. Plus généralement, le monde musulman n'a pas été touché par le mouvement culturel de la Renaissance puis surtout des Lumières qui a traversé toute l'Europe et qui a fondé un humanisme nouveau qui reste encore ici à consolider.

 

 

IX.           -Des valeurs communes.

 

 C'est ce que montre à l'évidence l'exemple qui précède. Pour qu'il y ait une même identité, il faut que les valeurs les plus fondamentales soient partagées. La différence entre un "espace public" barbare et un espace public civilisé, c'est que dans ce dernier, chacun est assuré de rencontrer des individu qui partagent avec lui un minimum de valeurs communes. Quand on est en France, on doit s'attendre à ne rencontrer que des Français, peu importe leur vêtements ou leur couleur de peau, S'agissant du vêtement, il ne doit pas entrer en contradiction avec les autres valeurs fondamentales. A cet égard, le voile islamique (qui est un symbole, pas un signe) et, pire, le niqab, sont bien entendu contraires aux valeurs fondamentales de la république française et devraient, à ce titre, être interdits dans un espace public républicain.

 

 

X.  -une culture commune.

 

 Par culture, il ne faut pas entendre ici tout ce que ce mot recouvre, en vrac, dans la conception anglo-saxonne des sciences humaines. Par culture, il faut entendre ici le rapport imaginaire et réflexif que chaque individu entretient avec le passé collectif dont il est issu et les valeurs dont il hérite. Au plus bas degré, il y a donc un ensemble de représentations collectives concernant l'histoire, les mythes, mais aussi les légendes, les contes, la fiction en général, l'imaginaire collectif. Vercingétorix, et Jules César, Gergovie et Alésia, Saint-Louis, Jeanne d'Arc, Henri IV, Austerlitz et Waterloo. Mais aussi bien Astérix et Tintin, (pourtant belge), La Fontaine, Corneille, Racine et Molière, Voltaire et Rousseau, Stendhal et Balzac, Victor Hugo. Mais encore Dom Juan, Sganarelle, Candide, le Vautrin de Balzac, le Fabrice de la Chartreuse, le Rocambole de Ponson du Terrail, surtout repris par la télévision.  A ces contenus peuvent du reste s'en ajouter d'autres, qui ont une valeur universelle, comme aussi bien des écrivains (Steinbeck), des musiciens (Mozart, Moussorgski) des peintres, des cinéastes ou encore des héros de séries télévisées désormais connus dans le monde entier.

 

 

XI.           -Histoire, culture et valeurs de l'identité française.

 

 Les racines de la culture française sont triples. La pensée gréco-romaine, avec la philosophie, les racines judéo-chrétiennes, la pensée des « lumières. Le christianisme a hérité bon nombre de ses valeurs et de ses pratiques du judaïsme. Le premier christianisme était une secte juive parmi d'autre. Le droit nous vient des romains. Le moyen-âge chrétien a été largement influencé par l’aristotélisme. La Renaissance a été largement influencée par la redécouverte de la pensée grecque. Mais c’est surtout la philosophie des lumières qui a durablement marqué la culture européenne – et donc aussi française – et qui a conduit, avec le développement du capitalisme, à la modernité.

 

Une identité n’est  pas une nature figée. L’identité française est aussi bien dreyfusarde qu’antidreyfusarde, gaulliste et pétainiste. C’est normal et c’est d’ailleurs ce qui a permis à des communistes et des gaullistes de droite de travailler ensemble dans la Résistance.

 

 

XII.        Des buts communs.

 

 

 Même si les individus ou les groupes peuvent poursuivre des buts contradictoires, il n’en est pas moins vrai qu’un peuple, surtout républicain, se constitue en poursuivant des buts communs qui pouvaient naguère être la victoire contre un ennemi commun, mais qui depuis le XIXème siècle était plutôt la croyance en un avenir meilleur et la nécessité d’œuvrer à sa construction. Ce but était d’ailleurs commun à d’autres peuples en Europe, poursuivant par là l’émancipation de l’individu amorcée à la Renaissance et symbolisée au XVIIème siècle par la peinture hollandaise par exemple. Education généralisée, émancipation des femmes, souci du bien-être animal ; voilà quelques exemples qui depuis plus d’un siècle et demi sont maintenant des buts assez largement partagés. Par exemple, jusqu’aux années 60, personne ne contestait plus ouvertement la nécessité de pourvoir au bien-être animal, même si bien sûr la pratique était loin de correspondre à cette aspiration.

 

 

 De ce point de vue, toute personne ou tout groupe qui conteste le bien-fondé de ces objectifs – émancipation de l’individu, bien-être animal – ne saurait être considéré comme français. Une communauté qui prétendrait imposer aux femmes des codes vestimentaires au nom de la religion serait en était de sécession car ce serait considéré comme une régression. En effet, depuis le XVIIIème siècle, on a introduit des distinctions claires entre croyance et superstition, sous l’influence de la philosophie des lumières elle-même héritière de Descartes, Spinoza, Locke, Hume. Dans la religion qui a subi l’assaut de la pensée libre, on a compris que les rites et les croyances pouvaient avoir une valeur comme symboles, sans pour autant qu’on y adhère au premier degré, sauf dans des pratiques qui demeurent archaïques ça et là, comme par exemple à Lourdes. Notons toutefois que ces dernières font aussi partie de nos traditions, ce sont vraiment les nôtres, quoi qu’on en pense. Par contre, nous ne sommes pas tenus d’en importer d’autres.

 

 

 Par conséquent, pour l’essentiel, il est clair que toute conception religieuse nouvelle qui prétendrait remettre en question cette distinction entre croyance et superstition ne proposerait en fait rien d’autre qu’un retour au moyen-âge, ce qui est évidemment inacceptable. Par exemple, il est de coutume, dans une église, de faire une génuflexion devant l’autel. Mais personne ne pense que Dieu va se fâcher si on ne le fait pas. Une personne qui croirait ainsi manquer de respect à Dieu serait encore dans la superstition.

 

 

 Ainsi, il y a des acquis culturels qui sont des progrès. Tout groupe prétendant remettre en question ces acquis au nom d’arguments autres que rationnel n’a pas sa place dans la communauté nationale, sauf à y être accueillie comme étrangère, ce qui est parfaitement possible. Mais prétendre que cela fait partie de la culture nationale est tout simplement inacceptable. C’est un peu comme si on disait que les exciseuses font désormais partie de la culture française, sous prétexte qu’on excise encore, parfois, dans des officines obscures. De même, on considère, en France, qu’éviter la souffrance animale est un but qui doit être poursuivi, même si bien des pratiques sont scandaleusement en retard dans ce domaine. Dès lors, il est inacceptable qu’au nom de superstitions on accepte l’égorgement de moutons sans un étourdissement préalable. Pour la culture française, croire que Dieu exige la souffrance de l’animal ne relève pas de la religion mais de la superstition. Les musulmans ne le comprennent pas car ils n’ont pas subi les assauts de la pensée du XVIIIème siècle contrairement aux chrétiens et dans une large mesure aussi aux juifs. Quand ils sont en France, les musulmans doivent s’adapter aux acquis de la culture française ou partir. Cette question, comme celle du niqab, ne devrait même pas être négociable.

 

 

 Comprenez bien ici le propos : on peut très bien, démocratiquement, décider d’accepter toutes ces pratiques. Mais alors il faut avoir le courage politique d’en tirer les conséquences : il n’y a plus de culture « française » ou « européenne », il n’y a plus rien d’autre que des juxtapositions de pratiques, de coutumes, de croyances dans une forme d’uniformisation. Mais dans ce cas, pourquoi affirmer qu’il n’y a plus de culture française, mais qu’il y a encore une culture arabe. Plus de culture chrétienne, mais une culture musulmane ? D’où l’importance de la manière dont chaque « peuple » et chaque individu conçoit lui-même sa propre identité.

 

 

XIII.     Une même conception de l’identité.

 

 

 Jusqu’à preuve du contraire, c’est au peuple français qu’il appartient en toute souveraineté de définir ce qu’il entend lui-même par sa propre identité. On ne va pas intervenir en Algérie ou au Mali pour leur dire comment ils doivent gérer leurs coutumes, quoi qu’on en pense par ailleurs. Il doit en être de même pour nous. En France, l’identité n’est ni tribale ni ethnique, mais républicaine. Le groupe, la tribu, l’ethnie, la « communauté » n’a tout simplement aucune légitimité. Le seul regroupement permis est l’association loi 1901 ou la communauté religieuse, un monastère par exemple. Tout ceci est encadré juridiquement. Par conséquent, l’idée même de parler de communauté chrétienne ou musulmane ou juive n’a aucun sens. C’est aux individus qu’il appartient, chacun pour ce qui le concerne, d’adhérer ou non à telle « communauté ». Les communautés peuvent certes se vivre « de l’intérieur ». Les juifs fréquentent plus volontiers d’autres juifs, les portugais d’autres portugais. Cela ne porte pas à conséquence tant que cela n’aboutit pas à des comportements discriminatoires. Par contre, un groupe qui considérerait que l’individu ne vaut que par sa place dans le groupe proposerait à nouveau une régression vers le moyen-âge, inacceptable pour nous.

 

 

XIV.    -Un mode d'ouverture vers les autres cultures

 

Il n’existe pas de culture « pure ». Toutes les cultures ont subi des influences. Mais précisément, elles se distinguent sans doute par la manière dont elles ont « digéré » ces influences. La culture occidentale présente une grande originalité : elle est la seule à s’être authentiquement intéressée aux autres cultures, au point d’inventer quelque chose comme l’ethnologie. Les Grecs, les Romains, les musulmans, etc. n’ont toujours considéré les autres cultures que comme « inférieures ». C’était, naturellement, aussi le cas des cultures chrétiennes du moyen-âge. Mais l’occident est la seule culture à s’être radicalement critiquée de l’intérieur, avec un relatif succès, par la philosophie des lumières. C’est de là que vient notre intérêt pour les autres, au point de battre notre coulpe d’une manière pathologique, pleurant sur notre passé d’esclavagistes pendant que d’autres aujourd’hui poursuivent la traite des esclaves sans vergogne, dans l’indifférence générale. Les chrétiens ne se disent plus les meilleurs, ils ne traitent plus les autres d’« infidèles ». Les chrétiens ont accepté sans rechigner l’installation d’autres religions On aimerait bien qu’il y ait un peu de réciprocité, quand on sait que les « communautés » les plus persécutées actuellement, jusqu’au crime, sont les communautés chrétiennes dans le monde musulman.

 

 

 Par conséquent, toute personne ou tout groupe qui ne partage pas ce principe d’égalité des croyances, du droit pour l’individu d’en changer (apostasie) est en sécession par rapport à la culture française.

 

 

XV.       -Le rapport à la culture mondiale et à l'universel

 

 Un des acquis de la modernité est l’accès à la conscience planétaire. Le fait de se replier dans une affirmation identitaire stricte est une régression. Pour autant, cette universalité ne signifie pas la dissolution dans une sorte de magma informe à l’image de nos centres commerciaux qui se ressemblent de plus en plus à travers le monde. On peut défendre l’identité française et apprécier le cinéma américain ou la musique indienne. Du reste, une des raisons du succès de la culture américaine au XXème siècle est justement son héritage des autres cultures, au prix, souvent, d’un appauvrissement ou de simplifications.

 

Ce rapport à l’universel est d’ailleurs ce qui pose le plus problème. Je pense qu’à terme il y aura une inévitable unification de l’humanité, avec, probablement, une souveraineté planétaire. On se rend de plus en plus compte de ce que peut avoir d’artificiel la distinction de différents pays, de différentes cultures. Mais précisément, une identité n’est pas seulement un fantasme. C’est quelque chose à quoi on peut s’identifier. C’est un patrimoine. C’est un garde-fou. Ceux qui aujourd’hui critiquent l’identité française le font avec une parfaite mauvaise foi, car ils aimeraient bien par contre qu’on accepte d’autres identités, beaucoup moins tolérantes que la nôtre. Le mouvement des peuples vers l’universel n’est possible que dans une marche commune et conjointe des peuples, à la condition qu’ils soient parvenus à un même niveau de développement économique, matériel, mais aussi culturel et spirituel. A l’évidence, ce n’est pas le cas actuellement, et l’idée même d’un gouvernement mondial, dans l’état actuel des cultures, est tout-à-fait prématurée et conduirait à un monde cauchemardesque sous l’empire des puissances financières.

 Si nous cédons sur notre propre culture, sur nos acquis, sur les conquêtes de nos aïeux qui sont parfois morts pour notre liberté, alors nous risquons fort de nous voir imposer des pratiques dont nous comprendrons trop tard qu’elles nous font régresser à la barbarie. Le totalitarisme n’est pas si loin, il pourrait revenir sous d’autres formes, car l’histoire ne se répète jamais tout-à-fait de la même manière.

 

 

XVI.    Affirmation de valeurs positives.

 

Il est clair qu'une identité nationale ne peut pas s'affirmer seulement négativement, dans la critique d'autres cultures. Elle ne peut qu'être soutenue par l'affirmation non négociable de valeurs positives, acquises au fil des siècles et souvent obtenues après des affrontements parfois sanglants. Pour l'essentiel on peut rappeler ce qui de ce point de vue caractérise l'identité française:

 

 -Le droit l'emporte sur les convictions individuelles.

-Individu et politique, pas de communautés

-égalité entre les hommes et les femmes

-le mariage doit être consenti par les deux époux.

-une certaine valorisation de la vie privée, le droit au secret pour l'individu, l'adolescent, les époux, etc.

-un rapport libre à la religion, l'apostasie est un droit fondamental non négociable.

 -distinction entre croyance et superstition.

-Les textes sacrés ont été écrits par des hommes et sont comme tels critiquables.

 -Une vision positive de l'existence, du bien-être, d'un environnement agréable, de la joie de vivre, du plaisir et de la jouissance considérés comme des droits.

-une valorisation du quotidien, la vie n'est plus considérée comme traversée d'une vallée de larmes en attendant la vie éternelle. Quoi qu'on en pense, la vie sur terre vaut pour elle-même, quelle que soit par ailleurs les options religieuses de chacun.

-une certaine empathie à l'égard de la souffrance d'autrui, y compris des animaux. Une civilisation digne de ce nom doit travailler à limiter la souffrance sous toutes ses formes.

-se sentir chez soi en lisant des textes littéraires comme ceux de Victor Hugo, Balzac, Maupassant, etc. y reconnaître quelque chose qu'on a toujours plus ou moins pensé, même si on n'est pas né ici, comme le remarque Alain Finkielkraut.

 

 Tous ces éléments sont des acquis de l'esprit français, même s'ils sont loin d'être réalisés dans les faits. Par contre, toute doctrine qui irait à l'encontre de ces valeurs serait contraire à l'identité nationale française.

 Toute personne désirant devenir française doit impérativement accepter ces valeurs minimalistes qui ne devraient pas être négociables. On n'oblige personne à devenir français. L'accession à la nationalité française doit être un acte libre mais responsable.

  Si on acceptait ce que les canadiens appellent des "accommodements raisonnables", alors il n'y aurait plus d'identité française.

 

 Mais après tout, les français ont parfaitement le droit de décider que la France n'existe plus autrement que comme entité administrative et politique abstraite. Simplement, il faut être cohérent. Sinon, on n'a affaire qu'à des notions vides de sens.

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 07:19
I

 

I.       Pour une identité française forte et ouverte 

 

 

 

Deux illusions: l'identité et l'individu

 

 

 Le problème de l'identité se situe entre deux extrémités, deux pôles: d'un côté le clan, la tribu, de l'autre l'hyper-individu. Ces deux figures sont aussi illusoires l'une que l'autre.

 

L'individu dissous dans la communauté

 

  Le clan, la tribu qui ne voit dans l'individu que l'appendice de sa propre substance, où la personne n'existe pas, ou plutôt n'existe que par sa fonction dans le groupe.  Hors du groupe point de salut. L'individu isolé est comme une cellule cancéreuse dans un organisme. Cette conception était celle des sociétés traditionnelles et existe encore aujourd'hui, elle semble même sans doute quantitativement largement partagée dans le monde. Elle engendre souffrance et malheur, elle condamne les femmes à subir la violence sociale jusque dans leur corps qui ne leur appartient pas, comme avec l'excision, le mariage forcé, la honte de son corps qu'elle doit cacher, car seul compte la maîtrise du désir masculin, etc.  Par ailleurs, je crois avoir montré ce que ces conceptions multiculturelles pouvaient avoir d'illusoire.

 

 

L'individu sans identité

 

 A l'autre extrémité on trouve l'individu isolé, centre du monde, qui se veut et se croit absolument libre de toute attache, de toute racine, de tout héritage. Défini par rien ni personne, il est l'Unique dont parle Max Stirner. Et puisqu'il considère que rien ne compte en dehors de l'individu, il critique toute idée de communauté comme archaïque et rétrograde et rêve d'un monde où les nations auraient disparu, où chacun ferait sa loi en fonction de ses propres critères. Cet individu ne supporte pas la moindre contrainte considérée comme attentatoire à la liberté. Il a en quelque sorte la mentalité de nos collégiens qui ne consentent à obéir à quelque règle que ce soit qu'après que des adultes béats leur en aient longuement, très longuement expliqué la légitimité.

 

Ici aussi l'illusion ne tarde pas à se manifester par le malheur et la souffrance, sauf chez quelques rares personnalités fortes. D'abord parce que sans racines ni soutien, l'individu est plus vulnérable. La famille, qu'on a longtemps critiqué au nom d'une liberté individuelle portée au pinacle, se révèle finalement être toujours un socle auquel on doit pouvoir se référer, notamment en cas de coup dur. Des pathologies familiales se reflètent souvent dans des pathologies individuelles et souvent, ce n'est pas l'individu qu'il faudrait soigner, mais la famille.

 Ensuite, sur le plan politique cette fois, l'hyper-individu qui ne se reconnaît dans aucune communauté nationale pense pouvoir vivre sous ses propres lois, c'est-à-dire finalement dans la jungle ou comme on dit chez les philosophes, à l'état de nature. Car s'il prétend n'obéir à aucune loi, (parce que, bien sûr, pour lui, les politiciens sont tous pourris...) in ne prétend pas non plus les imposer aux autres. Conclusion, pour lui, l'Etat n'a plus aucun intérêt. Mais sans Etat, pas de politique. Conclusion: nous revenons bien à la jungle, ce qui arrange bien les puissances financières internationales et les maffias(1) qui ne rêvent que d'une chose: la disparition des Etats dont la plupart d'ailleurs, en particulier dans le tiers-monde, ne sont que des Etats-fantoches.

 Cet individu qui se croit libre et souverain est en réalité soumis concrètement à des puissances colossales qui lui laissent son petit espace de liberté tant que cela ne les dérange pas. (2)

 

 

Le véritable sujet libre dans un espace public civilisé.

 

 

 Si l'appartenance clanique ou tribale est aliénante, l'individu-atome l'est tout autant. Le caractère unique de l'individu, du sujet humain, se manifeste entre autres dans l'unicité d'un visage, celui-là même que certaines cultures archaïques interdisent aux femmes de montrer en public.  Il se manifeste également dans des choix, mais des choix vraiment éclairés. Un choix éclairé n'est possible que si l'on dispose des outils intellectuels pour comprendre le monde. Sinon, on a le petit ego-baudruche dont les choix se limitent à l'immédiateté de ses désirs face aux mille hochets qu'on lui met sous le nez. D'où l'importance de l'éducation, d'une éducation rigoureuse et réellement formatrice. (3)

 

Le sujet libre ainsi conçu est capable de reconnaître ses racines, mais il a un rapport libre à cet héritage, il le reprend librement à son compte, décidant lui-même de lui donner un sens nouveau si nécessaire. La communauté ainsi conçue n'est plus le tout organique des sociétés traditionnelles mais un ensemble de sujets libres partageant une histoire commune, des valeurs communes et des buts communs dans un espace public soumis à des normes communes acceptées et comprises par tous.

 

Le but de toute politique vraiment humaniste devrait être, hors de tout mensonge médiatique, la création des conditions nécessaires du libre épanouissement du sujet humain. Bien entendu les conditions économiques ont ici leur importance car on sait à quel point la précarité engendre de souffrances chez les travailleurs-esclaves.

 

Une bonne politique n'est pas possible dans un cadre mondialisé qui exclut par nature toute politique, à moins d'envisager un gouvernement mondial aux tendances totalitaires effrayantes. Pour l'instant, c'est seulement dans le cadre d'une nation que des innovations politiques sont possibles. Mais ce qui est possible avec un peuple intelligent et informé ne l'est pas avec un peuple sous-cultivé et mal informé. A cet égard, la naïveté de certains milieux chrétiens est ici consternante.

 

 

Pour une identité française forte et ouverte

 

 

 Les quelques réflexions ci-dessus sont le fondement de ma conception politique. Je pense qu'il faut maintenir une identité française forte, comme ce fut le cas naguère. Dans ma jeunesse, alors que personne ne remettait en cause sérieusement l'identité française, je connaissais des étrangers avec qui j'avais des rapports humains normaux et agréables. Mais ils ne prétendaient pas changer l'identité d'un pays où ils se sentaient bien. De même si j'allais m'installer en Grèce ou au Sénégal, je n'aurais pas la prétention de définir une identité nouvelle de ces pays sous prétexte que de nombreux français y vivraient.

 

En France, actuellement, vivent des populations d'origine étrangère dont les leaders prétendent désormais marquer durablement l'identité française. La France serait devenue, d'après eux, métissée. Si la conception raciale qui fait dire à un Aimé Césaire qu'il y a "génocide par substitution" quand il y a trop de blancs qui occupe une ile traditionnellement noire, on peut dire, de même, que la France est traditionnellement blanche.

Cette conception racialiste et pour tout dire raciste des choses repose sur une vision trop simpliste des choses. Ce n'est pas la race qui détermine le comportement des individus, mais l'idée qu'ils s'en font. Un noir s'identifie aux noirs et à la négritude comme le garçon de café de Sartre fait le garçon de café. On aboutit ainsi à un communautarisme invivable.

C'est pourquoi la célèbre remarque du Général de Gaulle reste indépassable:

 

"C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !"

Conversation entre De Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie

"C’était de Gaulle", tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994 (ISBN 978-2-213-02832-3), p. 52

 

 

Par contre, les Etats-Unis sont par nature une nation d'immigration multiculturelle. C'est très bien. On en mesure d'ailleurs les limites, car à ce qu'on dit, le racisme n'y a pas disparu, sans doute en partie à cause d'un système éducatif lamentable qui n'instruit que les élites. De même, il faudrait réfléchir sur les graves problèmes qui se posent en Afrique du Sud, la soi-disant "nation arc-en-ciel" ou le racisme anti-blanc fait rage. Il faut avoir le courage de constater qu'il n'existe aucune société multiculturelle et multiraciale qui ne pose pas de problème. Car partout, la minorité est mise en demeure de s'identifier au groupe majoritaire, ce qui d'ailleurs explique la conversion à l'islam de nombreux petits blancs dont certains deviennent islamistes. De même,  partout où l'islam domine, les chrétiens sont persécutés.

 

 Par contre, on n'a jamais demandé aux français leur avis sur la question de savoir s'ils désirent vivre dans une société multiculturelle. Elle leur est imposée par des élites qui n'en subissent pas les inconvénients.

 

 

 Passons sur les conceptions niaises et risibles selon lesquelles l'Algérie doit être aux algériens, la Palestine aux palestiniens, la Guinée aux guinéens mais la France, elle, serait la seul à n'être rien, à n'être que le mélange des autres.

 

 

Le multiculturalisme n'a pas que des inconvénients si on tient absolument à mettre au pas les individus épris de liberté et d'épanouissement personnel.  C'est une manière de "gérer le parc humain" (Slotterdijk) qui en vaut une autre, même si elle aboutit au tribalisme et à l'enfermement. Par contre, rien n'interdit de penser autrement et jusqu'à preuve du contraire la démocratie concerne d'abord chaque peuple dans son espace national propre.

 

 

Il faut donc retrouver une France forte, assez forte pour accueillir des minorités culturelles qui s'y sentent bien. Prenez les portugais. Ils ont toujours une préférence identitaire forte et c'est parfaitement leur droit. Ils se fréquentent, sans exclusive d'ailleurs, ils aiment à se retrouver entre eux. Mais ils n'ont jamais eu l'idée de demander à ce que la France devienne portugaise ! Ils n'ont pas à avoir honte de leur appartenance, parfaitement respectable. Mais ils ne la brandissent pas non plus comme un étendard. C'est leur richesse, leur sensibilité particulière et ils sont de ce fait parfaitement intégrés et assimilés dans la communauté française comme le sont par ailleurs les bretons ou les puissants catalans de Paris. Ils sont Français et contents de l'être, parce qu'ils partagent avec nous un grand nombre de valeurs communes et ils respectent le pays qui les a accueillis. On peut en dire autant des juifs, d'ailleurs, qui n'ont jamais prétendu définir l'identité française alors qu'à plus d'un titre ils pourraient y prétendre tant ils ont donné à la France, en particulier sur le plan intellectuel et artistique.

 

 

 C'est en cela que je me sens "identitaire" avec toutefois de nombreuses réserves notamment contre certaines conceptions "racialistes". Mais cela dit, s'il y avait un référendum, si une majorité de français optait pour une société multiculturelle, c'est-à-dire pour la disparition de la France, j'en serais triste car je penserais à mes ancêtres combattants morts pour rien, mais je m'inclinerais. Je suis en effet équipé intellectuellement pour affronter une telle société où il me serait facile de trouver mon avantage. Mais ce ne serait pas le cas de tout le monde. Alors tant pis.

 

 

 

(1) voir ce qui se passe en Italie où des gens ont attendu une maison pendant des mois, parce que des entreprises maffieuses ont négocié à prix d'or des contrats de reconstruction. Voir la situation dans nombre d'anciens pays de l'est. Nous avons en France la chance d'avoir toujours un Etat assez fort, mais pour combien de temps encore?

 

(2) Voir, dans la littérature marxiste, les remarques d'Henri Lefebvre dans "la vie quotidienne" Même si on considère que, tout compte fait, l'utopie communiste est un remède pire que le mal, cela n'enlève rien à la valeur des critiques souvent lucides des penseurs communistes. Comme antidote, on lira entre autres Maurice Clavel, "qui est aliéné?".

 

(3) Voir les positions d'Alain Finkielkraut qui résument tout le problème, contre la niaiserie pédagogiste qui planifie l'abrutissement des pauvres mais qui en protège ses propres enfants.

 

Bibliographie

 (Car certains feraient bien de passer un peu moins de temps sur Internet et de lire des livres...)

 Ehrenberg, "l'individu incertain"

 Alain Laurent, "l'individu et ses ennemis"

 "L’identité" Cl Lévi-Strauss et autres, puf.

 Blandine Barret-Kriegel, "l'Etat et les esclaves

 Gilles Chatelet, vivre et penser comme des porcs

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 07:30

 

« Nous vivons un temps où la vie intellectuelle semble s'enivrer de la prolifération de ses mécanismes, jusqu'à devenir trop souvent un jeu dévoyé et confus de doctrines et de mots, indifférents à toute responsabilité comme à toute solidité. »

René Huyghe, Discours à l'Académie, 1972

La séquence d’Envoyé Spécial consacrée au supposé double langage de Marine Le Pen est un petit chef d’œuvre de propagande que n’auraient pas désavoué la Propagandastaffel des nazis, l’Allemagne de l’est ou la Corée du Nord. Le dévoiement journalistique aboutissant à une telle malhonnêteté montre à quel point cette bourgeoisie médiatique est sur la défensive.

La double perversité de ce reportage consiste à dénoncer le mensonge de Marine Le Pen tout en se présentant comme parfaitement neutre et objective, quasi scientifique comme le dit la journaliste. Or, il est évident dès le départ que nous aurons affaire à une démonstration à charge, sans la moindre circonstance atténuante, sans la moindre hypothèse divergente. Car une approche véritablement rigoureuse consiste à éviter toute hypothèse de départ ou en tout cas à maintenir très ouvert le champ des interprétations possibles. Or, toute la démonstration repose ici sur une seule pétition de principe : Marine Le Pen ne peut être qu’une menteuse. La journaliste fait donc semblant d’être objective mais a déjà décidé le point de vue qu’on lui a demandé de défendre, en bonne petite actrice de la police de la pensée.

Cette propagande grossière repose sur plusieurs mécanismes rhétoriques : .une cascade de mensonges et d’approximations et des arguments rationnellement irrecevables techniquement car destinés non pas à convaincre mais à persuader.

Mensonges en série

Mensonge No 1

La comparaison du nombre de réfugiés au Liban et en Europe pour souligner que les Libanais en accueillent beaucoup plus repose sur une confusion volontaire et donc malhonnête. Au Liban (ou en Jordanie), on a véritablement affaire à des réfugiés qui n’ont pas vocation à rester dans des camps ad vitam eternam. Ils retourneront bien évidemment chez eux une fois la guerre terminée. Au contraire, les soit-disant « réfugiés », en réalité immigrés économiques arrivant en Europe ont bien l’intention d’y rester. En outre, Jean-Christophe Dumont donne un gage rhétorique d’honnêteté en soulignant l’exactitude du chiffre de 200 000 immigrés donné par Marine Le Pen. Mais ce spécialiste de l’Institut de l’Immigration feint d’ignorer la masse de clandestins non comptabilisés depuis des années.

Mensonge No 2

Le recours à l’argument macro-économique selon lequel les immigrés ne prennent pas le travail des français puisqu’ils consomment et créent eux-mêmes des richesses est une hérésie. Car si effectivement les immigrés consomment, ils ne sont qu’une petite minorité à travailler, du fait du chômage de masse. Leur consommation est donc largement financée par les multiples mécanismes de redistribution financés par ceux qui travaillent, essentiellement donc les français. Laisser croire que les immigrés créent des emplois est une hérésie. Dans le journal de 20h du 15 janvier sur France 2, François Lenglet nous apprenait d’ailleurs que la France n’a créé aucun emploi productif ces 15 dernières années, les seuls emplois créés l’ont été dans la fonction publique.

Mensonge No 3

La comparaison avec les immigrés espagnols fuyant la guerre est ici aussi malhonnête. D’abord, elle émanait de la vraie extrême-droite, anti-républicaine, anti-parlementaire, favorable à un régime autoritaire monarchique ou militaire, ce qui n’est pas le cas du Front National. Ensuite, on passe volontairement sous silence que le fond culturel de ces populations était le même que le nôtre, le christianisme. Au contraire, aujourd’hui, l’Islam implique une vision du monde radicalement différente de la nôtre, qu’on le veuille ou non.

Mensonge No 4

Les personnages qu’on nous présente comme des « spécialistes » neutres sont en réalité tous engagés dans la bataille idéologique contre le FN. Ainsi, on saute en Californie rencontrer Cécile Alduy, une spécialiste française de littérature présentée par l’Obs comme une "nouvelle" en politique alors qu’elle est en réalité "la fille de l’ancien sénateur-maire UMP de Perpignan et de l’ancienne directrice du journal « Le Monde » et de France 3, fortement engagés contre le FN" selon le site Résistance Républicaine. L’impression de scientificité de cette étude à charge repose sur l’emploi de l’informatique et d’une projection « powerpoint » devant des étudiants à Stanford. On est dans le sérieux. E recours à l’« argument d’autorité » (ce sont des gens sérieux, des experts, donc ils disent forcément la vérité) manifeste ici une fois de plus un profond mépris pour sept millions d’électeurs qui, il est vrai, sont réputés peu diplômés. Il faut donc leur faire honte et leur montrer qu’ils se sont laissés impressionner par de fausses promesses dans de beaux discours.

Cela dit, cette scientificité est elle-même sujette à caution. Le recours à l’informatique pour l’analyse des textes n’est pas nouveau et se pratique déjà depuis longtemps en France même. Par contre, si la comparaison du vocabulaire du père et de la fille est certainement juste, l’interprétation qui en est tirée est plus que douteuse. Or, ici, aucun chiffre d’occurrence ne nous est donné, seulement un graphique powerpoint sans aucun élément chiffré. Pourtant, le nombre d’occurrence et la proximité respective des mots a un sens dans ce genre d’étude. Il n’est pas dit que si celle-ci était publiée, on arriverait pas à une conclusion bien plus modérée et problématique que la pétition de principe qui consiste à dire que le signifiant de la fille cache ne signifié du père.

Mensonge No 5

Marine Le Pen refuse la thèse du « grand remplacement » défendue par Renaud Camus car pour elle, être Français n’implique pas nécessairement l’appartenance à une race ou la croyance en une religion. Naturellement, la journaliste veut démontrer que ces un mensonge en reprenant un discours tenu devant les militants ou sympathisants : on ne naturalisera jamais des gens qui ne se sentent pas Français de nature. Ici, évidemment la journaliste prend le mot « nature » dans le pire sens, savoir biologique, alors qu’en réalité il recouvre en fait l’ensemble des caractères d’un invidu, ses goûts, sa sensibilité, la croyance en certaines valeurs fondamentales et fondatrices de la francité. Bref, la malhonnêteté ici consiste à durcire la thèse de Marine Le Pen en jouant sur la plasticité des définitions pour l’enfermer dans un discours qui n’est pas le sien. Car l’identité française a bien du sens même si évidemment ce ne peut être que la caractéristique d’un être vivant, conscient, désirant, pensant et qui n’a donc rien à voir avec on ne sait quel déterminisme biologique ou racial. La vraie question est donc de savoir si on peut assimiler un individu qui refuse de se reconnaître comme français. Quelqu’un comme Alain Finkielkraut ne dit pas autre choses, malgré sa préciosité hésitante.

Mensonge No 6

« Pas xénophobe, mais francophile », dit Marine Le Pen. Ces deux mot sont présentés comme les deux faces de la même médaille et finalement, pour la journaliste, veulent dire la même chose. Or, à l’évidence, un xénophobe détestera les étrangers, où qu’ils soient, y compris dans leur pays. Critiquer la présence massive d’étrangers dans notre pays ne fait pas de vous un « xénophobe ». Simplement, c’est même la justification principale de toutes les politiques de décolonisation et d’indépendance des années 50-60, y compris l’épuration ethnique opérée en Algérie ou dans certains pays d’Afrique Noire sur une base éminemment raciale. Quand les algériens chassent les blanc, c’est une émancipation d’un peuple. Quand des Français ne veulent pas d’immigration de masse, c’est de la xénophobie et du racisme.

Mensonge No 7

Quand Marine le Pen défend la laïcité, on la soupçonne de ne s’en prendre qu’à L’Islam. Or, en réalité, c’est le développement de l’Islam en France qui a obligé à reposer le problème de la laïcité pourtant réglé depuis des décennies. Et quand M. Bauberot croit enfoncer le clou en soulignant que la voisine dans le métro dont parle Marine Le Pen est forcément musulmane, il oublie que le port du voile islamique est loin d’avoir la même signification que la kippa ou la croix. Celles-ci sont le signe d’une appartenance religieuse et n’engagent en rien le statut ontologique ou axiologique de celui ou celle qui le porte. Au contraire, le voile islamique, loin d’êttre seulement un signe, est le symbole fort du statut de la femme qui doit cacher ce corps dont elle doit avoir honte parce que suscitant le désir de l’homme. Pire qu’un symbole, il est la synecdoque de ce que devrait porter toute femme digne de sa condition inférieure : la burqua qui cette fois cache la totalité du corps honni, méprisé parce que maladivement, obsessionnellement désiré.

Cela dit, Marine Le Pen ne va pas aussi loin car il n’appartient pas à un responsable politique d’intervenir dans les problématiques théologiques tout simplement parce que l’Etat n’a pas à juger ces questions. Il lui suffit donc de rappeler les principes et les valeurs qui fondent notre société. La transgression de ces principes clairement établis par le droit doit faire l’objet de sanctions sans faiblesse au lieu de se contenter de belles paroles sans cesse contredites par une inaction de plus en plus visible.

Mensonge No 8

L’emploi de l’expression « Le triomphe de la Volonté » à propos de Jeanne d’Arc, reprenant en fait le titre d’un film de propagande nazie serait la preuve de la véritable nature d’extrême-droite de Marine Le Pen. Nul doute qu’au cours de son enfance elle ait entendu plusieurs fois cette expression dans la bouche de son père. Si elle a écrit elle-même ce discours, cela peut être le fait d’une réminiscence mais qui dit bien, au fond, l’incroyable énergie, la volonté pure qui fut nécessaire dans la bataille de Jeanne d’Arc. Et de la volonté, il lui en faut pour continuer de défendre aujourd’hui ses thèses dans une atmosphère d’hostilité générale dont cette émission malhonnête n’est qu’un épisode de plus. Maintenant, s’agit-il en réalité d’un gage donné à l’extrême-droite archaïque ? Ce serait alors de bonne guerre et cette pratique est répandue dans tous les partis politiques. Il est vrai que ce sont les nazis qui ont inventé cette technique, ne serait-ce que dans le nom du parti NSDAP, national (droite), socialiste (gauche) allemand (deutch = droite) travailleurs (arbeiter = gauche). Si on reproche à Marine Le Pen cette filiation, il faut la reprocher aussi à François Hollande ou Manuel Valls qui n’hésitent pas à parler de solidarité et justice sociale pour flatter l’extrême gauche, de souci environnemental pour flatter les écologistes et de progrès économique pour flatter l’aile droite du PS. Alors, les socialistes sont aussi des nazis, eux qui n’hésitent pas à faire appel à l’affectif plutôt qu’au rationnel, suivant ainsi le conseil donné par Adolf Hitler lui-même dans Mein Kampf ?

Mensonge No 9

Marine Le Pen voudrait museler les syndicats pour créer un syndicat à sa botte. En réalité, elle affirme simplement que l’Etat doit garantir des syndicats libres et représentatifs, ce qui suppose une politique de subvention basée sur une représentativité réelle, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 

Honteuse propagande

A la racine de cette émission, on trouve comme souvent ce qu’on appelle un « argument de direction » : si tu fais A tu feras nécessairement B. Autrement dit, le discours du Front National est exactement calquable sur celui des nazis au début de leur ascension. Or, on sait que tout argument de direction peut être contré par un argument de rupture : soulignant qu’il y a une différence non de degré mais de nature entre A et B : qui vole un œuf ne volera pas nécessairement un bœuf. Cet argument qui n’a aucun statut de rationalité, aucune valeur logique, ne peut fonctionner que sur la base de l’inertie naturelle de l’auditeur. On accuse Marine Le Pen de surfer sur les peurs, mais c’est pourtant ce qu’on fait en laissant croire que le Front National se livrerait à des atrocités semblables à celles des nazis une fois au pouvoir. Ainsi, on jetterait les immigrés à la mer ou on les exterminerait, et on condamnerait les français à vivre dans une atmosphère carcérale comme le sous-entend le raccourci à propos des syndicats. Marine Le Pen veut une presse libre et des syndicats libres, pas forcément des syndicats non représentatifs ou une presse de propagande sous perfusion de grasses subventions.

Cette émission est une fois de plus une honte pour la télévision française. C'est de plus en plus souvent le cas, comme le montre bien l'excellente émission i-media sur la chaîne de réinformation tv-libertés.

On a rarement vu une accumulation de tels procédés malhonnêtes dont l’efficacité ne peut compter que sur la bêtise de l’auditoire. Il s’agit avant tout de renforcer les convictions de ceux qui ont peur du Front National sans trop savoir pourquoi et de faire honte au pauvres bougres qui croient y voir leur salut parce qu’ils n’ont pas les diplômes nécessaires pour comprendre leur erreur. On voit ici tout le mépris des psedo-élites pour le peuple qui pourtant les nourrit par ses impots.

Les sept millions d’électeurs qui ont voté pour le Front National seront-ils sensibles à cette escroquerie diffamatoire ? Comment un Etat démocratique peut-il tolérer l’utilisation des deniers publics pour cautionner une telle propagande, digne des pays totalitaires ?

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 08:25

L'affaire du mot de Jean-Marie Le Pen cristallise les tensions et contradictions de l'époque.

Il suffit de regarder la vidéo de son journal de bord pour constater que tout ce tapage médiatique repose sur un incroyable malentendu.

Car enfin qu'a dit exactement Jean-Marie Le Pen?

Il faut regarder et écouter attentivement son journal de bord finalement à nouveau disponible, cette fois sur son site personnel www.jeanmarielepen.com.

A partir de 16 minutes, 10 secondes, son interlocutrice évoque, comme toujours, la nomination

du "pauv'con de la semaine". JMLP explique que cette fois-ci, il y en a deux: Madonna et Bedos. Il ajoute un peu plus loin: "...on pourrait les paxer !" et ajoute ensuite que ce serait "un couple de pauv'cons".

Ensuite, son interlocutrice cite d'autres exemples, notamment Yannick Noah et Patrick Bruel.

JMLP conclue alors: "On fera une fournée la prochaine fois".

La "fournée" en question désignait donc une nouvelle nomination de futurs "pauv'cons" de la semaine, à savoir Noah et Bruel. Il aurait pu dire par exemple "on désignera de nouveaux lauréats la  prochaine fois" ou encore "on pourra choisir ceux-là la prochaine fois"

Alors, le mot "fournée" a-t-il une quelconque connotation antisémite dans ce contexte?

Il faut avoir l'esprit singulièrement mal tourné pour y voir autre chose que ce qui est effectivement dit.

 

Peut-on sérieusement y lire une intention antisémite? Sans doute si on ne regarde que les minutes qui ont été reproduites par les média, qui précisément ne prennent pas la vidéo à partir de 16 minutes, mais une minute plus tard, à 17 min 10 sec.

 

Alors, Marine Le Pen s'est-elle emportée pour rien? Sans doute pas, car elle sait à quel point les ennemis politiques guettent la moindre faille et exploite le plus petit détail (!) pour en faire un scandale politique. Et elle sait bien de quoi son père est capable quand il se laisse aller à son éloquence naturelle. Il en va ainsi pour quasiment tous les soi-disant "dérapages". Le fameux "Durafour-crématoire" était une réponse ironique à l'affirmation de Michel Durafour selon laquelle il fallait "exterminer" le Front National, la réponse étant sur le même registre que l'attaque. De même, les "chambres à gaz, détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale". Le mot est certes maladroit eu égard à la souffrance des victimes et de leurs proches. Mais il faut aussi comprendre que la seconde guerre mondiale a causé la mort d'au moins 60 millions de personnes, et plus probablement près de cent millions. Réduire la seconde guerre mondiale à la Shoah, aussi atroce que soit effectivement cette réalité par son caractère nouveaux à bien des égards, est tout de même difficile à admettre.

 

Dans le cas qui nous occupe, voir derrière le mot "fournée" l'allusion aux fours crématoires relève de la plus extrême mauvaise foi. Le Front National, dont la dédiabolisation n'est pas complètement achevée, notamment hors de France, est contraint d'anticiper toutes les interprétations malveillantes dont il sera victime encore un certain temps.

 

Mais on peut y voir également au moins l'absence de professionnalisme et surtout la malhonnêteté foncière des journalistes qui n'ont tout simplement pas fait leur travail en allant vérifier la question à la source, c'est-à-dire en regardant sérieusement la vidéo. Et ici, le mimétisme généralisé a fait son oeuvre, chacun reprenant le commentaire de l'autre sans que personne ne s'avise que peut-être à la base il y avait une grossière erreur. Reste que effectivement les responsables du Front National sont contraints par cette atmosphère hostile de faire attention à ce qu'ils disent sans manifester la moindre faiblesse. A cet égard, les diverses interventions médiatiques de Florian Philippot sont remarquables. Dommage qu'il n'ait pas lui non plus pris soin de citer l'analyse pourtant décisive citée ci-dessus. Mais sans doute que personne n'a seulement songé à la lui transmettre.

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 08:49

Je reproduis ici mes contributions en réponse au billet d'Ivan Rioufol du vendredi 30 mai 2014. Plusieurs sujets y sont abordés, notamment l'économie, les dépenses publiques, les grandes surfaces, le rôle de l'Etat.

 

Les textes originaux se trouvent ici

 (Cliquer sur le lien avec le bouton droit de la souris)

 

Cher Monsieur Rioufol,

Votre article serait excellent s'il n'était pas précédé de ce titre pour ainsi dire mensonger. Comment pouvez-vous affirmer que la politique est "en panne d'idées"? Des idées, nous n'en manquons pas, nous en sommes même saturés jusqu'à plus soif. C'est leur formulation et pour tout dire la franchise et le courage qui manque aux uns et aux autres, comme d'ailleurs vous le soulignez assez souvent à bon droit.

 

Nous avons au centre des européistes convaincus pour qui les nations sont une structure dépassée au profit d'une Europe fédérale dont la légitimité démocratique serait un lointain souvenir, obéissant ainsi à l'adage marxien selon lequel il faut désormais administrer les choses plutôt que gouverner les hommes. Pas étonnant qu'Alain Minc fasse l'éloge de Marx. Ils rejoignent ainsi à la fois les libéraux les plus durs, ceux dont le cannibalisme (comme Essman (1) le bien nommé ici...) capitalistique veulent des humains taillables (Welcome to New-York) et corvéables a merci et les extrême-gauchiste les plus radicaux. Il suffit de lire Negri et Hardt (Empire, etc..) pour s'en convaincre. Il est vrai que ce centre à force d'être excentré se prend parfois pour Dieu que Pascal décrivait comme un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part.

 

Il y a aussi les socialistes, qui vont de l'extrême-socialisme étatique à la  mode suédoise jusqu'à ce "social-libéralisme", nouvelle catégorie politique un brin oximoresque attribuée hier à Manuel Valls par Perrineau, sauf erreur de ma part. Leur tactique est de miser sur les néo-français au détriment des anciens, néo-français dont en réalité ils se fichent pas mal comme semblent enfin s'en aviser ces derniers qui se tournent de plus en plus vers leur terreau théologico-politique d'origine. Ils gèrent sans vergogne l'incompatibilité absolue entre un idéal de justice sociale sur fond de santé économique et la rigueur monétariste libérale imposée par la majorité européenne.

 

Et puis, bien entendu, il y a le Front National qui lui aussi, ne vous en déplaise, fait de la politique. La vraie politique car il ne vous a pas échappé que, contrairement aux autres politiciens, Marine Le Pen, elle, a un vrai discours politique, avec des contenus, des propositions et une cohérence entre tous les éléments de son programme. Vous osez encore  parler de "succès populiste". Prenez-vous les français pour des imbéciles? Pourriez-vous enfin nous expliquer en quoi le fait de souhaiter un protectionnisme intelligent que la quasi totalité des nations hors Europe pratiquent sans problème serait populiste? Et en quoi le fait de maîtriser sa politique migratoire serait-il populiste, qualificatif qu'il ne vous viendrait pas à l'idée d'utiliser pour les USA ou Israël dont la politique migratoire est des plus restrictive? Quant aux leaders dont la politique française manquerait, il me semble qu'il y en a une qui crève les écrans depuis quelque temps déjà...

 

Cela dit, votre titre contient bien une part de vérité quand on sait le lire entre les lignes. Je vous propose donc la correction suivante: "L'UMP en panne d'idées et de leaders"

 

(1) En allemand, essen = manger, mann = homme Notre contributeur Essman qui fait l'apologie du capitalisme sauvage dans un poste du 26.

 

 

##Réponse 1

Le programme économique du FN prône l'intervention de l'Etat quand c'est nécessaire, en fonction de la situation économique. Or, par hypothèse, si le FN venait maintenant au pouvoir, il est clair que la situation ne serait  pas la même maintenant et disons en 2020. Le but est avant tout de retrouver une vitalité économique par une relocalisation la plus massive possible des industries et services par un protectionnisme intelligent qui certes  mettra un certain temps pour être efficace. N'oubliez pas par exemple que l'effet domino fonctionne dans les deux sens. Si vous relocalisez une entreprise moyenne, vous créez un certain nombre d'emplois nouveaux induits dans les sous-traitants mais aussi les commerces, donc l'immobilier, etc. Vous augmentez alors la demande intérieure et de ce fait élargissez le marché ouvrant la porte à de nouvelles relocalisations. Bien entendu, le phénomène peut être exponentiel mais seulement pendant un certain temps car l'accroissement du potentiel de consommation ou même de la productivité n'est pas infini. Le but est d'atteindre une sorte de palier d'équilibre entre offre et demande. A noter que l'accroissement de la productivité sera à l'avenir un problème que tous les pays et donc toutes les économies auront à affronter un jour, mais c'est une autre histoire.

En tout cas, car ce palier d'équilibre sera atteint alors les interventions de l'Etat seront moins indispensables. Songez par exemple à ce qui a réussi pendant les 30 glorieuses avec la différence très nette au plan macro-économique entre la phase de reconstruction proprement dite et la phase de développement disons "consumériste" avec du reste l'accueil inattendu de centaine de milliers de rapatriés d'Algérie.

Marine Le Pen a déjà souligné plusieurs fois que l'Etat n'avait pas vocation à intervenir sur l'économie sauf lorsque les grands équilibres sont menacés comme aujourd'hui ou lorsqu'il y a des enjeux stratégiques ou d'intérêt national qui certes peuvent faire l'objet d'une réflexion plus approfondie. Cela dit, il est clair qu'elle n'est  pas ultralibérale si on entend par là une stricte limitation de l'Etat à ses pouvoirs régaliens, et encore sur fond d'externalisation voire de privatisations (éducation, police privée, armée privée, etc..) que souhaitent certains. Par exemple, dans une logique ultralibérale, l'idée même de service public n'a plus aucun sens, et tout doit être privatisé en obéissant exclusivement non seulement au rapport offre/demande auquel serait alors le plus souvent substitué le principe rentable/non rentable. Elle n'est pas non plus "étatiste" car elle est consciente des effets pervers de l'inertie qu'on trouve trop souvent dans des structures qui n'ont pas à craindre la concurrence. Voyez par exemple le cas des transports vers la Corse. Ici, on voit bien les conséquences de l'immobilisme syndical d'un côté, du quasi esclavagisme économique de l'autre. Il faut donc trouver un moyen terme entre étatisme fonctionnarisé et sauvagerie économique de l'autre. On pourrait du reste imaginer un système qui allie une moindre pression financière sur les entreprises compensée par une taxation plus lourde de la consommation, afin précisément de desserrer l'étau qui pèse sur la création de richesses. Or, pour tout ça, croire à une sorte d'équilibre naturel d'une économie qui trouverait toute seule ses mécanismes de régulation ne fonctionne pas, sauf si on admet que les hommes ne sont rien de plus que des variables d'ajustement dont la vie ne vaut  pas grand chose. Il est clair que d'un point de vue strictement économique, le libéralisme absolu est le meilleur des systèmes et il est du reste calqué sur l'écosystème du monde vivant (1) dont vous savez comment il fonctionne, les gros mangent les petits et sont mangés à leur tour. Voulez-vous un tel monde pour vos enfants ou pour vous-même? Le rôle de la politique et donc de l'Etat est d'introduire deux choses 1. des garde-fous contre les excès mortifères; (sécurité alimentaire par exemple);  2. des mécanismes d'incitation, des initiatives et 3. des  mécanismes de redistribution.

 

Puisqu'aujourd'hui j'ai un peu de temps, je vais répondre plus en détail à vos remarques.

 

(1) Voyez le livre de René Passet, "l'économique et le vivant".

 

##réponse 2

 

Concernant les multinationales. Vous vous rappelez sans doute le film d'Henri Verneuil, "Mille milliards de dollars". Par définition, les multinationales sont apatrides. Ce ne serait pas une mauvaise chose en soi si tous les Etats dont elles dépendent avaient le même souci d'en canaliser les excès ou d'en réprimer les abus. Après tout, la France elle aussi peut très bien profiter de la présence de multinationales dont certaines d'ailleurs n'ont pas grand chose à se reprocher. Une entreprise transnationale comme Airbus (qui n'a pas eu besoin de l'Europe pour exister, du reste) est une incontestable réussite, malgré certaines lourdeurs. Mais le modèle d'agriculture prôné par Monsanto est loin d'être raisonnable. Livrées à elles-mêmes, les multinationales visent non pas le bien-être de leurs clients mais l'accumulation du capital et l'augmentation des dividendes, par tous les moyens possibles y compris les plus inhumains. Le programme du FN ne prône donc pas la disparition (ou l'interdiction en France) des multinationales, mais seulement l'idée que la décision politique doit l'emporter sur les intérêts privés particuliers des actionnaires. C'était d'ailleurs le point de vue du Général de Gaulle qui comme vous le savez n'avait rien de fasciste ni d'extrême-droite.

 

Hollande est socialiste dans les mots et ultralibéral dans les faits puisqu'il est prêt à entériner toutes les décisions prises à Bruxelles. A moins que l'Europe entière ne renonce d'un seul coup au modèle économique dominant dans toute l'union, Hollande sait très bien que toute résistance est inutile sauf pour la galerie, car de toute manière il devra obéir à la majorité. Nous verrons bien ce qu'il en sera du traité transatlantique par exemple. Si Hollande était honnête, si vraiment il ne voulait pas de tout cela, il prendrait des mesures pour rompre les traités qui nous lient à cette Europe-là. Actuellement, la seule à être réellement opposée à l'ultralibéralisme et à l'austérité, c'est Marine Le Pen parce qu'elle est tout simplement bien décidée à s'en donner les moyens, quitte à aller jusqu'au bout.

 

Marine Le Pen ne réclame pas moins d'austérité dans le système actuel car c'est tout simplement impossible. Elle déplore l'austérité qui par exemple a provoqué l'accroissement de la mortalité infantile et des suicides en Grèce. Elle veut donc se débarrasser d'un système qui engendre nécessairement cette austérité: Europe ouverte à tous les vents, monnaie qui pour être sauvée réclame des mesures de glaciation économique radicales. La question centrale est donc bien ici aussi celle de la monnaie et ce qui doit être son rôle dans une économie. Depuis toujours, y compris les théories d'Aristote, la monnaie est un moyen. Avec l'Euro, et sans doute pour la première fois dans l'histoire, la monnaie (l'argent comme disait Simmel) est devenue une fin politique en soi. Cette théorie monétariste devenue folle rabaisse au niveau marginal (au sens des théories marginalistes) la satisfaction des besoins fondamentaux des hommes, ce qui au passage est une négation de la théorie marginaliste elle-même. Les humains sont bien désormais dans ce système une simple variable anonyme d'ajustement, d'où le cannibalisme économique dont je parlais précédemment.

 

 

Vous écrivez: " de réclamer moins d'austérité alors que nos dépenses publiques sont au zénith avant le grand plongeon vers le collectivisme". Oui, elles sont au zénith par rapport à l'économie globale. Notez tout de même que quand on parle de dépense publique, on oublie parfois qu'il vaudrait mieux parler de dépenses tout court. Par exemple, ici les enseignants sont gérés par l'Etat. Dans d'autres pays, ils sont gérés par le privé et n'entrent donc pas dans les dépenses dites "publiques". Mais au fond, cela revient au même puisqu'à l'arrivée, il faut bien payer les enseignants, parfois fort mal du reste. Les dépenses dont on pourrait effectivement se passer sont les dépenses somptuaires avec des fonctionnaires surnuméraires (collectivités territoriales) dont le travail n'apporte rien à la collectivité, ce qui dans de nombreux cas reste tout de même à démontrer. N'oubliez pas également que quand l'Etat dépense 1000 euros, il en récupère ensuite une bonne partie avec la cascades de taxes et d'impôts dans toute la chaîne de circulation de ces 1000 euros. Si vous baissez les dépenses, vous baissez aussi immédiatement les recettes dans une proportion non négligeable et en plus augmentez le chômage. Il serait du reste intéressant de se demander quel serait le seuil critique au-delà duquel le système s'effondrerait.

 

Reconnaître un droit à la retraite à 60 ans n'est pas une hérésie dans de nombreux métiers pénibles ou extrêmement usants. Mais bien entendu, dans le système économique actuel, ce serait une hérésie. Ne faites pas comme les journalistes qui prennent un malin plaisir à saucissonner le programme du FN. Une bonne fois pour toutes, il faut préciser que prises isolément, en dehors de l'ensemble cohérent qu'elles forment, chacune de ces mesures est tout-à-fait irréaliste. Par contre, cela devient largement jouable dans une économie d'ensemble revitalisée grâce à l'Etat stratège avec un contrôle intelligent aux frontières, un protectionnisme modulé et la maîtrise monétaire. Encore une fois, la valeur d'une monnaie doit se mesurer par rapport à l'économie qu'elle représente. Quand pour la première fois dans l'histoire on prétend faire le contraire, alors on sombre dans l'absurde car la valeur d'une monnaie ne se décide pas. Même les dévaluations ne sont jamais vraiment décidées, elles ne sont au bout du compte qu'un réajustement consenti à l'état réel d'économie d'un pays à un moment donné. Mais utilisé intelligemment, ce moyen est un bon levier de commande pour réajuster les choses.

 

La nationalisation d'Alstom aurait pour but de maintenir une entreprise essentielle pour l'économie sous souveraineté française. Cela n'interdit pas les alliances, qu'il ne faut cependant pas confondre avec une prise de contrôle pure et simple par une entreprise étrangère. Avant l'Europe démente, on a pu concevoir le Concorde, Airbus, Ariane, le minitel, le TGV. Maintenant avec l'Europe on a un TGV français et un TGV allemand qui se font concurrence.... Quelle rigolade !!

 

Il ne s'agit pas de "combattre" la grande distribution mais d'en limiter les effets pervers notamment par l'étranglement des producteurs et la disparition des commerces de proximité. Il est clair que le développement de la grande distribution a eu un effet très positif sur le pouvoir d'achat alors que les petits commerçants, souvent, s'en mettaient plein les poches. Mais comme dans de nombreux cas, il y a un seuil critique au-delà duquel une structure, comme l'écrivait Ivan Illich, aboutit au contraire de ce pourquoi elle est faite. Ici encore, il s'agit de corriger les excès d'un système qui provoque la désertification des centres-villes et qui généralise l'usage de l'automobile.

 

J'espère avoir répondu à vos préoccupations. De toute manière, si le FN arrive au pouvoir, de nombreuses questions feront l'objet de débats publics et vous savez bien que l'exercice effectif du pouvoir invite nécessairement à des réajustements en fonction de la réalité. C'est du reste ce qu'a déjà fait le FN en passant d'une vision Reagano-Thatcherienne de l'économie des années 80 à une vision disons plus gaullienne, alors que le RPR devenu UMP a suivi le chemin exactement inverse. Le programme du RPR de 1990 était sur certains points bien plus radical que celui du FN actuel.

 

##réponse 3

 

"Quand MLP s'insurge contre les prix trop élevés des fruits et légumes dans la grande distribution tout en exigeant que cette dernière s'approvisionne sur le marché national avec des prix d'achat plus élevés, nous entrons selon moi dans du pilotage ubuesque!!"

 

En fait non, car on pourrait baisser le prix des fruits et légumes à la vente dans les grandes surface en rognant sur le nombre d'intermédiaires et sur les marges. Cela dit, lisez bien le programme et ne le confondez pas avec des réponses qui parfois sont données dans l'urgence sur un plateau quand les journalistes lui coupent la parole. Toutes ces propositions sont de simple bon sens économique. MLP dit simplement que les prix sont trop élevés par rapport au prix que paient ces centrales d'achat aux producteurs. Croyez-moi, les conseillers qui entourent MLP sont gens sensés !

 

"Souhaitez-vous vraiment que nos entreprises renoncent à des débouchés intéressants dans le monde en se privant de la faculté d'exercer prés des marchés dans des conditions économiques non pénalisantes (...)"

 

Evidemment que non, trois fois non !!! D'abord, le  processus de relocalisation commence déjà bien timidement, certes. Et avec une politique économique plus cohérente, cela aurait quand même l'avantage de recréer de l'emploi ici et donc des débouchés pour nos entreprises qui à leur tour... etc.

Et puis, vous faites bien vous-même la différence, dans votre vocabulaire, entre "externalisation" et "délocalisation" C'est le recours systématique à cette dernière que MLP critique! Si PSA ou Renault vont construire des voitures au Maghreb pour les vendre sur place, pas de problème. Ca aurait même l'avantage de faire baisser la pression migratoire sur la France en contribuant au développement des économies locales, forme d'aide qui a nos préférences. Mais si elles y vont pour fermer les usines françaises, là ça ne va plus!

 

"(...) motivation qui concerne la majorité des externalisations ". Etes-vous sûr de vous sur ce point? En tout cas ici, il n'y a pas de problème tant que l'externalisation n'est pas une délocalisation déguisée.

 

" (...) et les rapatrier dans un contexte peu propice à la création de richesses en raison de réglementations contraignantes et d'overdose de taxes et cotisations, sans parler de nos syndicats et de nos 35 heures, signifierait sans doute leur disparition." Vous avez  parfaitement raison. Mais c'est justement ce contexte "peu propice" qu'il faut changer! Les calculs ont été établis lors de l'élection présidentielle. Une taxe à l'importation de 0,3 % sur certains produits permettrait de libérer des sommes importantes qui permettraient, par exemple, de financer une partie des taxes salariales patronales augmentant ainsi le pouvoir d'achat et donc la demande intérieure sur les produits intérieurs. Vous voyez bien qu'il faut donc un programme globalement cohérent faute de quoi, comme je l'ai déjà dit, cela ne servirait à rien.

 

Sur le libéralisme. Je vous accorde volontiers que le terme "ultralibéralisme" ne signifie pas grand chose, il ne correspond en fait à aucune construction théorique revendiquée. Mais vous savez bien qu'il y a des nuances importantes, des degrés dans le libéralisme et Aron est loin d'être un disciple inconditionnel de Hayek par exemple. Vous avez raison de vous méfier de l'excès de pouvoir par un Etat omniprésent et omnipotent. En ce sens, je ne crois pas que Marine Le Pen souhaite établir un régime totalitaire ou même ultra-étatique. Telle que je la comprends, il s'agit plus d'orienter que de tout diriger. Marine Le Pen n'est pas socialiste! Sur tout cela vous avez raison d'être vigilant comme du reste je le suis moi-même! Je ne veux à aucun prix du plus froid des monstres froids, comme disait Nietzsche en parlant de l'Etat. Sur ce point, je crois pouvoir trouver des raisons de nous rassurer tous: si le FN vient au pouvoir, alors nous aurons les journalistes les plus intelligents du monde, pour changer! Cette fois, ils ne laisseront rien passer, si tant est d'ailleurs qu'ils trouvent quoi que ce soit à critiquer. Ils feront enfin leur métier! Ainsi les libertés individuelles seront garanties, ce qui après tout est un des axiomes du libéralisme traditionnel. De ce point de vue, Aron est beaucoup plus fin qu'on ne le pense généralement.

 

 

 

 

 

 

 

Vous écrivez: "J'ai bossé plus de 35 ans dans des multinationales US et n'ai jamais observé qu'elles étaient apatrides, (...) rémunérer leurs actionnaires qui, en général, sont des petits épargnants." Je n'ai aucune objection à toutes vos remarques dans ces trois paragraphes! Bien entendu, il y a des multinationales, et tant mieux, qui ne posent pas de problèmes. C'est très bien, il n'entre d'ailleurs pas dans les intentions de MLP de les interdire ou de les brimer, mais simplement de ne pas les "privilégier" ou leur faire des cadeaux en or pour ensuite les voir prendre la poudre d'escampette...

 

Sur Hollande, là vous marquez un point ou plutôt un demi-point. Car en fait il obéit à des demandes libérales puisqu'au bout du compte c'est l'Europe qui aura raison quoi qu'il arrive, mais en même temps il refuse d'y mettre les moyens, c'est-à-dire effectivement de faire les réformes qu'impose le mondialisme (comme doctrine) libéral. En ce sens, vous avez raison, il est incohérent, menteur et finalement lâche parce qu'il n'a pas le courage d'assumer les conséquences de sa politique. Pourrait-il d'ailleurs faire autrement sans perdre le soutien du PS, lui qui a déjà perdu son aile gauche?

 

Dans tout ça, UMP et PS sont malhonnêtes parce qu'ils refusent d'expliquer aux français que oui, dans la logique du système actuel, il faudrait effectivement diminuer drastiquement le nombre de fonctionnaires, fermer un bureau de poste sur 3 ou 4, réduire le nombre de professeurs qui peuvent très bien enseigner à 45 élèves. Il faudrait aussi supprimer une bonne partie des fonctionnaires territoriaux et financer ceux qui sont indispensables par des péages un peu partout, la vérité des prix, en somme... Et puis pendant qu'on y est, pourquoi maintenir une police de la route omniprésente? Si les gens roulent trop vite ou n'importe comment, ils auront de toute manière eu le temps d'être assez productifs et consommateurs durant leur courte vie et s'ils sont plus nombreux à être tués sur les routes, cela fait autant de gagné pour les caisses de retraite.... Bon, je sais je caricature, là. Mais vous voyez où je veux en venir: puisque vous êtes libéral, dites-nous un peu dans quoi vous voulez tailler de façon drastique? Car c'est bien de déficits publics dont nous parlons. Il nous faudrait alors un régime à la Thatcher, en somme... C'est ce à quoi nous conduit la logique actuelle avec par exemple l'Allemagne qui a recours à des travailleurs polonais dans leurs abattoirs, ce qui leur permet de nous vendre leur porc à vil prix, mettant notre propre filière porcine en péril.

Ce que propose Marine Le Pen est une alternative à ce cauchemar imposé par Bruxelles, on finit par ne plus trop savoir pourquoi. Et puisque vous n'êtes pas opposé à une certaine intervention de l'Etat, alors nous avons tout pour nous entendre. Tant que c'est possible sans effets pervers, il est clair que, comme elle l'a maintes fois affirmé, l'économie de marché est bien la seule capable de mobiliser efficacement les moyens nécessaires à la création de richesses matérielles ou non.

 

Quant à la création monétaire, elle est déjà largement le fait des banques par le jeu complexe des échanges interbancaires. C'est '"l'argent-dette" ! Quand la banque vous consent un prêt, elle crée de l'argent qu'elle ne possède pas, en réalité, car c'est votre créance qui en fait la constitue. L'idée d'interdire toute création monétaire (supérieure à sa destruction) est donc chimérique.

Votre toute dernière phrase est ici excellente: ainsi, vous avez parfaitement compris le programme de Marine Le Pen!

 

31/05/2014

Miney, je reprends moi aussi mon souffle pour revenir sur notre discussion. Je pense que nos désaccords ne sont pas si importants qu'on pourrait le croire. Au sujet des supermarchés, j'ai dit moi-même ce que j'en pensais de positif.

La baisse des dépenses publiques est plus complexe qu'il n'y paraît.

Quand l'Etat paie 1000 en salaire, et en supposant que la moyenne de la TVA soit autour de 15% pour simplifier, il reçoit 15% de 1000, puis 15% de 750, puis 15% de 637.50, puis 15 % de 541,87 euros, et ainsi de suite, sans compter le fonctionnaire, son boulanger, le crémier de la boulangère, le garagiste du crémier, le comptable du garagiste etc.. qui ne coûtent rien au chômage mais au contraire cotisent.

Si par exemple vous privatisez l'éducation, il est probable que le secteur privé pourrait faire bien mieux avec des profs moins bien payés mais dans une atmosphère de discipline et de travail où toute transgression provoquerait un renvoi. Mais ce ne serait pas alors la disparition du salaire des profs qui serait transféré à ce que vous appelez un peu vite le secteur productif pour l'opposer au secteur supposé improductif, ce qui est là aussi plus complexe qu'il n'y paraît. Malgré tout le mal que je pense moi aussi de l'Education Nationale, je pense tout de même que globalement nos jeunes sont en moyenne mieux formés qu'aux USA par exemple. Or, il suffit de comparer le coût de la délinquance en France et aux USA pour mesurer à quel point une société qui n'éduque pas correctement une partie de la population le paie par le coût induit de la délinquance, avec systèmes de sécurité, force de police, tribunaux,  prison, etc. En France, la carte de la délinquance est quasi superposable avec celle de l'immigration. L'efficacité de l'éducation en France doit donc se mesurer dans des zones comme le grand ouest où la délinquance est bien moins importante que dans le nord de la région parisienne ou à Marseille par exemple. Tout ça est donc multifactoriel et il faut s'aviser que lorsqu'on prend une mesure, quelle qu'elle soit, on peut s'attendre à des effets pervers imprévus dont il faut bien gérer la complexité. Le meilleur exemple est l'effet pervers du RMI, RSA et de bien d'autres aides sociales qui ont tendance à inciter les bénéficiaires à l'inaction. Bien entendu, les esprits paresseux en concluent qu'il faut les supprimer purement et simplement, ce qui aurait pour résultat de créer de la misère. Il faut donc trouver un équilibre subtil dans tout ça, la dose optimale de médication, somme toute, ce qui n'est pas une mince affaire. L'Etat, à lui tout seul, ne peut évidemment pas y suffire, d'où la présence d'association d'usagers dans de nombreuses instances, ce qui, là aussi, pose de nouveaux problèmes, notamment d'expertise. Du coup, les associations se professionnalisent mais deviennent alors elles-mêmes expertes, ce qui les conduit à moins entendre certaines problématiques de terrain dont elles peuvent être parfois aussi éloignées que les technocrates étatique eux-mêmes. Et ainsi de suite, cela s'appelle gérer la complexité dont parle Edgar Morin que j'apprécie peu comme ennemi fanatique mais qui a le mérite, dans son travail scientifique, de poser de vraies questions.

Alors, me direz-vous, pourquoi ne pas se débarrasser de tout ce fatras étatique et institutionnel pour laisser la société civile se débrouiller toute seule, avec une dynamique entre entreprises et groupes de  pression? Il faudrait peut-être aller voir ce que cela donne ailleurs, en Amérique du sud notamment, où on peut voir dans certains cas ce que donne un Etat minimaliste...

Cela étant, Marine n'est pas favorable à un Etat Providence mais à un Etat au service de tous, la nuance est de taille. On peut aussi rendre service à quelqu'un en lui mettant le  pied à l'étrier ou en le mettant brutalement face à ses responsabilités y compris en lui indiquant que s'il ne fait rien, il ne recevra plus aucune aide mais courra alors le risque de la marginalité dans un pays où on ne tolérera plus la mendicité. On peut alors imaginer des mécanismes de  privation provisoire de liberté pour ceux qui ne sont pas capables de s'assumer. Mais on court alors le risque d'un glissement vers le totalitarisme soft comme dans le roman "Globalia". Je crois donc (même si mon opinion n'est pas toujours partagée par ceux avec qui je travaille) qu'il faut faire attention de ne pas passer d'une société ouverte à une société close (selon Karl Popper). Et puis, nous n'en sommes pas encore là, il y a loin de la coupe aux lèvres...

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 09:25

 

 

 

 Le texte suivant est une contribution sur le blog d'Ivan Rioufol 

 

  (Désolé, je ne peux pas ajouter de lien, l'ajout de lien sur un mot est en panne chez overblog. je le ferai quand le bug sera réparé.) 

 

Certains ici n'hésitent pas à parler de propos nauséabonds à propos de tous ceux qui prétendent voir du communautarisme juif en France au détriment de l'intérêt général. Il serait condamnable de parler de "lobby juif" alors même que François Mitterrand n'hésitait pas à employer cette expression, soulignant qu'il y a aussi des lobbies auvergnats, bretons.

Pourtant, les exemples de ce pouvoir exorbitant d'une communauté numériquement minoritaire ne manquent pas, les faits parlent d'eux-mêmes.
 
-Renaud Camus qui dans son Journal avait osé parler de la surreprésentation des juifs dans les medias, a été victime d'un véritable lynchage médiatique le désignant à la vindicte populaire comme un antisémite nauséabond de la pire espèce.
Moralité de cette affaire : tous ceux qui prétendraient dénoncer ce dont ils sont pourtant quotidiennement témoins concernant "la communauté" seraient traités de la même manière avec à la clé pour les récalcitrants la condamnation à de lourdes indemnités pour "préjudice moral".

- au cours de l'année 2012, une proposition de loi de la sénatrice Sylvie Goy-Chavant voulant faire adopter la traçabilité de la viande selon le mode d'abattage, rituel ou traditionnel a été dénoncée à grands cris par les hautes instances religieuses juives qui n'ont pas hésité à rappeler les heures les plus sombres de notre histoire.

 (c'est-à-dire appliquant l'étourdissement préalable à l'abattage)

Il ne s'agissait pourtant que de demander la traçabilité de ce mode d'abattage sans étourdissement et en aucun cas de l'interdire. Ce déchaînement contre une telle demande pourtant minimaliste est d'autant plus inadmissible que par ailleurs, il serait tout-à-fait légitime d'en exiger effectivement l'interdiction comme un crime contre le bien-être de l'animal qui meurt dans d'atroces souffrances, sans oublier les risques sanitaires dénoncés par les vétérinaires. La mansuétude des autorités françaises par rapport à une pratique barbare du reste dérogatoire aux règlements européens en dit long à elle seule sur la puissance peu démocratique des groupes de pression concernés.
Ainsi, la laïcité est ici bafouée, les consommateurs non juifs ou non musulmans paient la dîme religieuse pour les imams et les rabbins et ce sans même le savoir!

Sur cette affaire, voir:
http://www.voixdelain.fr/blog/2013/07/23/plainte-de-s-goy-chavent-contre-«-jssnews-»-l’enquete-est-ouverte/

et les intérêts financiers considérables en jeu:
http://wikiagri.fr/articles/on-ne-peut-pas-continuer-a-mentir-au-consommateur/654


-Autre exemple montrant la double perception des choses pour certains juifs influents comme Jacques Attali.
Celui-ci se sent pris d'effroi à l'idée que le "peuple juif" puisse disparaître du fait du métissage entraîné par la mondialisation. En revanche, les "autres", le tout venant et donc les français sans valeur ajoutée, sont priés pour ne pas dire sommés de disparaître par le métissage généralisé et le nomadisme comme on peut le voir dans cet extrait de conférence:

http://www.dailymotion.com/video/x94b3h_attali-peuple-juif-1-2_news


Le même craint d'ailleurs la perte d'influence des juifs du fait de la montée en puissance de la Chine ou de l'Inde.
http://www.dailymotion.com/video/x7149q_jacques-attali-juifs-vs-chinois-ind_news

A notre connaissance, les instances représentatives de la communauté juive en France n'ont pas condamné de tels propos qui, s'ils étaient tenus par des français voulant défendre l'identité française, seraient immédiatement considérés comme raciste, fasciste et tout ce qu'on voudra. De même, ceux qui défendent le droit d'Israël ou de la Palestine de défendre leur identité ne devraient pas s'offusquer du fait qu'un peuple bientôt bimillénaire puisse défendre la sienne.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:56

Marine LE PEN entend à juste titre imposer à la classe politico-médiatique de ne plus qualifier le FN d'extrême-droite. Les mensonges réitérés jsuqu'à la bêtise par l'UMPS montrent à quel point leur argumentation est vide. il suffit de quelques repères pour bien comprendre leur imposture.

 

Traditionnellement, l'extrême-droite (dans les années 1920-1950) désignait des partis ou groupes politiques selon les mêmes caractéristiques:

 

-antiparlementarisme
 

-contre la république et la démocratie
 

-pour un pouvoir autoritaire, avec des variantes:
      -Royaliste (sauf le royalisme de Gauche, B. Renouvain)
      -Dictature (militaire ou civile)
      -impérial (Napoléoniens)

 

-la xénophobie (haine de l'étranger, de tout étranger, quel qu'il soit)
 

-Apologie systématique des traditions.
 

-refus ou méfiance à l'égard du progrès, (sauf les nazis en Allemagne)
 

-soumission totale de l'individu à l'Etat, l'individu n'est rien sans la Nation (alors que traditionnellement, jadis, la gauche voyait dans la nation le cadre de l'épanouissement de l'individu, cf. Jaurès, Alain, etc.)
 

-S'oppose à la liberté de la presse
 

-favorable à la censure (culture).

 

 

Or, le FN n'obéit à aucune de ces définitions, et ce depuis sa création.

 

-il n'a jamais défendu l'antiparlementarisme, même s'il rappelle que le vrai souverain reste le peuple.

-il s'inscrit délibérément dans la sphère démocratique (comme l'a reconnu Lionel Jospin)

-il prône un Etat fort et autoritaire, c'est-à-dire respectant la volonté du peuple quelles que soient les oppositions partisanes. Cette autorité doit être forte mais dans le cadre de la loi et peut en outre être contestée par le référendum d'initiative populaire.

 

-Le FN n'a jamais été xénophobe, c'est-à-dire cultivant la haine des étrangers. On peut être opposé à l'immigration et favorable à la priorité nationale (ou préférence nationale) comme le pratiquent déjà de nombreux pays comme les USA, Canada, Japon, Israël, que l'on ne traite  pas pour autant d'extrême-droite.  On voit bien ici la grossièreté du mensonge socialiste. Du reste, personne en 1990 n'a songé à qualifier le RPR et l'UDF de racistes ou xénophobes alors qu'ils prônaient exactement la même chose, pour tromper les électeurs puisqu'ils n'ont pas respecté ces promesses en 1995. (voir également ce lien et cet article sur Nations Presse Info). 

 

-Le FN prône la reconnaissance des racines (chrétiennes) et des traditions françaises mais de manière vivante, dynamique, intelligente et libre. Les traditions sont des racines qui peuvent ne pas être respectées à la lettre de manière dogmatique et rigide, mais qui constituent quand même l'unité et l'identité d'une nation, ce qu'on appelait naguère l'âme d'un peuple, une expérience immémoriale dont la richesse permet un rapport plus adapté au présent.

 

Le nationalisme ou plus exactement le patriotisme du FN n'est ni belliqueux ni holistique. C'est la misère croissante des Français, des individus donc, qui motive la politique prônée par le FN. La Nation est certes une personnalité historique et une identité mais elle n'exige pas de broyer les individus contrairement d'ailleurs au mondialisme prôné par l'UMPS qui paupérise les citoyens modestes qui d'ailleurs s'en rendent compte de plus en plus. Pour le FN, la finalité de l'Etat est la mise en place des conditions de possibilité de l'épanouissement du plus grand nombre, condition du droit au bonheur qui figure dans la constitution américaine.

 

-Le FN défend la liberté de la presse et s'oppose à toute censure à l'égard des médias qui doivent cependant respecter la loi et doivent respecter leur déontologie de stricte neutralité dans l'information à ne pas confondre avec la liberté du commentaire. La presse, même d'opinion, a un devoir d'objectivité par rapport aux faits qu'elle doit relater avec la plus stricte impartialité, mais doit rester libre d'en tirer des commentaires. Or, aujourd'hui, les journalistes font semblant d'être neutres et impartiaux mais orientent déjà le lecteur ou spectateur par leurs questions ou le choix des faits qu'ils décident de rapporter ou non.

 

-Dans le domaine culturel enfin, le FN est opposé à toute censure, la création en particulier artistique doit demeurer libre. Cependant, l'Etat ne peut se sentir obligé de soutenir financièrement n'importe quoi, en particulier pour l'art contemporain qui est loin de faire l'unanimité quant à sa valeur.

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:00

Voici un exemple d'évolution d'opinion intéressant, de la part d'un blogger chez Rioufol, Expatrié, à ne pas confondre avec Ex-patriée dont j'ai déjà repris ici plusieurs articles.

 

Expatrié | 21 juin 2013 15h06

Des chasses aux sorcières. Des condamnations bizarres. Des sursis étranges. Des acquittements curieux. Une presse inféodée. Une justice politisée. Une Education nationale noyautée. Un parti majoritaire cédant aux tentations totalitaires. Une opposition qui n’en a que le nom. Tout cela semble désormais normal dans la république bananière baptisée Hollandie. Mais, comme le clament les belles âmes du camp du bien, il faut avoir peur… du Front national.

Je rêve ? Non, je constate simplement l’état de la France en ce moment où, du côté de Villeneuve-sur-Lot, un nouvel appel au front républicain a encore été lancé par les démocrates exemplaires du PS et de l’UMP, afin de faire barrage au candidat étiqueté fasciste au même titre que tous ceux qui ne sont pas marxistes-léninistes et ne partagent pas les idées du pouvoir UMPS. C’est d’une indécence et d’une hypocrisie à faire hurler tous les gens de bon sens !

Alors, amis Français réunis ici, bien que désolé de devoir l’écrire au risque de vous peiner, je ne peux m’empêcher de trouver votre gouvernement et ses complices tellement vils qu’il vous faudra vous en débarrasser, via les urnes ou la rue, pour ne pas vous exposer davantage à devenir des moujiks, comme au temps de l’URSS, et des dhimmis dans le prochain califat de Paris. En attendant, arrêtez de trembler devant l’épouvantail fabriqué par la nomenklatura.

Certes, le FN ne représente nullement la panacée universelle car, à mes yeux, il ne rassure guère en politique étrangère et il est bien trop… socialiste pour le libéral que je suis. D’aucuns dénoncent même son programme économique qui, selon eux, ne tient pas la route. Comme si dans ce domaine, depuis plus de trente ans, la vraie gauche et la fausse droite avaient prouvé quoi que ce soit, si ce n’est leur incompétence car ce sont bien elles qui ont ruiné la France.

Alors, tout compte fait, si j’étais Français et quelles que soient mes réticences envers le FN à l’extérieur, je crois bien que j’accorderais la priorité à mon désir de changement, de nettoyage à l’intérieur car, quand il y a péril en la demeure, il faut que l’intérêt du pays passe avant celui des nantis. De nouveaux élus ne pourraient, en tout cas, pas faire moins bien que les élites actuelles. Le temps serait-il venu d’oser et de renoncer à cette peur entretenue et irraisonnée

 

 


Expatrié | 24 juin 2013 13h55


Il se pourrait que quelques-uns parmi vous aient été étonnés par mon récent plaidoyer discret et nuancé en faveur du Front National. Auquel cas ceux-là auraient eu raison, car je me suis moi-même surpris par cette évolution. En effet, il y a quelques mois à peine, je ne n’avais nullement l’intention, ni l’idée de prôner une ouverture en direction du FN étant donné que, comme tous les grands amis d’Israël, je nourris une méfiance extrême envers tout ce qui pourrait rappeler, même de très loin, les années, la guerre et la shoah ayant précédé ma naissance sans me tenir à l’écart de leur connaissance rapidement acquise et consolidée par la suite.

Seulement voilà : la dérive que je ne cesse de constater en France, depuis que le PS et l’UMP travaillent de concert à sa déchéance, s’est brusquement accélérée et aggravée sous la conduite idéologique et sectaire de Pépère, alias Normal 1er, capitaine de pédalo, François zéro, incompétent et menteur président à l’écoute et au service d’une partie seulement de la population française. Il s’agit bien sûr de celle des socialistes, fonctionnaires, syndicalistes, artistes, journalistes et autres adversaires du pays qui fut celui des Lumières et des droits de l’Homme avant de devenir une caricature de démocratie et un haut lieu d’impunité pour ses ennemis.

Quelles qu’aient été mes réticences, j’ai donc finalement dû me rendre à l’évidence et en arriver à la conclusion qu’il existe bel et bien un danger en France, mais pas du côté désigné par la police de la pensée, par les copains et les coquins aussi proches que culs et chemises au sein de l’UMPS, car ce sont eux les élus dangereux, les toujours aussi chauds partisans du fameux front républicain destiné uniquement à assurer leurs arrières. Par rapport à ces gens-là, tellement imbus de leur supériorité et emberlificotés dans leur complicité, le bouc émissaire est ainsi devenu un moindre danger. Je dirai même plus : il a peut-être acquis le statut de planche de salut.

Malgré les réserves précitées ? Oui car, réflexion faite, l’antisémitisme qui lui colle encore aux guêtres n’est guère plus marqué que celui dissimulé par les belles âmes et bien-pensants derrière le paravent d’un antisionisme plus présentable, moins choquant mais tout aussi menaçant pour une communauté qui ferait bien de ne pas se fier à ses faux amis, dont l’hypocrisie est plus à craindre que les vociférations de ses ennemis déclarés. L’attitude de la presse française et de grandes institutions de la République, dans le cadre de la controverse de Netzarim pour ne prendre que cet exemple, devrait suffire à la prémunir contre tout excès de confiance.

Alors dans la France de la haine de soi ajoutée à cette haine-là en recrudescence pour plaire à ses « chances » pourquoi pas le FN ? Parce que, sous le couvert d’un visage plus amène, il pourrait dissimuler de sombres visées ? Cette crainte n’est pas plus justifiée que la réélection, depuis des décennies, de ceux qui ont toujours menti, caché le but poursuivi par des déclarations d’intentions aussitôt contredites par leurs actions ou, plus souvent, leur inaction. A Villeneuve-sur-Lot, ils ont à nouveau échappé de justesse au couperet. Mais encore quelques « victoires » de ce genre et enfin des défaites signifieront que les Français ont enfin compris.

 

 

NOTE : On consultera avec profit la rubrique "Virages d'opinion" sur fdesouche (il faut être inscrit pour y éccéder).

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 18:27

Toujours sur l'excellent blog de Rioufol, une intervention de "Ex-patriée" qui met les points sur les i...



ex-patriée | 17 juin 2013 12h44


A camel en réponse au commentaire de james essman | 15 juin 2013 13h53 |

« « « Ca me rappel les francais et divers occidentaux qui pillent l'afrique et qui avec beaucoup de condescendance reverse une pacotille sous forme de charite chretienne des sacs de riz a ces necessiteux.... » » »

Stupidités !!!! On ne pille pas l’Afrique : on leur ACHÈTE leur production. Sans nous ils ne pourraient même pas bouffer leurs semelles comme Charlot car ils n’auraient pas de chaussures ! Ils pourraient sucer des cailloux !

On PROSPECTE à leur place et A NOS FRAIS, on INVESTIT dans les infrastructures, on EXPLOITE dans des sociétés MIXTES : d’énormes bénéfs pour eux sans aucune mise de fonds préalable ainsi que les postes prestigieux de directeurs généraux et avantages connexes, et pour nous, les ingénieurs, les experts et les techniciens qui font marcher la boutique, et enfin on ACHETE le produit.

Ce sont les Africains eux-mêmes qui pillent l’Afrique. Les chefs d’Etat d’abord, leur clique ensuite, tous les gros bonnets, toute la fonction publique et enfin à tous les niveaux de plus en plus bas, et même les plantons qui rançonnent ceux qui veulent déposer un dossier ou voir une huile. Tout le monde rançonne à la moindre occasion, tout le monde détourne du pognon, du plus grand au plus petit. Et vous n’avez même pas idée de l’ampleur des détournements. Pas à la marge comme chez nous mais directement en plein dans le capital. Ils ne se contentent pas de voler les œufs d’or, ils croquent la poule aussi.

Je connais l’exemple d’une société nationale de rachat d’or à des orpailleurs qui avait une combine en or, pour le coup : troquer l’or aux pauvres bougres analphabètes de brousse contre du matériel – bref les pépites contre du concentré de tomate, des batées, des pics et des pioches. Bref, une affaire en or, totalement inéquitable, que les responsables locaux ont réussi à torpiller dès la première année car ils ont dilapidé la caisse, recette et fond de roulement, jusqu’au à la dernière piécette. Plus moyen d’acheter l’or et de réaliser des bénéficies indécents, y avait plus de sous !

Vous qui jouez les caisses de résonances des idées politiquement correctes, est-ce que vous avez la moindre idée, de ce que coûte la prospection minière, par exemple ? Du nombre d’années nécessaires pour dégoter un gisement exploitable et rentable ? Du nombre de prospects qui après tout le travail accompli durant des années et les frais énormes engagés s'avèrent insuffisamment rentables ? Et sont abandonnés ? Du coût de la construction d’une usine et des routes, de l'adduction d’eau, d’électricité (parfois carrément construire un barrage et les lignes à haute tension) et de chemin de fer ? Avez-vous la moindre idée du pourcentage de réussite d’une telle mise en œuvre et qui est toute à nos guêtres, les états africains ne sachant qu’ouvrir un large bec gourmand pour récolter les dividendes et imposer leurs fils ou neveux incompétents à des postes clés qui doivent être doublés par des européens qui marchent sur des œufs. Car il faut non seulement être efficace mais ne pas froisser les susceptibilités… Avez-vous conscience des risques pris? Face à des nationalisations/spoliations complètes toujours possibles, les risques inhérents aux révolutions et guerre civiles...? Figurez-vous que les grosses sociétés de "pillards" se désengagent de plus en plus de l'Afrique : trop de risques, trop de frais, trop peu de bénéfices...

Les blancs avaient soi-disant aussi volé la terre des Africains. On l’a vu au Zimbabwe, tiens ! Autrefois pays riche et prospère, gros exportateurs de produits agricoles du temps de la colonie puis de la République de Rhodésie, et qui aujourd’hui atteint des niveaux de famine depuis qu’ils ont « nationalisé » ( c'est-à-dire confisqué, volé, souvent après meurtre ou tabassage) la plupart des exploitations des Zimbabwéens blancs, présents sur leur sol depuis plus d’un siècle…. ( et autrement plus anciens et plus productifs que nos « chances » qui se donnent juste la peine de naître chez nous depuis une petite trentaine d’année ou qui arrivent chaque années par pleines charretées de becs ouverts)"

Voir aussi article sur notre civilisation

 

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